L’éditeur de Steam poursuivi en justice en Allemagne

Logo de Steam

Logo de SteamElle l’avait pourtant prévenu, c’est maintenant chose faite. La Fédération allemande d’associations de consommateurs VZBV vient de porter plainte contre Valve. Elle reproche au propriétaire de Steam de ne pas avoir adapté les conditions générales d’utilisation de sa plate-forme de téléchargement pour se mettre en conformité avec la législation européenne qui autorise la revente de jeu dématérialisé.

Cette plainte n’est que la résultante d’une annonce faite en septembre dernier par la Fédération qui pointait alors du doigt les conditions générales de Steam. Elle expliquait alors qu’un joueur qui achetait un jeu sur Steam n’était pas pleinement propriétaire du jeu, compte tenu des restrictions techniques du service, notamment en termes de cession de la propriété des jeux. Un jeu acheté est lié à un compte : la revente des droits d’utilisation est donc impossible. Sans oublier que le joueur est obligé d’accepter tout changement de conditions d’utilisation sous peine de perdre toute jouissance des jeux qu’il a achetés. La fédération menaçait cet automne l’éditeur américain de le poursuivre en justice s’il ne changeait pas son fusil d’épaule. Ce qu’il n’a évidemment pas fait.

Cette affaire va beaucoup plus loin que le simple conflit entre une association de consommateur et Valve, même si celui-ci voit son avenir dans la Steam Box et la vente de jeu en téléchargement. Cela touche clairement à l’équilibre économique de toute l’industrie du jeu, et notamment à son développement vers les plates-formes numériques. Encore aujourd’hui, les éditeurs luttent clairement contre le marché de l’occasion et la revente des jeux. Souvenons-nous qu’Ubi Soft et Electronic Arts ont par exemple essayé d’associer une galette à un joueur. Rappelons aussi les rumeurs insistantes de ces derniers jours sur l’impossibilité de faire tourner des jeux d’occasion sur les prochaines consoles Sony et Microsoft. La distribution digitale semblait la solution toute trouvée des éditeurs dans leur lutte contre la revente des jeux. Car tout avait été prévu pour ne pas autoriser cela (sans pour autant avouer vouloir l’empêcher, bien sûr).

Mais la décision de la Commission européenne d’autoriser la revente de licence dématérialisée vient tout remettre en question. Logiquement, à partir de là, tout un chacun pourrait revendre (ou plutôt céder les droits d’utilisation) une application iPhone, un DLC sur Xbox 360 ou un jeu sur Steam. Les éditeurs ne sont évidemment pas prêts à cela. Imaginez aussi que si la vente de biens dématérialisés devient légale dans les jeux, tout porte à croire que cela le deviendra aussi pour les films, les séries et la musique. Et là, c’est iTunes et Apple qui ne vont pas être d’accord.

N’oubliez pas, vous pouvez suivre Gizmodo.fr sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google+ !

Tags :
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. La loi européenne parle de logiciels qui doivent pouvoir être revendu, et les jeux vidéos ne sont pas considéré comme tel justement, d’où le flou qui permet encore à Valve de vendre légalement.

  2. Bonjour

    Qui sont les véritables responsables ???
    Les consommateurs tout simplement !!!
    Ce sont eux qui décident et pas les éditeurs.
    Si vous voulez à l’avenir pouvoir revendre vos biens dématérialisés il suffit d’écrire à ces mêmes éditeurs ce que vous voulez.
    Et leur indiquer que s’ils ne fournissent pas ce que vous demandez vous arrêtez d’acheter leurs produits.
    C’est aussi simple que cela.
    Faudra sans doute se faire violence pour mettre en accord vos actes avec vos écrits mais c’est la seule solution.
    Si vous continuez d’acheter leurs produits rien ne changera :-)
    La seule loi qui compte c’est celle de votre porte-monnaie.
    Les politiciens ne feront rien pour vous.
    Ils sont soit corrompus soit incompétents (et parfois les deux).
    Je n’aime pas la politique commerciale d’Apple. Et bien je ne gueule pas contre Apple, je m’abstiens de consommer ses produits. C’est tout.
    Et si tout le monde faisait comme moi on aurait pas besoin d’avoir recours au jailbreak pour devenir totalement propriétaire de ce qu’on a payé.
    En ce qui me concerne je ne consomme que des biens matériels. Cela me permet encore d’en faire ce que je veux :-)

    A+

    Olivier

    1. Voici l’exemple type, du gars très naïve qui croit que c’est réellement simple… Que ce soit des biens matériel ou dématérialisé, je vois pas comment on pourrait contrer des gens comme Valve ou Apple.
      Ne plus acheter leur produit ? Mais bien sûr, quelle entreprise a réellement changer parce que les consommateur boycottait leur produit ? Aucune, simplement parce qu’il faudrait que tout le monde le boycotte et ça c’est impossible!
      De plus, c’est facile d’attaquer Steam qui ne fait que ça… Mais on oublie que sans Steam, énormément de jeu indépendant ne se serait pas vendus.
      Sinon la revente de dématérialisé, franchement je sais pas si beaucoup de gens y pensent. Si on est habitué au marché de l’occaz, on achète les jeux boites et pour les quelques jeux qui ne sont que dématérialisés, c’est souvent peu cher…

      1. Bonjour

        @Quentin
        Si, c’est simple.
        Il suffit de ne pas acheter les produits des sociétés qui ont des pratiques qui nous dérangent trop.
        Si tu achètes c’est que tu cautionnes !!!
        Personne n’est obligé d’acheter chez Steam, personne n’est obligé d’acheter chez Apple, personne n’est obligé d’acheter chez Renault,…
        Tu as toujours le choix de ne pas consommer.
        Ce que je dis fonctionne dans pas mal de pays mais ne marche pas en France :-(
        Certains consommateurs n’ont qu’une vision à très court terme et/ou tronquée du futur du marché et des impacts de leurs choix sur leur liberté.
        Le petit jeune de 16 ans va courir acheter chez Steam parce qu’il ne peut attendre et risque de passer pour un loser auprès de ses amis s’il n’a pas le dernier jeu à la mode.
        Il ne réfléchira pas plus que ça sur le fait qu’il ne pourra pas revendre ses jeux ou tous les perdre par la volonté de Steam. Il n’a pas de recul et pas assez de maturité pour comprendre.
        Quand je vois le bordel avec les livres numériques je me presse de ne rien faire !!!
        Rien n’est garanti, rien n’est interopérable, rien n’est normalisé,…
        Et bien, je reste sur le livre papier en attendant :-)

        A+

        Olivier

      2. Le jeu indépendant n’a absolument pas besoin de steam pour exister, c’est juste une facilité pour certains développeurs, mais d’autres (et pas des moindres) s’en passent sans aucun problème (ou à tout le moins évitent de mettre tous leurs œufs dans le même panier), afin d’offrir une version de leur jeu qui soit respectueuse du client (Free DRM).

        J’ai dans l’idée que, le jeu indé impose proximité et respect du client et n’est donc absolument pas compatible avec la tendance actuelle du business model spoliateur et privateur de l’industrie lourde du jeu vidéo, que représente parfaitement steam d’ailleurs et dont Newell lui-même déclare:

        « Steam devrait cesser son modèle actuel […] En l’état, c’est une dictature  »

        Enfin et par rapport à ta remarque sur l’occasion, je rappelle juste que pratiquement tous les jeux en version boite, qui sortent actuellement, intègrent cette saloperie qu’est steamworks et que valve porte donc aussi atteinte au droit français et européen (c’est en tout cas la lecture que j’en fais) sur le droit à la revente des jeux vidéo sur support physique (marché de l’occasion des jeux vidéo en version boite) et donc pas seulement à l’occaz de la démat.

        Pour moi, à bien des égards cette industrie du jeu vidéo pourtant toujours prompt à vilipender tous les abjects pirates tueurs d’enfants (dont au passage tout ou partie sont aussi, à un moment ou à un autre, ses clients) a des comportements dignes de la mafia calabraise (mépris des lois, extorsion, escroquerie et j’en passe…) mais là par contre bizarrement le consensus est quasi total pour dire, circulez il n’y a rien à voir….

        Enfin bref heureusement que la VZBV est là pour siffler, je l’espère, la fin de la récré, parce que du côté de l’ufc que choisir, elle aussi pourtant toujours prompt dénoncer les méthodes de pierre, paul, jacques n’a brillé que par son silence (que je considère comme complice) assourdissant.

  3. Steam fais de telles promotions sur les jeux que cela m’a fais accepté le fait de ne pouvoir les revendre.
    On ne peut pas avoir l’argent du beurre et le c*l de la crémière !
    Je ne me sent pas floué.

  4. Le droit ( et le logique ) voudrait que l’on puisse revendre ses jeux/ logiciels/ biens numériques quels qu’ils soient.
    C’est vrai.

    D’un autre coté, je rejoint flamenquish sur le point du prix. Si je revendais mes jeux ( quand j’achetait des boites) c’était pour pouvoir acheter un autre jeu. Depuis Steam et ses promos continuelles, je peux acheter les jeux que je veux sans revente.

    Aussi Steam , si il n’est pas tout blanc, n’est peut etre pas la cible prioritaire de ce genre d’action.

    1. Bonjour

      @bembp et flamenquish
      Il faut taper fort sur Steam (et les autres éditeurs ayant les mêmes pratiques).
      Ce que fait Steam te convient surement maintenant.
      Mais sais-tu de quoi demain sera fait ?
      Si Steam arrive en situation de monopole qui te garantit que les promos vont encore exister ???
      Qui te garantit que tu ne devras pas baisser ton froc devant Steam pour éviter de perdre tous tes jeux achetés ?
      Quel poids auras-tu face à une société toute puissante ?
      Il est temps d’arrêter de raisonner comme un ado !!!
      Il faut cesser de renoncer à ses droits de consommateur pour gagner quelques euros.
      Car un jour vous perdrez ces droits et ces euros :-(
      Maintenant c’est à vous de jouer. Je le répète : si vous achetez c’est que vous cautionnez.

      A+

      Olivier

  5. Bonjour,
    @Olivier: « Il est temps d’arrêter de raisonner comme un ado !!! » je vois pas le rapport.
    « Quel poids auras-tu face à une société toute puissante ? » comme les banques, les assurances, le lobby pétrolier ou pharmaceutique voir même Coca. On peux en effet partir vivre dans une grotte mais je veux pas.
    « Mais sais-tu de quoi demain sera fait ? » Non, comme tout le monde mais on va pas arrêter de vivre non plus.
    Donc oui à ce jour je cautionne Steam et ses promos. Après on verra.
    Bisous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité