La Silicon Valley épinglée sur sa manière de recruter

La justice américaine poursuit Apple et consors

La justice américaine poursuit Apple et consorsApple. Google. Adobe. Intel.  Les grands noms de la Silicon Valley sont tous sous le coup d’une procédure judiciaire pour entente illicite sur leur politique de recrutement. Des documents, publiés par un juge californien, dévoilent des échanges de mail entre différents patrons de très grandes sociétés, dont Steve Jobs.

Les cas d’entente illicite sont nombreux. Rappelons-nous du cas français entre Orange, SFR et Bouygues Telecom, accusés il y a plusieurs années d’entente illicite sur les prix des forfaits mobile. Mais, cette affaire-là concerne de très grands noms d’Internet, des high-tech et du divertissement. Apple, Google, Disney (via Pixar et Lucas Films), Adobe, Intel, Intuit, Palm (maintenant filiale de HP). Tous se sont échangés des courriers électroniques ou ont émis des circulaires autorisant ou interdisant les uns à recruter les employés des autres. Parmi la quinzaine de documents diffusée par la cour de justice de San Jose, en Californie, certains nous ont amusés, d’autres choqués.

La perle en revient certainement à ce mail de Steve Jobs, envoyé en 2007 à Ed Colligan, alors patron de Palm Inc (racheté depuis par HP). Steve lui fait clairement savoir que si Palm continue de recruter du monde dans ses équipes, il le poursuivrait pour violation de brevet. Une menace que le patron d’Apple accentue par une petite phrase assassine sur la différence de moyen financier entre Apple et Palm… Ou encore ce petit mot un peu gêné d’Eric Schmidt, patron de Google, envoyé en 2006 au même Steve Jobs, qui lui assure que Google ne recrute pas chez Apple. Cette justification sert de réponse à un premier mail laconique de Steve Jobs qui, après avoir appris que son équipe de développement d’iPod sert à alimenter celle d’Android, lui demande d’arrêter dans l’immédiat, si cela s’avère exact. Pourtant Eric Schmidt, dans un mail adressé à son directeur des ressources humaines, conseillait de ne pas parler de tout cela par mail, pour éviter les poursuites, mais de vive voix. Trop tard, visiblement.

Cette affaire ne fait que commencer. Eric Schmidt sera entendu le mois prochain. Et l’affaire pourrait se transformer rapidement en « class action », regroupant de nombreux employés de ces firmes, pour des dommages et intérêts se chiffrant à plusieurs millions de dollars.

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Source : [The Verge, via Gizmodo.com]

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