Sailfish Mobile OS : Démo par Marc Dillon, PDG de Jolla

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Après le CeBIT qui s’est déroulé en Allemagne, je suis allé en Finlande pour y rencontrer quelques-unes des sociétés technologiques les plus talentueuses que ce pays ait produites. Ainsi, j’ai rencontré à Helsinki, Marc Dillon, le PDG de Jolla, et l’un des quatre co-fondateurs de cette start-up qui construit actuellement le prochain OS mobile open source, connu sous le nom de Sailfish.

Au MWC 2013, Jolla a lancé son SDK Sailfish qui a été mis à disposition de tous au téléchargement sur sailfish.org. Selon Marc Dillon la première application a été développée 30 minutes après que le SDK ait été officiellement publié.

Je vous invite à regarder ci-dessus la vidéo de démonstration de Sailfish, et de découvrir toute l’histoire de cet OS dans l’article complet ci-après.

Après 11 années passées chez Nokia, Marc Dillon a quitté le géant du mobile, afin de poursuivre le développement de Meego sous un autre nom (Sailfish), un projet que Nokia a finalement abandonné peu de temps après avoir pris la décision d’adopter Windows Phone comme système d’exploitation principal pour mobile, en Février 2011. Meego a été démarré chez Nokia en tant que projet OSSO en 2006, avant de devenir Maemo, puis Meego. Dans le cadre du projet Meego, huit appareils ont été créés, dont le Nokia N900 et le dernier, le N9, dont le design s’inspire de la série actuelle Lumia.

Après avoir terminé le N9, quelques personnes du management avec une solide expérience dans le développement de produits, ont décidé de quitter Nokia et de créer leur propre entreprise pour y développer leurs propres combinés en tirant parti de la plate-forme MeeGo. Les premiers employés ont été embauchés par Jolla en Janvier 2012, et la société « a commencé à développer une culture d’ingénierie auto-organisée, exigeant un minimum de contraintes par rapport à ce qui est nécessaire d’attendre de la part des personnes », a déclaré Marc Dillon, puis il a ajouté: « nous avons commencé à travailler sur nos propres produits et aujourd’hui, nous avons développé 3 différents business modèles, dont le premier est notre propre smartphone Jolla qui commencera à être vendu dans le courant du second semestre 2013 ; le premier marché sera la Finlande, suivie par la Chine et ensuite nous aurons une certaine pénétration sur certains marchés occidentaux, à commencer par l’Europe ».

En ce qui concerne les deux autres business modèles, Jolla sera en mesure, selon Marc Dillon, d’aider d’autres entreprises à faire des « smartphones sur mesure », ce qui signifie, par exemple, que vous pourriez avoir un « téléphone Foursquare » ou un « téléphone Deezer » pour lesquels chaque partie du téléphone seraient intégrés par rapport à votre propre expérience Foursquare ou Deezer, ce qui signifie que tous les principaux systèmes d’exploitation tels que les applications de contact, cartes, calendrier, pourrait devenir hautement intégrées avec Foursquare ou Deezer ou toute autre application dans ce genre. Par exemple, lorsque vous ouvrez vos carnet d’adresse, vous pourriez voir où se trouvent vos amis ou quel type de musique ils écoutent actuellement ; et via l’application cartes, il serait possible de voir directement où ils se trouvent nos contacts et d’interagir directement avec eux depuis cette carte. Il est important de noter que ce ne sont que des exemples qui ont été présentés par Marc Dillon lors de son discours donné à l’occasion du Mobile World Congress, et cela ne signifie pas que Jolla travaille actuellement pour proposer concrètement ce genre d’interaction.
Fondamentalement, l’idée est de « faire tomber les murs existants que vous avez avec Android ou iOS, car nous pourrions faire un téléphone qui est spécialement dédié aux personnes qui utilisent Foursquare, et qui sont connectées avec beaucoup de gens. Donc, si ces gars-là (Foursquare par exemple) souhaitent développer ce type de téléphone, nous sommes exactement le genre d’entreprise qui pourrait les aider, car nous avons dédié nos vies à l’intégration de produits et nous savons comment utiliser des matières premières et des idées, afin de les transformer en produits finis de consommation », a déclaré Marc Dillon. Puis il a ajouté qu’un téléphone tout à fait adapté à l’expérience musicale de l’utilisateur serait un autre bon exemple.

Sachant qu’il y a eu énormément de rumeurs concernant un téléphone Facebook, avant que Marc Zuckerberg ne démente officiellement ces rumeurs en Janvier, on peut imaginer que ce business modèle pourrait servir les intérêts du géant du réseau social, étant donné que ce logiciel offre un grand degré de flexibilité et qu’il est facile d’adapter ses paramètres de confidentialité. Nous allons voir ce matin, lors de l’événement Facebook qui se déroule à son siège de Menlo Park, si la rumeur est vraie ou non.

Nous savons tous que l’industrie mobile actuelle est fondamentalement divisée entre deux systèmes d’exploitation principaux et deux grandes entreprises : Apple et iOS d’un côté, et Samsung et Android de l’autre.

Marc Dillon estime qu’Apple, en construisant une expérience axée applications et enfermée dans un appstore, a participé à distraire Google de sa stratégie d’expérience basée sur le cloud et a forcé le géant de la recherche à concurrencer Apple sur le segment des applications natives et d’un espace boutique en ligne qui n’offre pas une expérience sans faille quand il s’agit de vraiment partager du contenu entre les utilisateurs.

Selon le PDG de Jolla, un combiné Android offre une expérience similaire à un autre combiné, il est donc temps d’offrir plus de choix sur le marché du mobile. Au cours du MWC, le principal point qu’il a soulevé avec les développeurs, était le fait qu’ils « peuvent être plus qu’une simple application dans le réseau de quelqu’un d’autre. »
Par exemple, selon son PDG, Jolla développe l’architecture adéquate afin de « briser ces murs » et est en mesure d’offrir des expériences mobiles sur mesure et de les rendre transparente. La société sera en mesure d’aider les fabricants à développer des expériences personnalisées et flexibles, profondément intégrés au niveau de l’OS. Eh bien, nous devons attendre et voir si cela est vraiment vrai et si elle ne crée pas plus de fragmentation pour les développeurs d’applications qu’il n’en existe déjà sur le marché Android.

« Notre troisième business modèle est l’octroi de licences de notre système d’exploitation Sailfish, une fois que nous aurons sorti notre dispositif phare, et fondamentalement montré au monde entier que tout ce que nous avons dit, nous sommes effectivement en train de le faire ; et une fois cela réalisé, nous serons en mesure d’accorder des licences du système d’exploitation à d’autres fabricants. C’est-à-dire, ces entreprises qui ne disposent actuellement que du choix Android », a déclaré Marc Dillon

D’après la démo que j’ai vu à Helsinki, l’interface utilisateur de Sailfish est très intuitive et je sais, pour avoir testé l’OS Blackberry 10, que le fait d’avoir de nombreuses applications ouvertes sous forme de vignettes sur l’écran d’accueil est la solution la plus rapide et la plus simple de basculer entre elles. Construire un nouveau système d’exploitation complexes, et le lancer sur un marché dominé par deux grands acteurs n’est pas une tâche facile, et je souhaite que Sailfish puisse trouver son chemin.

Vous pouvez obtenir des informations supplémentaires sur https://sailfishos.org/. Veuillez cependant noter que le site est actuellement en maintenant.

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