La revente de MP3 d’occasion ? C’est non

Illégal

IllégalLes produits dématérialisés d’occasion sont aussi surveillés que Frodon par Sauron. Et pour cause, puisque la justice américaine a considéré illégale la revente de MP3 'de seconde main' pratiquée par la société ReDigi.

Amazon et Apple ont tous deux déposé, à un mois d’intervalle, des brevets d’exploitation à destination de ce marché de l’occasion (musique, films, e-books et applications) et leurs plans pourraient bien être contrariés si la décision récemment prise fait jurisprudence.

A l’origine de cette expectative, un verdict en faveur du label Capitol Records (groupe Vivendi) face à ReDigi.com (société pionnière dans la revente de singles d’occasion vendus à 69 centimes au lieu de 99 centimes).

Les griefs ne sont guère étonnants : infraction au copyright. En effet, ReDigi arguait que les droits de licence ne pouvaient s’appliquer que lors de l’achat initial. Partant de ce principe, une fois le produit acquis, le consommateur pouvait en faire ce qu’il voulait.

Il n’y a pas de mic-mac illégal, ReDigi fournit à ses utilisateurs un logiciel qui scanne leur disque dur à la recherche de morceaux achetés légalement, et le cas échéant, les télécharge par paquets sur ses serveurs. Une fois reconstitués, les fichiers sont simplement supprimés de l’appareil de l’utilisateur.

Tout le problème est là, puisque le processus implique la création d’une copie, même si l’original est détruit, il s’agit d’un acte illégal pour le tribunal de New York. Amazon et Apple ont-ils du souci à se faire ?

Pour le moment non, puisque leur système est différent, il se base sur le cloud et des DRM (Digital Rights Management), il y a donc un réel transfert de licence. Quoi qu’il en soit, la question ne risque pas de rester en suspens bien longtemps, notamment aux vues des sommes qui sont engrangées.

Il serait d’ailleurs urgent de statuer, car en tant que consommateur, quoi de plus intéressant que ce marché de l’occasion, particulièrement si l’on s’attarde sur le prix de ces biens dématérialisés.

[ITespresso]

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  1. C’est dingue, j’ai toujours considéré que le principal problème du piratage pour le consommateur était la difficulté de l’obtention, de l’installation et du transfert de contenu, mais à voir tout le système de DRM sur des fichiers de 3 mégas, les pubs dans les DVD Disney et les anti-piratages lourds sur les jeux, ben je me dis qu’en fait les téléchargeurs ont la belle vie…

  2. Hello,
    Comme certains le savent, je suis un warezien de la première heure. Pourtant mon avis ici va probablement vous surprendre.
    Vous savez quoi ? Je pense que c’est logique qu’on ne puisse pas revendre le matériel acheté en dématérialisé. Il devrait y avoir moyen de pouvoir le « prêter », ça oui, avec les limitations nécessaires que cela implique. Mais pas le revendre.
    Je m’explique. Lorsqu’on achète un CD, un DVD, un livre d’occasion, on sait pertinemment que celui-ci sera abimé, ou au moins en moins bon état qu’un neuf. On en est conscients. Sa durée de vie sera donc plus limitée.
    Lorsque quelqu’un achète un DVD, il n’achète pas un produit pour la vie. Il a fait l’acquisition d’un support, périssable, et lorsque celui-ci n’est plus en mesure de fonctionner, s’il souhaite de nouveau visionner le média il va devoir en refaire l’acquisition. C’est comme de la location longue durée, en somme. Et c’est comme ça que les ayants droits (qu’ils soient maudits et périssent tous dans le plus profond des sept enfers) voient la « vente » de leurs produits.
    Cela acquis, il est simple de comprendre pourquoi la logique s’oppose à la revente d’un matériel dématérialisé. Celui-ci ne peut pas disparaitre avec le temps, et le nombre de copies écoulées au cours du temps va donc décroitre jusqu’à atteindre le zéro pointé.
    J’admets cette logique, même si la base ne me plait pas : nous devrions être capables de nous rendre propriétaires d’un média, et non de son support. Quant au fait de vendre le matériel dématérialisé au même prix que sur support physique, en arguant que l’achat est fait pour la vie et que donc la différence s’explique comme ça, c’est risible et grotesque. Il suffit d’analyser un tout petit peu la chaine des couts pour se rendre compte que production et distribution coutent extrêmement cher. S’affranchissant de cette phase grâce au numérique, les ayants droits ne devraient-ils pas reporter au moins en partie l’économie ainsi faite afin de diminuer le prix d’achat et donner plus de liberté à leurs clients ? Si, ils devraient. Non, ils ne le font pas. Oui, c’est pitoyable. Et oui, les wareziens continueront la lutte jusqu’à ce qu’une licence globale voie le jour.

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