PRISM, de qui se moque-t-on ?

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true storyIl ne faut pas remonter bien loin dans l'actualité pour se rendre compte que les non-dits et déresponsabilisations font la part belle à l'affaire PRISM. Aujourd'hui notre gouvernement semble outré et surpris d'apprendre que les Etats-Unis espionnent l'Europe et plus particulièrement la France. Pourtant en 2010, ces faits étaient avérés.

Entendons-nous bien, les documents qui ont révélé cette histoire douteuse au grand jour dormaient bien au chaud dans des dossiers secrets. Cependant, il convient de se souvenir d’une des causes qui avait poussé Dennis Blair, ex-directeur du renseignement américain, à démissionner.

L’élu américain en fonction depuis janvier 2009 voulait signer un pacte avec Paris. Accord qui stipulait qu’ils ne s’espionneraient pas mutuellement. (Une version formelle du gentleman’s agreement existant avec la Grande Bretagne). Les négociations étaient quasiment abouties, quand le gouvernement Obama avait choisi de retourner sa veste pour y mettre un terme.

L’argument principal étant de ne pas pouvoir vérifier si les promesses étaient bel et bien tenues de la part des deux protagonistes… à moins d’espionner derechef. C’est le serpent qui se mord la queue…

Par ailleurs, certains notables politiques américains craignaient que ce pacte mis noir sur blanc ne menotte les Etats-Unis dans le cas où un nouveau gouvernement arriverait au pouvoir en France, un gouvernement, plus hostile aux objectifs américains concernant la politique étrangère. A croire qu’ils étaient devins au regard de l’élection de François Hollande.

ImpossibruConsidérée comme un malentendu pouvant entacher les relations entre l’Hexagone et le pays de l’Oncle Sam, l’affaire a tout de même été… Oubliée.

Pourquoi espionner la France ? Effectivement, il est rare que les Etats-Unis nous accordent autant d’attention…

Si l’on se reporte à 2010, deux raisons apparaissaient. Personne n’est né de la dernière pluie, l’espionnage existe depuis toujours entre les nations et la France elle-même n’est pas innocente. Selon les experts en renseignement américains, notre nation a tenté de voler des secrets concernant les technologies de défense américaines et internationales.

A cela s’ajoutait la suspicion de l’Amérique, présupposant de l’existence de liens commerciaux entre la France et des pays comme l’Iran et la Syrie, ainsi que des groupes militants d’Afrique du Nord. Rappelons que le PRISM oeuvre sous la couverture de l’anti-terrorisme.

Reste, qu’en mai 2010, le gouvernement français était parfaitement au fait de ces pratiques. C’est pourquoi l’on peut s’étonner des diverses réactions de surprise de la part de nos élus. Après un silence plutôt long, François Hollande a aujourd’hui déclaré :

‘Nous ne pouvons pas accepter ce type de comportement entre partenaires et alliés. Nous demandons que cela cesse immédiatement’ ajoutant que ‘les éléments sont déjà suffisamment réunis pour que nous demandions des explications’.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a quant-à-lui demandé un contrôle. Entre les instances qui outrepassent leurs droits, celles qui ont la mémoire courte et celles qui préfèrent se renvoyer la faute…

Nous tenons officiellement notre saga de l’été, en espérant que François Hollande prouve qu’il n’a jamais mérité le surnom de Flamby.

Tags :Sources :NY TimesLe Figaro
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Je crois , enfin il me semble que windows c’est pas chinois non plus . Nos cheres administrations renouvellent leurs contrats au lieu de preferer des solutions libres .
    Sans solutions miracle certes mais au moins il viendront chercher les informations ; de ce fait il seront plus à découvert .
    Personnellement je fais mienne la devise : gardez moi de mes amis je me garde de mes ennemis ; paske si on se méfie des ricains du coup on pense plus à nos barbouzes.

  2. En news technologico-people, Florence a su imposer un style reconnaissable entre tous (même dans le contexte particulier de ce blog, on reconnaissait immédiatement sa patte) … mais alors là, dans l’exercice du papier d’éditorialiste politico-diplomatique, ça devient carrément du grand art.
    Elle commence en reprochant au gouvernants leur style « outré » et finit en espérant que le premier gouvernant ne soit pas mou dans sa réaction (c’est comme ça qu’il faut interpréter le sobriquet de « flamby » qu’elle colporte à son tour, mine de rien et de façon tellement bête et hors de propos, non ?).
    D’abord, elle rapproche la démission d’un américain (« parce que l’accord auquel il travaillait n’avait pas abouti ») d’une preuve d’espionnage. C’est pas parce qu’on refuse de signer un accord de non-agression qu’on se déclare la guerre.
    Ensuite, réagir publiquement à l’annonce publique qu’on se fait espionner n’est jamais superflu.
    Florence … sérieusement, t’es pas journaliste. Quand ça parle de quizz sur les windows phones, je m’en fous un peu … mais là tu devrais reconsidérer cette certitude avant d’écrire des papiers sur autre chose (et ceux qui t’emploient aussi)

      1. Faut arrêter de rager bêtement en réponse aussi. Dans l’ensemble je suis d’accord avec fiduce. Et répondre « Si t’aime pas les articles du site, ouste », c’est que tu n’as rien compris au commentaire. Il traite des qualités « journalistiques » d’une personne de la rédaction en particulier, pas le site entier.

        Et ça ne justifie en rien le « pov’con » qui décrédibilise tout autant son auteur ^^

  3. Enfin même avant ça, Echelon était connu.

    De plus, il ne faut pas se leurrer que ces grandes oreilles (des deux côtés) ont aussi servi à la guerre économique, tout particulièrement entre Airbus et Boeing.

    Si les Etats-Unis et l’Europe veulent interdire le matos chinois dans les routeurs ou les GSM, c’est avant tout pour garder le monopole du backdoor

  4. Heuuu…les commentaires c’est pour tout le monde, et tous types de critiques, positives autant que négatives.
    J’aurais plutôt tendance à dire , trouve toi un autre site ou les commentaires sont fermés….

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