Le traumatisme du stylo rouge !

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shutterstock_120815878 - stylo rougeVous avez toujours été traumatisé par les multiples ratures rouges infligées par vos professeurs sur vos copies ? Certes, on gagne en lisibilité toutefois une nouvelle étude démontre que ces lettres écarlates nous font détester nos enseignants et nous-même pour couronner le tout. 

Le spécialiste de sociologie Richard Dukes a mené une étude pour l’Université de Chicago basée sur 199 étudiants. Il a découvert que le choix de la couleur des corrections influence la relation élève/professeur.

Pour méthode, les chercheurs ont donné aux participants quatre versions de leur copie corrigée et notée avec des couleurs différentes provenant d’un professeur imaginaire dénommé Pat. Par la suite, les étudiants étaient amenés à donner leur avis sur leur note, celle qu’ils s’attendaient à recevoir et bien sur, ce qu’ils pensaient du correcteur.

Les résultats ont montré que l’usage d’un stylo rouge n’a pas d’importance si nous recevons une bonne note, logique. En revanche, en cas de piteuse promptement soulignée d’une encre rouge, le blâme en revient au professeur.

L’encre rouge est perçue comme si l’on hurlait les erreurs, en somme comme lorsqu’un de vos amis écrit en majuscules, concrètement ça pique. Cela joue donc sur les émotions, l’étudiant n’interprète plus seulement l’information mais également la façon dont elle est transmise.

Les critiques et commentaires sont mieux digérés et décrits comme constructifs dès lors qu’ils sont inscrits au stylo bleu. Si résultats peuvent être nuancés par les personnalités de chacun, ils restent statistiquement significatifs.

L’accumulation de ces alertes rouges peut être assez déprimante pour un élève, d’une part cela projette une image négative de lui-même allant jusqu’à remettre en question sa capacité à apprendre. D’autre part, c’est bien la sympathie envers le professeur qui en prend un coup.

Tout ceci à cause d’une encre rouge, si ça ne va pas révolutionner le monde de l’éducation, il serait bon de simplement changer de stylo.

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[ABC]

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  1. Personnellement je ne suis pas d’accord. Je ne pense pas que changer de couleur pour la correction serait une bonne idée. Je trouve que le système scolaire actuel est déjà trop mou, et certains élèves n’ont pas envie d’apprendre tout simplement parce qu’ils ne pense pas que ça soit utile. Si en plus on leur enlève la culpabilité pour avoir eu une mauvaise note, alors même ceux qui auraient le potentiel de se reprendre en mains continueraient de sombrer.
    Et de toute façon, les élèves n’aiment déjà pas les profs, alors correction en rouge ou non, ça ne fait plus vraiment de différence.

    1. Plutôt qu’un sentiment de culpabilité, c’est plutôt un sentiment de déception qu’il faudrait réussir à faire ressentir à l’élève.
      L’élève qui reçoit une mauvaise note n’est pas coupable de quoi que ce soit mais être déçu pour lui même.
      De même, ils ne doivent pas avoir de bonnes notes pour « faire plaisir aux parents » mais pour leur propre plaisir ou intérêt.
      Après, si le simple fait de changer de stylo peut aider à améliorer la relation prof/élève et faire comprendre que la note n’est pas une sanction pour l’élève mais un état de ses connaissances à un moment donné, pourquoi ne pas faire ce simple effort ?

      1. En voulant que l’enfant ne soit déçu que de lui, et qu’il ne pense qu’à son propre plaisir ou intérêt, tu cultive encore un peu plus l’égoïsme et l’égocentrisme de la société, ce qui est pire que tout. Il n’y a pas plus mignon qu’un « enfant qui cherche à faire plaisir à ces parents », alors pour quelle raison voudrais-tu que cela disparaisse?

      2. @Fantin: Un enfant qui veux faire plaisir à ses parents, c’est bien pour Noël ou les anniversaires.
        Mais faire plaisir en allant faire médecine alors qu’il veux faire du dessin, ça donne 5 à 8 ans de gâchés, des parents déçus, et un jeune adulte triste (voire déprimé) parce qu’il a raté ces études auxquelles tenaient tant papa et maman…

    2. Mais tu sais, ils retravailleraient un peu le programme, et les profs auraient une approche différente de leur matière, je pense que les élèves travailleraient beaucoup plus ;).

      J’ai moi même arrêté les cours pour me lancer en autodidacte, j’ai appris par moi même et j’ai aucun soucis ! Et j’étais pourtant en enseignement privé, qui à en général la réputation d’avoir une bonne formation. Les profs sont ennuyeux. Bon certains sortent du lot, mais en général, les profs sont vieux, distant de la génération actuelle, ne comprenne pas leurs habitudes, et tente de leur inculquer les leurs. Ca ne passe pas, et ça ne passerais jamais. Plutôt que d’essayer de comprendre et de s’adapter, les profs préfèrent casser et punir.

      Forcément qu’au final, les élèves se désintéresse et n’ont plus envie d’écouter ou d’apprendre quoi que ce soit.

      1. La discipline et l’autorité sont des notions indispensables à toute insertion sociale. Ce n’est pas au professeur de comprendre l’élève et d’aller dans son sens c’est à l’élève de s’adapter à son tuteur, car dans le monde professionnel qui les attends derrière, les patrons ne s’adapteront pas à leur employés.

  2. au lieu de perdre du temps à faire des études sur la couleur des stylos, il faudrait peut-être faire ce qu’il faut pour qu’un programme soit compris et appliqué correctement par les élèves qui la plupart du temps s’en moque royalement! c’est bien beau de s’en prendre à une couleur de stylo (au moins ça excuse l’attitude de certains élèves) mais c’est pas en changeant une couleur que l’élève deviendra respectueux comme par miracle!! Il serait temps que les parents fassent leur boulot :)

  3. J’ajouterais que si on adopte une autre couleur, par exemple le vert, pour les corrections, cette couleur deviendra rapidement à son tour négative et synonyme d’échec.
    Quand au bleu, utilisé par de nombreux élèves, il ne permettrait pas de faire ressortir les corrections. Mauvaise idée.

  4. Cette étude est biaisée.
    On prend des « étudiants » (donc habitués depuis longtemps à associer la couleur rouge à la sanction de l’échec) et on s’étonne ensuite qu’ils associent cette couleur à une sanction.
    Si on prend des élèves qui depuis l’école communale ont été corrigés en violet, quand ils seront étudiants c’est la couleur violette qui les traumatisera.

  5. Juste comme ça, mais rouge = faute dans notre culture judeo chréti(e)nne (le sang que le Christ a versé pour nous sauver pauvres pêcheurs que nous sommes), ailleurs (Chine) c’est synonyme de réussite, bref perception toute relatif en fait.
    Alors si nos petits étudiants se sentent maltraités (les pauvres) par une couleur, ils nous feront des dépressions une fois entrés dans le monde du travail où, certes ton boss ne prendra pas de stylo pour d’allumer (à juste titre ou pas d’ailleurs), mais te passera une bonne gueulante. L’avantage au taf, c’est que quand tu en as marre tu vas voir ailleurs, pour les études il faut finir l’année.

    On peut aussi leur demander (aux étudiants) : « puis je caresser l’espoir qu’au prochain devoir vous puissates faire l’effort de travailler afin que je vous notasse mieux ? »

    1. je n’aurais pas limité ça aux cultures judéo-chrétiennes.
      Le rouge est aussi la couleur de la menstruation, période pendant laquelle la femme est considérée comme souillée, inutilisable, bref en faute.
      Il est alors très facile d’associer le rouge de la feuille au rouge aux joues de la honte, voir au rouge laissé par la claque sanctionnant la faute.
      C’est une des couleurs utilisée dans la nature par les animaux vénéneux pour signaler leur présence et dire aux prédateurs  » ne faites pas la faute de me manger ».
      C’est pour cela que les gentils schtroumpfs sont bleus et pas rouges.

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