Un pilote estime qu’on pourrait garder nos téléphones allumés en avion

Quelle est la chose la plus embêtante quand on prend l'avion ? Si l'on pose la question aux habitués, la réponse qui revient le plus régulièrement reste sans conteste l'interdiction d'utiliser nos téléphones à bord, "durant certaines phases". Les pilotes sont-ils du même avis que l'administration de l'aviation civile ?

David Pogue travaille au New York Times. Il a récemment eu la chance d’interviewer le pilote Patrick Smith, et auteur de « Cockpit Confidential » (« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir les voyages en avion: questions, réponses et réflexions »). A la question de savoir si les téléphones et autres gadgets électroniques sont réellement dangereux pour l’appareil, il répond :

Je parie que sur la totalité des téléphones emmenés en avion, au moins la moitié sont laissés allumés, par inadvertance ou par flemme. S’ils étaient effectivement source de problèmes, je pense que nous aurions désormais davantage de preuves.

Patrick Smith ajoute aussi que l’utilisation par les pilotes de tablettes numériques rend « difficile de prendre l’interdiction au sérieux »…

Toujours est-il que nous sommes, et serons à mon avis pendant encore longtemps, contraints d’éteindre nos appareils électroniques durant certaines phases de vol…

Tags :Sources :GizmodoCockpit Confidential sur Amazon
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Je bosse avec des électroniques bien plus sensibles et puissantes que celles embarquée par les avions. Et le téléphone n influence aucunement leur bon fonctionnement. Et pareil, pour prendre souvent l’avion , je confirme que tous les habitués ne l éteignent pas…
    Bah oui réfléchissez, al quaida se serait déjà servit de cette technique sinon…

  2. N’oubliez pas qu’un téléphone est capable de mettre le feu à l’essence dans les cuves des stations service ou de tuer un patient dans un hôpital.
    Alors à votre place je me méfierai dans les avions.

      1. Il y a déjà eu des histoires de gens morts à cause d’appareils chargés de maintenir en vie déréglés par des ondes émises par un téléphone portable.

  3. Le problème c’est qu’il est difficile pour certains individus de se soumettre a quelconque règle, même si c’est une question de sécurité!
    Ceux qui n’éteignent pas leurs appareils électroniques durant les phases de décollage ou d’atterrissage font tout simplement preuve d’incivisme, pas de flemme ou je ne sais quoi.

  4. Quand je vois le bordel sonore qui sort des enceintes de mon PC quand mon téléphone se synchronise avec les antennes relais, je veux bien croire qu’il puisse y avoir une influence sur des systèmes électroniques sensibles…

    Alors je préfère que les téléphones restent éteints.

  5. A part pour des raisons professionnelles. Si l’on est pas capable de se passer de son téléphone ( cinémas , avions, stations services ou hôpitaux .) quelques heures c’est inquiétant .
    « Et ça fait chier grave tous ces cons qui téléphone ou tweet à tout bout de champ pour raconter leurs vies sans s’occuper de leur entourage qui subit leurs conversations sans intérêts. Et qui plus est en avion compte tenu de la promiscuité du lieu. »

    1. Même pour des raisons professionnelles ce n’est pas excusable. Quelle profession exige qu’on puisse mettre, même pour un instant, la vie d’autrui en danger?

      1. pour ca il faudrait encore que ce danger soit avéré, je pense pas qu’il existe un seul cas ou un avion s’est crashé pour cette raison… ca ce saurait.
        Par contre laisser son téléphone alumé dans l’avion est con, comme il n’a pas de signal, il augmente sa puissance a fond pour essayer d’en avoir, du coup il emet plus d’ondes et perds de sa batterie. Comme l’avion est un sorte de cage de faradet, ces ondes ne peuvent pas sortir de l’avion, qui, si tout le monde le laissait alumé, s’apparenterait a un micro-onde géant, ce qui n’est pas idéal pour nos petits cerveaux.
        Par contre, pas moyen qu’un appareil en mode avion créée la moindre interférence. Pas de quoi traiter les gens qui manipulent leur gsm ou tablette en mode avion au décollage de terroriste, ceux qui font ca sont des petochards idiots

      2. pour ca il faudrait encore que ce danger soit avéré, je pense pas qu’il existe un seul cas ou un avion s’est crashé pour cette raison… ca ce saurait.
        Par contre laisser son téléphone alumé dans l’avion est con, comme il n’a pas de signal, il augmente sa puissance a fond pour essayer d’en avoir, du coup il emet plus d’ondes et perds de sa batterie. Comme l’avion est un sorte de cage de faradet, ces ondes ne peuvent pas sortir de l’avion, qui, si tout le monde le laissait alumé, s’apparenterait a un micro-onde géant, ce qui n’est pas idéal pour nos petits cerveaux.
        Par contre, pas moyen qu’un appareil en mode avion créée la moindre interférence. Pas de quoi traiter les gens qui manipulent leur gsm ou tablette en mode avion au décollage de terroriste, ceux qui font ca sont des petochards idiots

  6. Savez vous pourquoi on ne doit pas utiliser un téléphone durant le décollage ou l’atterrissage?
    Pas pour les interférences. Je pense que c’est évident pour tous que ça ne gêne pas.
    Mais pour avoir l’attention de tous durant les phases où il peut y avoir des problèmes.
    Qui sera le plus réactif en cas d’alarme évacuation?
    Celui qui regardait par le hublot et a constaté la fumée sortant du réacteur ou celui qui jubilait de voir s’afficher « Sugar Crush » avec son casque vissé sur les oreilles…?

    Il a été prouvé que le personnel de cabine qui est vigilant et s’est répété les étapes d’une évacuation au moment du décollage devient opérationnel (après le coup de stress de l’incident) en 8 secondes. Ceux qui jacassaient pendant ce temps restaient sidérés à l’écoute de l’ordre d’évacuation et redevenaient opérationnels au bout de 40 secondes.

    Chaque seconde compte à ce moment là.

    D’où l’interdiction. Ces appareils sont autorisés le reste du temps sur mode avion (de toute facon le réseau ne passe pas si haut).

    1. Enfin une réponse intelligente et pas du style « Si ils le disent alors on doit le faire pour pas mettre la vie d’autrui en danger ».

      En connaître la véritable raison est mieux.

  7. C’est justement tout l’intérêt de l’avion : le seul havre de paix sans les téléphones.

    Par pitié laissez tomber quelques heures
    ce fil à la patte dont vous êtes l’ESCLAVE !

    Nomophobes !

  8. « Question de respect d’autrui » sachant qu’il n’y a aucun risque … faut etre debile quand meme :/
    La liberté consiste a faire ce qui ne nuit pas aux autres, alors les outrés, donneurs de leçons et autres etroits du cervelet, c’est pas les accrocs aux smartphone dans leur coin fermant leur gueule les yeux rivés sur l’ecran qui non pompent l’air, C’EST VOUS !!!

  9. Moi je laisse toujours allumé.
    Les avions sont conçus pour ne pas être perturbés par les interférences électromagnétiques (systèmes classés SIL4). Ceci est d’autant plus vrai que l’avion est un modèle gros, de grande série, ou récent : il n’y a que quelques vieux coucous à hélice qui peuvent éventuellement être perturbés (et encore, faut pas avoir de bol, vue la faible probabilité).

    Donc je fais preuve d’intelligence, et je ne me laisse pas emmerder par une règle qui a été si bêtement généralisée à toute l’aviation civile. C’est pas parce qu’il y a des règles idiotes qu’on ne doit pas réfléchir un peu.

  10. Ayant eu divers postes avancés dans l’ingénierie des systèmes de contrôle-commande critiques pour la sûreté (dans les secteurs des transports et de l’énergie), je sais très bien que je ne prends aucun risque en affirmant ce que je dis.
    Maintenant, je comprends que le gueux de base n’ait pas mes compétences, et se réfugie derrière des consignes parce que ça le rassure. C’est normal, et les consignes sont effectivement faites pour que ce même gueux n’ait pas besoin de 3 mois de formation pour comprendre la portée de ce qu’il fait en avion. Donc on le canalise, on impose des règles les plus contraignantes possibles pour qu’il n’y ait pas besoin de plus de discussion et que ça aille vite (même si c’est complètement ridicule).

    1. Gros dès que tu as fait un peu de CEM tu sais que ton avion de crains rien (oui c’est bien du SIL4 même si de mémoire les norme en aviation vont se rapprocher des normes nucléaire ( type RCCE) pour les automates.

      La vrai raison est celle invoquée par Korrigane, concernant l’attention des gens lors des phases potetiellement sensible.

      Après je sais pas si c’est volontaire, mais ton ton hautain est risible. Conaissant les problèmes tu n’as pas à prendre les gens de haut en les dévalorisant.

      Sur ce, si tu veux débatre du CC des avions je serais ravi d’aborder le sujet. Si tu veux prendre les gens de haut là ça me pose un problème. Justement quand on a des conaissance il faut les partager et non s’en servir pour avoir un pseudo sentiment de supériorité sur les « geux » ( bon moi j’apelle ça des péons ^^ )

      1. Bonsoir,
        RCC-E, le référentiel purement franco-français qui n’impose même pas d’assurer une gestion des exigences. Quelle blague ! Tu aurais eu plus de crédibilité si tu m’avais parlé des normes internationales (IEC 61513, IEC 60880 ou IEC 62138) ou encore américaines (par ex. IEEE 7-4.3.2 ou IEEE 1012).
        Et les normes de l’avionique, tel que la DO-178B ont suivi les évolutions des méthodes de l’Ingénierie Système et se rapprochent ainsi bien davantage de ces dernières que du RCC-E.
        En tout cas, ton propos est bien divertissant.
        Bonne soirée, gueux.

  11. En même temps les « électroniques sensibles » dans les avions sont surement hyper-protégées du point de vue électromagnétique, c’est fait quand même pour résister à la foudre. Je doute qu’Airbus ou Boeing n’aient pas fait passer leurs avions dans des « fours d’ondes ». Quand on voit les normes pour les appareils grand-public…

  12. 1 korrigan. Je peux vous donner le point de vue d’un pilote. Je rencontre tous les jours (de travail) cette situation et peut vous confirmer que notre priorité c’est la sécurité et surtout l’attention de nos passagers pendant les phases critiques du vol que sont le décollage et l’atterrissage. C’est bien principalement dans un objectif de disponibilité immédiate que nous demandons aux passagers de ne pas être concentrés sur un téléphone, console,…

    Il nous arrive d’oublier de mettre notre téléphone en mode avion, nous nous retrouvons alors dans la situation du bruit dans la chaîne hifi mais dans notre casque… Pénalisant dans les phases de départ ou d’arrivée du vol qui nécessite beaucoup d’écoute et des échanges précis a la radio.
    A des altitudes de 6km, les téléphones peuvent encore avoir du réseau. Dans tous les cas, le téléphone cherchera tout le vol un réseau et émettra des signaux.

    Les antennes de nos instruments, radios VHF, HF, … sont rarement au niveau du cockpit, les câbles d’acheminement peuvent donc traverser l’avion en fonction des systèmes. Un téléphone dans le cheminement peut donc perturber une communication avec le contrôle, l’intégrité de fonctionnement d’un équipement,… c’est assez désagréable voir pénalisant.

  13. De toute façon, la FIA est en train de chercher comment lever cette interdiction sans avoir l’air d’un con.
    Parce que à l’origine, si ils ont interdit les téléphones, c’était uniquement par application du « principe de précaution ». En gros, ils ne savaient pas si c’était dangereux, mais au cas où ça le serait, on interdit le temps de vérifier.
    Juste que depuis personne n’a pris le temps ni mis les moyens de vérifier si c’est dangereux ou pas…
    Et pour ce qui est d’avoir des appareils électroniques allumés, je vous rappelle que maintenant les manuels de bord des équipages sont sur tablettes, plus en papier, trop lourd…

  14. « Mesdames et messieurs, l’utilisation d’appareils électroniques est interdite durant les phases de décollage et d’atterrissage. Vous êtes donc priés d’éteindre vos montres. »
    L’illustration que c’est règle est fondamentalement complètement con.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité