Quand la science crée de la malbouffe addictive

shutterstock_110986124 - junkfood

shutterstock_110986124 - junkfoodIl est pratiquement impossible d'arrêter de manger de la malbouffe. Le pourquoi du comment ne tient pas réellement de la gastronomie, il y a des milliards de dollars en jeu et les sociétés ne comptent pas tuer le burger aux oignons d'or. De la théorie économique à la chimie en passant par la psychologie, il n'y a qu'un pas.

Il y a une alchimie bien connue entre les couleurs, colorants et arômes artificiels dans les aliments que l’on considère comme délicieux. Au fil du temps, cela c’est quasiment résumé à ‘ajouter du sucre’… Passons. Mais il s’agit de chimie, de réussir à donner faim et de faire tout pour que le cerveau vous indique que vous êtes heureux.

Pour trouver tel équilibre, ce sont des scientifiques qu’il faut embaucher. Le chercheur Howard Moskowitz précise les choses :

‘L’industrie alimentaire savait depuis longtemps que certaines choses permettaient de rendre les gens heureux. La majorité des sauces tomates, qu’elles soient lights, allégées ou non, ont une caractéristique commune, la tomate et le sucre.

Par exemple, pour une demie tasse de sauce Prego, on retrouve l’équivalent de plus de deux cuillères à café de sucre, soit autant que deux biscuits Oreo. Il y a également suffisamment de sodium pour satisfaire les besoins d’une journée complète d’un adulte.

La marque fournit les éléments de base y compris le sel, le sucre et, pour certaines versions, la graisse, le scientifique s’occupe de l’optimisation. Plus n’est pas nécessairement mieux.

Quand l’intensité sensorielle augmente (par exemple, la douceur), les consommateurs commencent par dire qu’ils préfèrent le produit ainsi, mais finalement, avec un niveau moyen de douceur, ils peuvent l’apprécier plus. Le but est de trouver ‘le point de béatitude’.

L’objectif des marques de soda n’est même plus de dépasser la concurrence, mais de nous pousser à consommer autre chose que du lait et de l’eau. Un autre exemple ? La philosophie de Lays. Leurs chips sont tellement bonnes, qu’il est impossible pour le consommateur de ne pas finir le paquet.

Nous, manipulés ? Pensez-vous.

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[nytimes]

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