Test : Metal Gear Rising Revengeance

mgs rising 1

Lorsque Konami a annoncé Metal Gear Rising Revengeance, personne ne pensait que Platinum Games pourrait transfigurer Raiden, le mal aimé des fans, en un véritable héros sans peur et sans reproche. Et pourtant, le cyborg de Metal Gear Solid IV débarque en version boostée aux nano-technologies, katana en main, pour trancher tout ce qui vient perturber la paix, car malgré la chute des patriotes dans MGS4, la paix n'est pas revenue dans le monde. Attention, préparez votre lame car ça va couper du chien fou.

C’est quoi ?

Metal Gear Rising : Revengeance est un spin-off de la série Metal Gear. A l’opposée du traditionnel jeu d’infiltration, le titre développé par Platinum Games pour Konami met en scène Raiden, déjà aperçu dans MGS2 et MGS4, pour un beat them all survolté avec son lot d’action surréaliste et un gameplay nerveux. Le jeu revient d’ailleurs de loin, car initialement débuté chez Konami, il avait été annulé avant d’être confié aux auteurs de Bayonneta et Vanquish. C’est du coup l’occasion de découvrir un titre plus musclé que MGS, où le héros n’hésitera pas à affronter un Metal Gear et faire tournoyer des geckos au dessus de sa tête.

Pourquoi c’est bien ?

  • Platinum Games a laissé ses complexes au placard lorsqu’il s’agit de Beat Them All et il nous offre un titre à 100 à l’heure bourré d’action qui ne va pas s’embarrasser de considérations inutiles. On tranche, on frappe et on progresse à travers des niveaux bourrés d’ennemis et pas de prise de tête avec des puzzles et autres énigmes. Comme à la bonne vieille époque de l’arcade, Metal Gear Rising mise tout sur la bagarre et le fait avec style, en conséquence, l’expérience est fortement appréciée pour se vider la tête, un peu comme un bon blockbuster grand spectacle
  • Metal Gear Rising a décidé de mettre les petits plats dans les grands techniquement parlant. Le jeu tourne dans un 60 fps de très bon aloi, reste fluide avec de l’action partout à l’écran, les modèles de personnages sont détaillés et réussis, les animations sont travaillées… Bref c’est que du bonheur qui va desservir ce gameplay nerveux dont nous parlions plus haut. Les décors en revanche restent plutôt simpliste, mais vu la débauche d’action à l’écran, ce n’est vraiment pas un mal.
  • Le système de combat du jeu est dynamique et fun à prendre en main. Combos qui n’en finissent plus, contres dévastateurs, et surtout le Zandatsu, technique phare du jeu qui permet de couper tout et n’importe quoi pendant un ralenti. On s’amuse donc très vite à découper ses adversaires, bras, jambes, armes, les possibilités sont nombreuses, avec également la possibilité de récupérer la colonne vertébrale de son adversaire pour remplir sa barre de vie et d’énergie afin de recommencer le processus.
  • Malgré son solo un peu court, le jeu offre cependant un paquet de choses à débloquer, que ce soit des missions VR, un système de score et de ranking pour les power players, des upgrades et des armes à acheter ou encore des secrets à trouver dans chaque niveau, il faudra recommencer le jeu plusieurs fois pour tout trouver, et terminer en mode Revengeance est un sacré challenge.
  • On pourra reprocher au jeu son scénario série B, mais le côté déjanté donne un véritable cachet au titre et change bien la donne par rapport à Metal Gear Solid, on finit par apprécier les rebondissements et les multiples situations qui donne au jeu son cachet bien particulier et une identité Platinum Games comme on pouvait aimer sur Bayonetta et Vanquish.

Pourquoi ça aurait pu être mieux ?

  • On le disait au dessus, le scénario est assez rapide à boucler, comptez sept à huit heure de jeu effectif. C’est d’autant plus regrettable que les derniers chapitres du jeu sont trop vites expédiés alors que les premiers sont tout à fait honorables niveau contenu.
  • Autant les bruitages assurent le spectacle, autant les musiques et les doublages sont un peu plus douteux. Metal Gear Rising souffre en effet de choix musicaux parfois discutables, tendant vers le mauvais rock. La performance de certains doubleurs anglais laissent également à désirer, notamment Quinton Flynn, le doubleur de Raiden, qui force beaucoup trop.
  • La caméra du jeu est souvent crispante. Elle a tendance à se bloquer contre les murs, se recentre automatiquement derrière le héros, posant des soucis pour les affrontements car il est parfois compliqué de trouver un ennemi situé derrière soi.

Ça nous a étonné

Le côté jouissif du jeu est vraiment un gros point fort, combiné à la violence des affrontements, on apprécie particulièrement le dynamisme et la mise en scène des combats. Les boss quand a eux sont carrément géniaux.

Et alors, j’achète ?

Metal Gear Rising Revengeance confirme le savoir faire légendaire de Platinum Games en matière de Beat Them All. Court, mais intense, le jeu enchaîne les combats sans aucun complexe, et prendre les commandes d’un Raiden « vif comme serpent » est un véritable plaisir. On saluera au passage la mise en scène et la technique du jeu, qui permet du coup un excellent spectacle. Et même si le titre de Konami n’est pas forcément très long, il offre suffisamment de choses à faire pour le ressortir de temps en temps et s’éclater comme au premier jour, comme un bon blockbuster grand spectacle.

Bonus :


Via leghettogeek

no images were found

N’oubliez pas, vous pouvez suivre Gizmodo.fr sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google+ !

Tags :
Dernières Questions sur UberGizmo Help

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité