Pascal Nègre pense qu’il faut être « tordu » pour pirater

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piratagePascal Nègre, l'homme à la tête d'Universal Music France, largement favorable à la riposte graduée -qui sera maintenant gérée par le CSA- a récemment lâché qu'il fallait être "tordu" pour pirater de nos jours.

Sûr de lui, et de la qualité de l’offre musicale légale en vogue dans l’hexagone, Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music France, a laissé entendre lors d’une entrevue donnée à Yahoo Finance qu’il fallait être définitivement « tordu » pour se rabaisser au piratage d’oeuvres musicales. Tordu, car le piratage n’aurait plus lieu d’être, vu la pléthore d’offres « gratuites » disponibles sur le marché en ce moment, entre les Deezer et Spotify, par exemple :

« Si vous voulez écouter un morceau de musique gratuitement […] vous allez sur Deezer, Spotify […] c’est gratuit ! Donc aller pirater, aujourd’hui, il faut vraiment être tordu, entre guillemets »

Sur le fond, difficile de ne pas lui donner raison. Mais en y regardant de plus près, nombreux sont les morceaux absents sur les 2 plates-formes que sont Deezer et Spotify. A la rigueur, YouTube pourrait se poser en alternative, mais là encore, sa portée est limitée, et incompatible avec la notion d’écoute nomade.

Dans ces cas là, il faudra se rabattre encore et toujours sur le sacro-saint format MP3, pour généraliser. Bien que le MP3 soit également largement représenté dans l’offre légale, et qu’il n’est aucunement synonyme de piratage. Mais ce n’est sans pas encore demain qu’une plate-forme d’écoute légale saura contenter tous les mélomanes un peu regardants !

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  1. et tu fais comment pour écouter de la musique en itinérance..? tu te promène avec ton ampli à lampes ???
    et faire une relecture pour des rageux dans ton genre, moi aussi je m’en passerai, si je bossais chez Gizmodo !!!

    1. Ou alors un bon baladeur CD avec un bon casque… oulah, ça ne me rajeuni pas…

      Pour en revenir à Pascal Nègre, Deezer et Spotify c’est bien beau mais lorsque l’on ce retrouve avec une connection internet capricieuse, un mp3 piraté ou légal « fait l’affaire ».

  2. Faut être tordu pour proposer de la musique de merde à des tarifs aussi énormes, et pour se plaindre du fait que les artistes sont pauvres à cause du téléchargement quand on est le connard qui prend 87% du fric généré par les ventes.

  3. Il faut se rappeler que ce monsieur a raté magistralement l’offre numérique mais passons (dans mon entreprise il aurait fini à la porte…).
    Cependant, il indique que l’offre légale numérique permet d’écouter de la musique gratuitement. Ce qui est juste.
    Pour continuer dans la justesse, il serait donc judicieux de supprimer les diverses taxes (sur les espaces de stockage et j’en passe).
    A mes yeux, la mise en place de ces taxes justifient le piratage, il s’agit d’une licence globale qui ne porte pas son nom.

    Il faudrait être vraiment tordu pour les maintenir :)

    1. En plein dans le mille…sans parlé que l’industrie du disque n’a plus besoin de produire puisque le lobbyiste Pascal Nègre (président de su SNERP) a ces petite entrées dans l’émicycle pour tenter de faire voter des taxes multiples ou des lois à la cons comme DADVSI un 24 Décembre à 2 heure du matin ou faire voter HADOPI en distribuant préalablement le rapport 2010 du SNERP qui présentait la dégringolade de l’industrie du disque en France s’appuyant sur 2003 comme année de référence alors que cette année là était une exception puisque particulièrement rentable étant donné qu’Universal France n’avais jamais autant produit.

      On apprend beaucoup de choses dans l’excellent article d’Emmanuel Berretta paru dans Le Point sous le titre : « Pascal Nègre à plein tubes ». Notamment que malgré la crise du disque et l’augmentation constante des échanges de musique peer-to-peer, Universal Music France n’a jamais perdu d’argent. Et pour cause, 50 % de ses revenus ne proviennent plus des ventes de CD. On apprend également que les cadres de l’industrie du disque française continuent à percevoir des salaires royaux, alors que des plans sociaux massifs ont touché le secteur et que nombre d’artistes ont été remerciés. « Le moindre patron de label, du style Mercury, Barclay, Polydor… émarge à 30 000 euros par mois alors que, honnêtement, ce sont de petits business », indique un ancien cadre de l’industrie musicale cité par Le Point. Il confie : « Il y a quelques années, EMI France cherchait son dirigeant. Un chasseur de têtes m’a proposé le job pour 61 000 euros par mois, 183 000 euros de bonus annuel, plus un tiers du pack en stock-options tous les trois ans. Vous imaginez combien de disques il faut vendre pour payer le salaire du patron ? » Un salaire mensuel de 83 330 € Aujourd’hui, le poste de P-dg d’EMI France est encore à pourvoir. Les chasseurs de tête le proposent à un million d’euros de salaire annuel, hors stock-options bien sûr. Si vous avez un bon CV… A 40 € près, c’est le salaire perçu par le patron d’Universal Music France (83 330 euros par mois), qui n’a d’ailleurs pas démérité en tant que P-dg, en parvenant à maintenir sa boutique à flot malgré les intempéries. L’article du Point détaille comment. Seul hic, son bonus annuel s’est effondré avec les ventes de disques. Lorsqu’on sait que ce bonus peut représenter jusqu’au trois-quart des revenus des dirigeants de l’industrie, on comprend que Pascal Nègre – qui possède deux maîtrises (de mathématiques et de philosophie) et a commencé sa carrière comme DJ sur Ouest FM – ait une dent contre les « pirates ».

  4. De son point de vue … … C’est-à-dire de son point de vue de patron d’Universal… Le fait que les labels indépendants soient difficilement trouvable sur les plateformes gratuites ne doit pas l’empêcher de dormir !

  5. en 2001, dans une conférence en interne suite à une question d’un de ces collaborateurs qui lui demandait: « et internet? on va faire quoi avec internet? », Pascal Nègre avait royalement répondu « internet, on s’en fou, ca marchera jamais »….un vrai visionnaire en plus! surtout qu’en 2001 il fallait vraiment être débile pour ne pas voir arriver le haut débit généralisé…

  6. C’est vrai que dans le TGV, le métro, dans les tunnels routiers, au fin fond de l’Yonne ou des Galapagos, Deezer c’est le pied !
    Et puis toutes ces plateformes ça fonctionne superbien sur des PTF comme Linux.

    Ah oui, bien sûr, j’oubliais : un linuxien c’est un « tordu », forcément !

    db

  7. Et c’est en nous traitant de « tordus » qu’il espère nous convaincre ?
    Il a dû être diplomate dans une autre vie celui-là …

  8. Ohh chti pépère, il a pas pu s’acheter le jet privé en or incrusté de diamants, il a été obligé de s’acheter un jet normal.

    Non franchement c’est pas bien les gars, arrêtez de télécharger !!

    Plus sérieusement quand on achète un album, un artiste ne gagne quasiment rien, c’est la maison de disque qui empoche le pactole.

    A titre d’exemple, pour se faire 1 160 $ soit 854 €, le musicien doit vendre
    143 CDs autoproduits
    1161 CDs si il est dans une maison de disque

    Donc Mr Nègre, je n’ai qu’une chose à vous dire: « Allez vous faire foutre ! »

  9. Il a rien compris lui… Les gens ne téléchargeront plus lorsqu’il y aura du téléchargement légal qui permet de faire CE QUE L’ON VEUT avec la musique et à un prix INTÉRESSANT !

  10. A 5min 20:
    « Au brésil on produit des artistes brésiliens, aux états-unis des artistes américain, à Taïwan des artistes Taïwahien »

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