Une technique industrielle pour fabriquer un coeur !

circuits

Depuis que faire pousser des organes aussi complexes que le coeur est de l'ordre du tangible, on se dit que plus rien ne pourra arrêter nos chercheurs émérites. Et pour cause lorsque l'on apprend qu'ils ont réussi à faire du muscle cardiaque fonctionnel grâce à une machine fabriquant des circuits imprimés.

Aujourd’hui, les chercheurs du MIT ont publié les résultats de leurs tentatives visant à reconstruire du tissu cardiaque en utilisant une machine servant à l’origine à concevoir des circuits intégrés.

Recréer du tissu cardiaque en laboratoire représente un énorme défi. Si les cellules musculaires ne sont pas disposées précisément et le long du même axe, le coeur ne sera pas en mesure de pomper le sang et c’est donc la mort assurée.

En utilisant des techniques de fabrication adaptées à l’industrie microélectronique, les scientifiques ont pu construire une cellule en trois dimensions. Les chercheurs du Draper Lav du MIT ont mis au point de minces feuilles micro-perforées qu’ils ont par la suite empilées grâce à cette machine utilisée pour fabriquer des circuits. La technique est exactement la même.

L’engin a en réalité parfaitement positionné les aspérités pour créer des faisceaux musculaires entrelacés avec des cellules musculaires de souris et des cellules cardiaques de rats nouveau-nés.  En contrôlant l’alignement des fibres ainsi obtenues, les chercheurs peuvent produire des tissus qui imitent précisément le cœur humain et ses fonctions, grâce aux cellules souches.

Alors que plusieurs défis interdisaient actuellement la production en masse de tissu cardiaque viable, les chercheurs arrivent à un niveau sans précédent dans le contrôle de la croissance cellulaire et sa multiplication.

 

Tags :Sources :MIT News
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. @ A quand le processeur huit coeurs 😀

    Flippant et étonnant les progrès de la science. Il y a du chemin à faire, mais on peut bien aller dans le sens d’imprimer d’organes, pré compatibles ADN, ou du clonage on demand, où l’on demande la pièce défaillante.
    Les personnages du film « The Island » soupirent un coup.

  2. On imagine très bien les applications que cela aura autant en robotique (pour la création de machines dotés de muscles à l’image de l’homme) que de la médecine (qui permettra à terme la greffe de nouvelle forme de prothèses).

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