L’addiction à la nourriture comparable à celle à l’héroïne ?

Les résultats d'une nouvelle étude tendent à prouver qu'il est bel et bien possible de classer la nourriture en tant qu'addiction.

Les experts en charge de l’étude en question ayant tout de même tenu à préciser que cette addiction était généralement entraînée par la consommation de produits très -trop- riches en sucre (les « snacks », par exemple), qui sont capables d’activer des regions du cerveau également stimulées lors de la consommation de drogues dures, du genre de la cocaïne et héroïne. Plus précisément, c’est la région du noyau accumbens du cerveau qui est amorcée par cette consommation de sucre.

En résumé, l’étude aura à l’origine tenté de comprendre pourquoi les personnes décidant d’atteindre un poids dit « normal » étaient parfois incapables d’arriver à leur fins. Le Docteur Belinda Lennerz, en charge de l’étude, soulignant le fait qu’en théorie, la perte de poids est sensée être une étape simple à gérer, en réduisant le nombre de calories absorbées, bien qu’il apparaisse dans les faits que beaucoup de personnes en régime continuaient de trop manger.

Pour se rendre compte des effets d’addiction de la nourriture auprès de certains patients, le Docteur Lennerz et ses collègues se sont spécialement centrés sur celle disposant d’un index glycémique élevé, qui va entraîner une forte augmentation du taux de sucre dans le sang. Conséquences de ce « boost » : il va également susciter l’irritabilité.

La stimulation du noyau accumbens aura finalement été constatée en réalisant des tests sur des patients (de différentes corpulences), auxquels on aura donné des milkshakes à l’index glycémique élevé et bas, puis en les soumettant ensuite à des IRM.

Ceux ayant consommé les milkshakes à l’index glycémique élevé ont eu des patterns d’activations cérébrales comparables à ceux constatés lors de prises de drogues dures. De quoi en arriver à la conclusion suivante : lorsqu’une personne mange trop, et « mal », elle est alors considérée, selon l’étude, comme « addict » à la nourriture. Voilà qui ne devrait pas manquer de susciter le débat.

Lissandra Melo / Shutterstock.com

Tags :Via :dailymail
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. hum moke enfin les gens qui testent devraient essayer l’héroine pendant un mois & on en reparle :p ça sent l’histoire du mec qui a fait réussi à avoir une ordonnance pour justifier de ces retards :p

  2. Pour les Américains cela ne m’étonnerait pas du tout. Ils sont probablement la population mangeant le plus de produits transformés (processed food, ils appellent ça). Un cocktail addictif dans chaque produit alimentaire : sel, sucre… Et bien d’autre dont j’ignore l’existence. Mais pour balancer mes propos, je ne pense pas non plus que l’on puisse comparer l’addiction aux drogues et celle à la nourriture, malgré la stimulation de la même zone cérébrale.

  3. Faut pas exagerer non plus le titre… Pour avoir vu tous les jours des heroinomames, la violence et la rapidité de cette addiction… c’est juste affreux. Emmenez des ados aux urgences et leur montrer ce que c’est un héroïnomane en manque ca leur coupera l’envie

  4. … zut tu viens de rater une belle conclusion :-). « voilà de quoi nourrir le débat » aurait eu plus de sel. d’ailleurs susciter LE débat, chuis pas sur que ce soit français.

  5. Et à la fin de l’étude… Nous remercions Mc donald, Burger King, Pizza Hut et la moitié de la population d’USA, sans qui, cette étude n’aurait pas été possible.
    Franchement, on essaie vraiment de nous faire gober n’importe quoi et le pire, c’est que certaines personnes vont se cacher derrière cette explication « scientifique »…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité