Test : Microsoft Surface Pro, tablette, hybride : où la situer ?

Surface Pro

Evolution logique de la Surface RT, la Surface Pro de Microsoft se veut être une tablette tactile orientée pour les professionnels, renfermant une version Pro de Windows 8. Mais il semble qu'elle ait bien du mal à trouver sa place !

C’est quoi ?

Déclinaison plus complète de la tablette Surface RT de Microsoft lancée l’an passée, la Surface Pro est un terminal aussi imposant que complet. Proposée avec un, voir deux claviers (en option, il ne faudrait pas trop pousser !), elle représente la quitessence même du concept d’hybride. Ce n’est pas tout à fait une tablette tactile, pas vraiment un ultrabook, et encore moins un ordinateur portable. Et malgré tout, la Surface Pro assure les mêmes fonctions qu’un ordinateur classique, grâce à Windows 8 Pro, sur lequel elle ne manque pas de s’appuyer. Et cette fois, c’est de la version complète de l’OS de Microsoft dont il s’agit, et pas uniquement de la version RT, très limitée dans son utilisation. Mais ça, nous n’avions pas manqué de le faire remarquer lorsque nous avions testé la Surface RT !

C’est pour qui ?

De par son nom, la Surface Pro met directement les choses au clair : elle se destine avant tout aux professionnels, ayant besoin d’un terminal portable équipé de Windows, qui saura se transformer en tablette d’appoint. Bien qu’on ait du mal à qualifier l’écran de la Surface Pro de véritable tablette, tant il est lourd et imposant (plus de 900 g). Tentez de lire un livre sur votre Surface Pro niché dans votre lit en la tenant au dessus de votre visage, et sachez que vous risquez à tout moment de vous casser une dent si elle venait à vous échapper des mains ! L’exemple est volontairement appuyé, mais il traduit assez bien le format XXL de la tablette.

Un point sur le design

La Surface Pro est plutôt réussie, visuellement parlant. Avec ses courbes racées, ses claviers en option mais largement conseillés, puisque protégeant son écran et affirmant son style (sans parler du fait qu’ils vous libèrent du clavier tactile de Windows 8 Pro !), elle en jette.

Tandis qu’elle s’appuie sur un châssis en magnésium, elle tire partie d’une construction VaporMg, qui lui assure une résistance impressionnante. Souvenez-vous de cette vidéo où un exécutif de Microsoft s’amusait à faire du skate sur une Surface ! Pour en finir sur ce point, notons que l’arrière de la coque de la Surface Pro cache un pied rétractable, discret et pratique. Mais globalement, on retiendra sa finition au top, qui tranche radicalement avec certains hybrides proposés par la concurrence, qui ne s’embêtent que très rarement avec les détails.

Prise en main

L’écran 10.6″ (résolution de 1 920 x 1 080 pixels) de la Surface Pro est un peu trop chiche pour autoriser une expérience Windows 8 Pro optimale. Vous allez pouvoir réussir à profiter de l’OS dans sa version complète sur la Surface Pro, mais avant cela, il va falloir ruser. Le bureau de Windows semble serré sur l’écran de la tablette, et les menus de l’OS peinent à trouver leur place dans un espace si réduit. Alors, vous devrez passer par les réglages, et jongler avec les paramètres d’affichage avant de trouver un résultat qui vous convienne et qui soit compatible avec votre utilisation, qu’elle soit ou non professionnelle.

Mais n’allons pas jeter la Surface Pro au bûchet pour autant. Elle offre des petits plus qu’on ne retrouve que sur très peu de tablettes : une sortie mini-DisplayPort déjà, mais aussi un port USB 3.0, qui vous permettra de brancher une souris, ou un disque dur externe par exemple. Son processeur Intel Core i5 (couplé à 4 Go de RAM) n’est pas non plus en reste, et assure une réactivité presque sans faille, tandis que ses 128 Go vous donneront de quoi stocker. Attention toutefois sur ce point : dès le départ, de nombreux Go seront déjà réservés par Windows. Plus exactement, il reste 23 Go sur la version 64 Go de la tablette à son premier allumage, et 84 Go sur la version 128 Go. Tirez partie du port microSD, qui se fera une joie d’accueillir une carte de 64 Go !

Pourquoi c’est bien ?

La Surface Pro balaye l’un des principaux soucis de la Surface RT : sa logithèque limitée. Le modèle Pro vous permet d’installer n’importe quelle application sous Windows 8, et c’est là l’une de ses forces.

Un port USB a réussi à trouver sa place sur le chargeur de la Surface Pro. C’est étonnant, mais très pratique, et ça vous permet de recharger votre smartphone lorsque vous travaillez sur votre tablette sans pour autant cannibaliser son port USB 3.0 principal, que vous utiliserez sans doute à d’autres fins.

Elle est livrée avec un stylet Wacom très précis, qui sera utilisé pour prendre des notes au sein d’applications dédiées (OneNote par exemple, qui n’a pas manqué de nous étonner !).

Windows 8 Pro permet d’avoir accès au Marketplace de Microsoft, et d’installer des applications de la trempe d’un Office ou d’un Photoshop.

Pourquoi ça aurait pu être mieux ?

La Surface Pro n’est pas un véritable ordinateur portable, et vous allez d’ailleurs rapidement vous en rendre compte lorsque vous allez vouloir l’utiliser dans le train, sur vos genoux. Contrairement à un ultrabook, vous n’allez pas pouvoir incliner son écran comme vous allez le vouloir, puisque sa béquille ne va pouvoir offrir qu’une seule position. Et ça fait une sacré différence !

De base, la Surface Pro n’est pas un terminal voué au jeu. Elle ne dispose pas d’une véritable carte graphique, et se dépatouille d’un chipset Intel forcément limité. Remarquez, c’est déjà largement mieux qu’avec la Surface RT, traînant un Tegra 3 bien moins vivace.

Le connecteur magnétique de la tablette, utilisé pour brancher le chargeur, est loin d’atteindre le niveau d’une prise MagSafe. Il est difficile de relier le chargeur sans devoir à s’y reprendre à plusieurs fois.

La version 128 Go va être vendue 979€, la version 64 Go 100€ de moins. Oui mais voilà : pour ce prix, Microsoft ne livre pas le clavier, que vous devrez acheter en supplément. Comptez 129,99€ pour le clavier Type Cover (le « vrai » clavier) et 119,99€ pour le clavier Touch Cover, aux touches plus « molles », et qui s’il est plus réusis esthétiquement parlant, vous demandera un petit temps d’adaptation. Dans tous les cas, vous êtes parti pour lâcher un billet de 1 000€.

Ça nous a étonné

La Surface Pro semble avoir du mal à se refroidir, et elle est constament « chaude », comme l’est un MacBook Air, comme l’est un ordinateur portable plus classique, lorsqu’on les utilise. Autant dire que c’est assez peu pratique pour une tablette qu’on est censé tenir, ou poser sur ses cuisses !

C’est à noter !

  • L’autonomie de la Surface Pro aura tendance à fondre comme neige au soleil si vous vous mettez en tête de la « stresser ». Ainsi, en lançant une vingtaine d’onglets dans Chrome tout en profitant de l’application de bureau Spotify, on a pu profiter de la tablette trois heures et des poussières, avant qu’on ne soit obligés de passer par la case recharge. Pour disposer d’une autonomie honnête, il vous faudra désactiver les fonctions les plus gourmandes, tout comme vous le feriez sur un ordinateur portable classique. A l’heure où les ultrabooks et les MacBook Air arrivent à dépasser les 10 heures d’autonomie en une seule charge, ça fait tâche.
  • Les haut-parleurs de la tablette manquent sévèrement de panache, et il est difficile de regarder sa série préférée, de s’adonner à une session de chat vidéo, sans opter pour un casque. A moins d’avoir l’ouïe fine, vous risquez de devoir tendre l’oreille pour profiter du son émis par la Surface Pro, et ce, même lorsque son volume est réglé au maximum.
  • Vous pensiez pouvoir mettre la Surface Pro en veille, et la réactiver quelques jours plus tard ? Raté ! A contrario d’une tablette tactile classique, la Surface Pro ne supportera pas une mise en veille prolongée, et verra sa batterie se vider très rapidement.
  • Il fallait y penser, mais grâce à la version Pro de Windows 8, la Surface Pro donne accès à un navigateur web classique, qui lui même donne accès aux versions web des Spotify et Deezer. Du coup, vous allez pouvoir en profiter sans pour autant opter pour un abonnement Premium. Chose impossible sur les terminaux mobiles classiques vous obligeant à passer par des applications dédiées, justement réservées aux abonnés !

Et alors, j’achète ?

Tout dépendra de l’usage que vous voulez faire d’une tablette, et plus encore de votre budget. Car il faut bien garder en tête que le prix de la Surface Pro dépasse les 1 000€. Certes, ce prix se justifie du fait des composants qu’elle intègre, mais tout de même : vous ne saurez que faire du potentiel de ce produit si vous pensez utiliser votre tablette pour lire vos mails, surfer sur la toile et jouer occasionnellement.

Gardez bien à l’esprit que pour le même prix, vous pourrez mettre la main sur un ultrabook, qui sera bien plus fonctionnel, et tout autant nomade.

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. L’idée de MS est parfaite, mais la réalisation beaucoup moins.

    3h de batterie sur une tablette … Mais bien sûr. Ca c’est juste honteux. Pour les Pro ? LOL

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    1. Ce n’est pas une tablette mais un hybride pc-tablette.
      En utilisation tablette :
      je recommande de mettre l’autonomie de la batterie en mon économie d’énergie (option d’alimentation) et dessendre le processeur a 65% en utilisation max et grace a ca nous avons une autonomie de batterie allant de 5h30 a presque 6H.
      De plus ne pas oublier que c’est un i5 2coeurs physique et 4coeur logique cadencé a 2.6ghz (en turbo boost) donc l’utiliser a 65% n’est pas gênant car il est assez puissant pour les flux vidéo internet , les les jeux du Widows Store et autre application de bureau peu gourmande. (ça c’est l’utilisation que nous fesont tous d’une tablette…;)
      .
      en utilisation pc portable
      meme configuration que je donne plus haut, sauf pour les application Windows gourmande et les jeux PC ou la on se mettra plus en performance maximal, mais la encore généralement avec nos pc portable quand nous l’utilisons pour les jeux et les applis gourmandes nous somme toujours sur secteur.

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