Le licenciement validé pour ceux qui oseraient surfer sur le web au bureau ?

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webSe faire licencier par son employeur pour avoir "seulement" surfé sur la toile au bureau, ce sera sans doute prochainement d'actualité, du fait de cette nouvelle décision rendue par la Cour de cassation.

La Cour de cassation a tranché : le fait de se connecter de manière répétée à des sites Internet sur son lieu de travail pourra entraîner un licenciement pour « faute grave ». Pour autant, la Cour de cassation a détaillé un peu son propos, expliquant que le nombre de connexions enregistrées devra obligatoirement présenter un caractère « abusif ». A voir comment sera qualifié le terme « abusif ». Une connexion sur Facebook tous les quart d’heure ? Sur Gizmodo toutes les 10 minutes ?

Pour le moment, le seul indice qui a été donné est le suivant : 10 000 connexions à des sites web sur une période comprise entre 2 et 3 semaines entre dans le cadre du « particulièrement abusif ».

Alors, faudra t-il pour certains réduire, voir cesser les sessions de surf sur la toile durant les heures de bureau ?

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  1. En gros, j’suis en conflit avec mon employeur et développeur web, alors il peut me licencier pour faute grave ? Les lois sont faites pour être contourné donc si ils prennent pas ça en compte ça va vite gêner …

  2. L’internet est un outil formidable de travail et de communication (j’en veux pour preuve le « bordel » quand un serveur mail ou intranet tombe en rade; nous ne savons plus travailler autrement) les entreprises ont développé tous leurs processus de travail selon une communication rapide et informatique.
    Cependant, cet outil est également utilisé en usage familial et il doit rester en dehors du travail. D’un autre côté, la dématerialisation du bureau grâce aux blackberry et autres boites mail accessibles depuis chez soi (initié pour les cadres qui ne sont pas censés compter leurs heures) donc si on considère que la vie professionnelle déborde sur la vie privée pourquoi ne pas en faire autant à l’inverse. Je pense donc qu’il s’agit juste d’éthique et de conscience professionnelle. FIxer une limite quantitative pour la « sur utilisation » de l’internet de façon personnelle au travail est juste impossible. Cependant, il faudra juste ( et à mon sens) considérer la chose dans son ensemble et l’appliquer au cas par cas. La loi ne pourra pas y faire grand chose, ce sont juste les méthodes managériales qui priment.
    En bref, il est déjà aujourd’hui assez compliqué de gérer l’accès à internet pour un usage privé en milieu professionnel, et je ne suis pas convaincu que ajouter des clauses restrictives y changera quoi que ce soit.

    Sinon article intéressant; merci !

  3. Ben pour le boulot on doit surfer pour chercher des infos, alors comment mesurer ce qui est pro ou pas, trés difficile quand même. Bref encore une loie idiote faite par des personnes qui n’ont pas connaissance de la réalité

    1. Je te conseille de relire l’article. C’est une décision de la Cour de cassation et non une « loie » comme tu l’écris si bien.

  4. Il va de soit que le licenciement ne pourrait concerner que des situations de connexion qui n’ont rien à voir avec la mission du salarié.
    La cour de cassation n’est pas réputée pour être pro employeur.
    10000 connexions sur 2 3 semaines, c’est énorme. ça choque quelqu’un que le salarié soit licencié alors qu’à l’évidence il ne travaille pas et passe son temps sur Internet.

  5. 10.000 connexions sur 3 semaines, en considérant 5 jours de travail par semaine, ça fait environ 666 connexions par jour… Faut y aller quand même !
    Le problème en France c’est qu’on veut tellement que les gens travaillent au taquet pendant 8 heures d’affilés, que ils se retrouvent fatigué, surfent, etc. Dans d’autres pays, il est normal de prendre plusieurs pauses par jour, de surfer, etc. Sur une journée de 8h, on doit considérer qu’un employé est productif 6 heures. C’est normal, on est pas des machines 😉

    1. Donc si tu travaille 6h, tu es d’accord de n’être payé que 6h……
      Je suis d’accord avec les pauses, mais dans d’autres pays, la pause clope c’est pas autorisée…..Donc, il faut comparer ce qui est comparable.

  6. 10000 connexion en 3 semaines ?
    Ca fait donc 3333/semaine, soit 666+++ / jours ?

    Oui, je pense qu’on peut commencer à considérer ça abusif SURTOUT si ça ne peut avoir en rien de lien avec le travail…

    1. Utilisé une connexion SSH/VPN est considéré comme un moyen de contournement des règles de sécurité du SI, tu peux être licencié pour fautes graves en utilisant SSH pour contourner les proxy de ton entreprise.

  7. Je trouve ça très bien. Des centaines de milliers de salariés abusent de leur accès au net. Achats en ligne, reseaux sociaux… ça engrenge une perte de productivité énorme! Et c’est un geek de 27 ans qui vous le dit! Je trouve ça honteux d’être payé à rien foutre, le licenciement est justifié et ça mériterait même une plainte pour « vol » car oui vous volez votre patron. Il vous remplacerait bien par quelqu’un d’assidu et sérieux dans son travail, il le paiera autant et il sera content du travail fourni. Brûlez en enfer les feignants. On faisait comment avant le net? On bossait ou on partait.

    1. Bonjour

      @pierre
      C’est bon Laurence PARISOT, on t’a reconnu :-)

      Tu es quand même plus drôle à la télé et en meeting…

      A+

      Olivier

  8. Il me semblait que l’employeur n’avait pas le droit de verifier les connexions internet par un employé? D’où la creation des whites et black listes.

    Donc comment mesurer ces 10000 connexions en 3 semaines si il n’y a pas un mouchard sur le reseau de la boite? Et quid de la preuve??? C’est un peu parole contre parole.

  9. pour le téléphone c’est pareil l’utilisation personnel est toléré, l’abus sanctionné…C’est pas nouveau.

    @Alex, il te semblait mal, l’employeur peut surveiller les connexion internet, c’est même conseillé car il est titulaire de la connexion et donc responsable de ce qui s’y passe. Il faut juste qu’il l’affiche dans la charte d’utilisation informatique. d’autre part il ne peut pas stigmatiser l’utilisation d’un site ou d’un autre, mais la durée de connexion à celui-ci….comme les mails, on n’interdit pas l’envoi de mail (qu’il est interdit d’ouvrir) mais le nombre de mail reçu ou envoyé.)
    Les feignasses sur facebook, au boulot!

  10. au fait le mouchard c’est le proxy, il enregistre ip et site d’accès, c’est parole contre logs….et le logs ne mentent pas beaucoup.

  11. Donc Gizmodo peut être condamné pour « complicité de surf », voire même pour « incitation de travailleur à la débauche », la peine serait aggravée si le travailleur délinquant est mineur.

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