Roland-Garros : derrière le rideau, IBM

Roland Garros IBM

Roland Garros IBMLa bonne tenue de Roland-Garros passe en partie par un partenariat avec IBM. Ce dernier nous a invité à découvrir les coulisses de ce tournoi de tennis. Et c'est plus impressionnant qu'il n'y paraît.

Inutile de rêver : nous n’avons pas eu l’occasion de voir le fonctionnement de Roland-Garros dans son ensemble, d’avoir une vue intégrale des coulisses du tournoi. Néanmoins, IBM nous a autorisé à jeter un oeil à sa façon de fonctionner de paire avec la Fédération Française de Tennis sur l’évènement.

Au delà du fait que la firme se sache derrière la création, le développement et l’hébergement du site officiel de Roland-Garros, elle est également celle qui fourni la technologie qui va permettre de produire les statistiques des données des matchs en temps réel -elle a chaperonné la pause de radars, posé sur les 7 courts principaux, qui vont calculer et analyser les vitesse et trajectoire de la balle-.

Si vous désirez vous faire une idée plus précise de la chose, nous vous invitons à jeter un oeil sur les statistiques des derniers matchs ayant pris place sur les courts de Roland-Garros. Celui ayant opposé Nadal à Brands, par exemple ? Tout ceci se voit recoupé sous une seule et unique apellation : le concept de SlamTracker. C’est complet, et sans doute même trop pour le grand public qui n’exploitera pas l’intégralité des données mises à sa disposition !

Plus intéressant encore pour les geeks que nous sommes : l’outil « clés du match » (encore et toujours développé par IBM, vous suivez ?). Cet outil va analyser les données collectées depuis un peu plus de 8 ans sur les 4 tournois du Grand Chelem (plus de 41 millions de points au total, tout de même), et s’appuyer sur le principe d’analyse prédictive. Avant chaque match, une analyse historique des matchs joués entre les 2 joueurs va être effectuée, passer en revue leurs statistiques, et déterminer automatiquement les critères qu’ils devront remplir durant le match pour avoir le plus de chances de s’assurer la victoire. Au nombre de 3 par joueurs, ces clés pourront différencier : pourcentage de premiers services remportés, nombre de points remportés en moins de 3 échanges, etc. Pour prendre l’exemple du match Stakhovsky contre Gasquet (1er tour), les clés de ce dernier furent les suivantes : « remporte plus de 59% de points sur le deuxième service adverse, « remporte plus de 52% de points derrière le deuxième service » et enfin « remporte plus de 53% de points sur un coup gagnant ou une faute provoquée ». Il a décroché 2 clés sur 3, et s’est assuré une victoire 6-1 6-4 6-3. Alors, l’outil d’IBM est-il infaillible ? Sans doute pas, mais il semble toutefois se tromper assez peu !

Roland Garros IBM

Tiens, et pendant qu’on y est, on ne résiste pas au plaisir de partager avec vous 2 anecdotes sur l’évolution technologique au sein du tournoi Roland-Garros : en 1993, les premiers radars permettant de calculer la vitesse de balles de service ont été installés sur les courts. En 1996, c’est le site web de l’évènement qui fut déployé sur la toile. Maintenant, l’heure est au cloud et aux torrents de données. Des données qui finissent pas influer grandement sur la gestion des entraînement des joueurs, et sur leur façon de jouer également, selon l’adversaire qu’ils seront amenés à rencontrer !

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