AppGratis : un communiqué de presse pour mettre les choses au point ?

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AppGratisDans la tourmente depuis son éviction de l'App Store par Apple, AppGratis a depuis reçu le soutien de la ministre Fleur Pellerin, avant de voir des documents compromettant leur transparence faire surface. Las de la situation, la société a décidé de publier un communiqué de presse afin de se dédouaner.

Simon Dawlat, fondateur d’AppGratis, a publié il y a quelques heures de cela un texte à rallonge, afin de répondre aux (nombreuses) accusations visant sa société. Nous vous avons fait un condensé des déclarations de Dawlat :

« Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Le modèle économique d’AppGratis est très simple : nous apportons une solution à un problème. Et, a priori, créer un business qui apporte une solution, ça n’a jamais été interdit. […] AppGratis n’a jamais utilisé de robots pour faire télécharger ses applications. Cette accusation mensongère provenait d’une seule personne, qui s’est depuis rétractée en rédigeant une lettre d’excuses publiques. […] Mais revenons à l’essentiel : notre modèle économique. Sa justesse et sa solidité.[…] nous fouillons l’App Store, nous testons les apps et nous écrivons un petit texte de présentation décalé. Nous apportons ainsi non seulement notre expérience mais aussi notre expertise aux utilisateurs en quête de belles découvertes.[…] Et voilà comment AppGratis a déjà aidé – et continue d’aider – des centaines de petits développeurs […]
En 2012, nous avons vu apparaître nos premiers clones sur l’App Store. […] Au premier trimestre 2013, nous avons bouclé notre levée de fonds de 10 millions d’Euros. […] Alors, comment gagnons-nous de l’argent ? Grâce à nos annonceurs, les éditeurs d’apps « freemium ». Au printemps 2010, suite à la mise en place des achats intégrés par Apple, nous avons commencé à être sérieusement sollicités par les éditeurs : « Salut. Notre app est cool mais elle est déjà gratuite. Vous pouvez la mettre en avant quand même ? » On s’est sacrément creusé la tête : comment offrir ces apps à notre communauté d’utilisateurs, tout en 1/ conservant une certaine valeur ajoutée pour eux, 2/ leur proposant des apps adaptées, 3/ gagnant notre vie ?
Et nous avons trouvé la solution : lorsqu’ils téléchargent leur app gratuitement, nos utilisateurs débloquent tout aussi gratuitement un achat intégré, un bonus, un avantage négocié par AppGratis rien que pour eux. Sur notre appli, ces offres sont labellisées « sponsorisées ». Simultanément, nous avons renforcé notre politique de sélection d’applications pour ne mettre en avant que les meilleures et – bien évidemment – des apps déjà approuvées par Apple. […] C’est à ce moment qu’a commencé la polémique sur les téléchargements « incentivés » : Apple a déclaré que les développeurs ne devaient pas payer pour avoir la garantie de placer leur app dans le Top 25. […] En toute transparence, nous avons communiqué à nos clients un tableau résumant nos prévisions de performance – mais sans aucune garantie – pour leurs apps par pays. L’algorithme d’Apple repose essentiellement sur le nombre de téléchargements constatés sur un court laps de temps : il suffit d’une simple règle de trois pour prévoir le nombre de téléchargements à effectuer pour atteindre un Top, en empilant de l’achat d’espace chez les différents acteurs du marché. C’est une stratégie marketing très répandue, de la publicité, tout simplement. On nous a accusé de trafiquer les Tops d’Apple. Mais, avec ou sans classement, nos utilisateurs génèrent quoiqu’il en soit des millions de téléchargements sur les apps que nous mettons en avant. Indépendamment de l’App Store. Notre business model n’a jamais reposé sur de la visibilité au sein des Tops. […] Notre modèle se base avant tout sur un besoin exprimé par les clients d’Apple : la découverte d’applications.
Comme l’a très justement souligné Aziz Ali, entrepreneur lui aussi : « Il faut vous rendre compte que 12 millions de personnes utilisent AppGratis de leur plein gré pour trouver et télécharger de nouvelles apps, et donner leur avis à leur sujet. S’ils détestent l’app mise en avant, ils lui mettront une mauvaise note sur le Store. AppGratis, d’une certaine manière, accélère la purification de l’AppStore, puisque de plus en plus de gens viennent y découvrir de nouvelles apps. Et les noter. » […] Et au passage, nous avons créé une entreprise qui gagne de l’argent. Incroyable, non ? […] Hier, le blog américain Business Insider a publié un article à charge », basé sur un document soi-disant « fuité » et accusant AppGratis de «manipuler» les classements. Toutefois, comme le fait très justement remarquer le célèbre entrepreneur américain Jason Calacanis : « Ça, ce n’est pas de la manipulation, mais juste de la prévision. (« It’s not gaming, it’s forecasting. ») ». AppGratis a réalisé 9 millions de dollars de chiffre d’affaires l’an dernier, et compte bien remplir ses objectifs en atteignant les 25 millions de dollar de chiffre d’affaires en 2013. […] Apple va-t-il autoriser le retour de notre app iOS dans l’App Store ? Nul ne le sait. Mais nous savons ceci : nous avons 12 millions d’abonnés dans le monde, presque 1 million de clients Apple ont signé notre pétition en moins de 2 jours, nous avons de l’argent de côté à la banque (que nous avions levé en cas de coup dur – pas une si mauvaise idée finalement ?). Et nous avons la certitude de faire un excellent boulot pour les acteurs les plus importants de cet écosystème : nos utilisateurs, et les créateurs d’applications. […] Alors voilà ce que nous allons faire, nous allons opérer un retour aux sources : garder une newsletter avec des millions d’abonnés, développer très vite une application HTML5 accessible depuis tous les téléphones (vous me direz bientôt ce que vous en pensez) et poursuivre d’autres projets tout aussi excitants. La transition vers le Web, que nous avions préparée, ne fait que s’accélérer. C’est un mal pour un bien sur un marché où la découverte d’applications est plus que jamais au centre de toutes les attentions. Au fond de nous, nous conservons la certitude d’ajouter une valeur essentielle à cet écosystème. AppGratis n’est pas prêt de s’arrêter. »

Victime sans doute d’une chasse aux sorcières, AppGratis n’est finalement qu’une entreprise exploitant un business-model pile-poil dans la tendance actuelle. Et c’est donc bien cela qui lui est reproché ?

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. C’est sérieux de balancer cet article sans aucune mise en forme et sans traitement de l’information? Vous n’êtes plus que deux a la reprise des infos sur guizmo? Puis-je prendre votre poste?

    Cordialement
    Michel

  2. Je me suis arrêté à la 3ème phrase :
    > créer un business qui apporte une solution, ça n’a jamais été interdit.
    Heu… pas la peine de réfléchir longtemps pour trouver des exemples.

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