Giz Hours, pourquoi l’alcool modifie notre comportement ?

Ivre, il attache sa cravate au dessus de sa tête

Ivre, il attache sa cravate au dessus de sa têteParmi les pires (fausses) excuses que l'on se trouve pour picoler, notre préférée est sans doute 'Youhou on est jeudi !'. Donc, ce soir, nombre d'entre vous vont, comme qui dirait, prendre cher... Inexorablement, l'ivrogne qui sommeille en vous va se réveiller. Certains s'énervent, d'autres enlacent tout le monde, d'aucuns pleurent... Mais pourquoi ?

Boire, de l’alcool s’entend, influence nos personnalités de façons diverses et variées. Combatif, impulsif, ou tout simplement béat, à un moment ou à un autre, nous avons goûté cette expérience. L’alcool affecte tous les organes du corps, mais son effet sur le cerveau est ce qui détermine notre comportement sous son enivrante emprise.

Avouons-le, vous avez l’alcool triste ? L’alcool joyeux ? L’alcool charnel ? L’alcool mauvais ? Ce n’est pas de votre faute (vous avez tout de même commandé ce sixième verre…) ! Mental Floss décompose la science qui se cache derrière tous ces sentiments bien arrosés.

Avant que ce shot de Tequila ne vous retourne, une partie de l’alcool est absorbé par les muqueuses de l’estomac tandis que la majorité passe dans l’intestin grêle. L’alcool se dissout grâce à l’eau contenu dans le sang pour être transporté via la circulation sanguine. Il est ensuite traité par le foie avant d’être excrété. Chronologiquement nous sommes en LGB du LDC (la gueule de bois du lendemain de cuite, pour les non-initiés)

Avant que cela n’arrive, cependant, l’alcool est capable de traverser la barrière hémato-encéphalique, ce qui signifie qu’il peut entrer directement dans le cerveau grâce à la circulation. À ce stade, vous remarquerez des changements dans votre comportement et dans le processus de pensée. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant !

L’alcool est un dépresseur bien souvent responsable d’états de dépressions chroniques, mais pas dans le cadre d’une consommation occasionnelle. Au contraire, un dépresseur incite à une réaction chimique qui ralentit l’activité du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) qui a pour rôle de l’interprétation des signaux sensoriels, le contrôle de la fonction motrice, la pensée et le raisonnement, et… la régulation des émotions.

Une fois la barrière de notre tête franchie, l’alcool s’installe dans la couche superficielle de notre cerveau, le cortex cérébral. Cette mince couche de cellules (autrement plus connue sous le nom de matière grise) couvre le cerveau et le cervelet et est responsable du traitement des informations sensorielles, des pensées et de la gestion de la majorité de nos mouvements musculaires volontaires (Tu comprends mieux pourquoi tu t’es cassé la g***** la semaine dernière ?).

L’alcool perturbe le flux normal des neurotransmetteurs issus des connexions synaptiques qui oeuvrent dans le cortex. Promptement résumé, nous entrons dans un état ​​second. La première étape est alors la levée de nos inhibitions. A mesure que nous devenons bavard et plus sûr de nous, nos jugements pragmatiques et censés commencent à gentiment s’éclipser. En somme Hyde prend la place de Jekyll.

Plus vous descendez de verres, plus le phénomène s’amplifie et plus l’alcool pénètre le cerveau. Il va de soit que plus l’alcool est fort, plus le phénomène est puissant. Le système limbique se trouve à une profondeur de 6 niveaux dans le cerveau, considéré comme le centre émotionnel du cerveau, il est chargé de contrôler nos émotions, notre comportement, et la formation de souvenirs à long terme. Une fois que l’alcool commence à l’affecter, vous êtes probablement saoul.

Tout ça, c'est à cause de lui

Tout ça, c’est à cause de lui… Enf****

Le principe est le même que pour le cortex, l’alcool altère, voire interrompt les signaux électriques transitant entre les synapses, nous ne pouvons pas interpréter correctement l’information. Le système limbique, qui devrait normalement garder nos émotions sous contrôle, nous soumet alors à des sautes d’humeur et des états exagérés.

Cela peut se manifester par l’incompréhension des intentions de quelqu’un (Voilà la cause de la plupart des bagarres de bar), l’amplification des sentiments (la cause de la plupart des ruptures ou coup d’un soir du jeudi), ou simplement en disant quelque chose de gênant et regrettable (la cause de la plupart des vendredis matins facepalm ).

Puisque le système limbique est également chargé d’aider à la création de souvenirs, il faut ajouter une variable, rien ne dit que vous serez en mesure de vous souvenir de votre faux pas le lendemain (nota bene : attention, les autres, oui). Nos émotions d’alcoolique occasionnel exacerbent le plus souvent les aspects les plus marquants de notre personnalité. Si vous êtes heureux, picoler vous rendra certainement stupide, rien de plus. Si vous broyez du noir, mieux vaut sans doute tourner à l’eau… ou au Coca (nous ne sommes pas des monstres).

Et, une dernière chose pour notre conscience personnelle, l’alcool, c’est avec modération. Ne demandez pas qui est ce type, tout ce qu’il faut savoir, c’est qu’il vous veut du bien. Il est temps de révéler vos petits secrets, qui devenez-vous lorsque vous êtes ivre ?

Mental Floss]

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Tu as bien raison et un conseil, ne commence pas !!!! Personnellement, je considère l’alcool comme un des fléaux de ce monde. Et je parle avec mon expérience d’épouse d’un homme que l’alcool rend méchant (pas physiquement, heureusement, mais les humiliations verbales font parfois aussi mal que les coups !!!). Comme le dit l’article, les plus gentils des Jekyll peuvent se transformer en affreux Hyde sous l’emprise de l’alcool. Alors, message à tous ceux qui n’y ont jamais touché : continuez comme ça ! Je ne bois pas et pour autant, je fais partie de ceux qui s’amusent le plus, en général, en soirée. Comme on dit, « Sans alcool, la fête est plus folle !!!! »

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