La crème antiride contre Parkinson ?

Sucrer les fraises

Une nouvelle étude suggère que la kinétine, un produit chimique fréquemment utilisé dans les crèmes anti-âge, pourrait être indispensable pour développer un traitement contre la maladie de Parkinson.

Oubliez de régénérer votre peau, ce produit chimique pourrait être détourné pour inverser la mort cellulaire, qui cause la maladie de Parkinson. Selon l’étude publiée, les chercheurs ont utilisé la kinétine pour stimuler l’activité d’une enzyme appelée PINK1.

Sous cette charmante appellation, on trouve une enzyme intimement liée à la mort des cellules cérébrales des patients atteints d’apparition précoce de Parkinson, et plus particulièrement, des symptômes caractéristiques de la maladie.

Pour simplifier un peu les choses, des preuves démontrent que la maladie de Parkinson est au moins partiellement causée par une mutation de PINK1, qui provoque un dysfonctionnement de l’enzyme. De là, ce trouble affecte les mitochondries, organites de la cellule qui transforment l’énergie que vous consommez en énergie qui alimente alors vos cellules. Les chercheurs précisent.

‘Dans la maladie de Parkinson, les mitochondries peu stimulées sont associées à la mort des cellules nerveuses produisant la dopamine dans la région du cerveau appelée substantia nigra.

Elle joue un rôle majeur dans le contrôle de mouvement. La perte de ces cellules est une caractéristique de la maladie de Parkinson et la cause de symptômes importants, y compris la rigidité et les tremblements.’

L’étude en question est la première à montrer que la kinétine pourrait être utilisée pour stimuler l’activité de PINK1 à des niveaux proches de la normale. Ce n’est pas encore un traitement à l’heure actuelle, mais un premier pas franchement encourageant !

Tags :Sources :Cell
Dernières Questions sur UberGizmo Help
    1. Pourtant évident: « Mamie est en train de sucrer les fraises », ce qui signifie qu’elle tremble, pratique quand tu as un sucrier dans la main 😉

  1. Étant parkinsonien, j’apprécie difficilement la tentative de vouloir faire sourire le lectorat en associant cette maladie difficilement supportable avec cette photo. Si l’auteur s’était un tant soit peu renseigné, il saurait qu’un parkinsonien sur trois ne tremble pas. Pourquoi ne pas mettre un fauteuil roulant ou un lit médicalisé tant qu’on y est ?
    J’aurais préféré que soit mise une illustration représentant la molécule de dopamine, celle qui nous fait cruellement défaut.

    1. Les symptômes de la maladie de Parkinson s’apparentent souvent à ceux de la vieillesse (voire se confondent à ces derniers) : c’est ainsi que l’image du malade est celle d’un vieillard courbé en avant et tremblotant.
      Dure réalité pour une majorité de malades mais supplice pour une partie des malades en augmentation vraisemblablement en raison de facteurs environnementaux de plus en plus nombreux et concomittants à des facteurs génétiques (prédisposition).
      Des « jeunes parkinsoniens » peuvent souffrir de cette pathologie dès une vingtaine d’années : leur vie devient un véritable parcours de combattant.
      J’ai 55 ans et la maladie de Parkinson depuis l’âge de 41 ans : je défends en France la cause des « jeunes parkinsoniens ».

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