« L’homme qui ne peut pas attraper le SIDA » est mort

Stephen Crohn. Si ce nom ne vous dit rien, sachez qu'il s'était fait connaître dans le monde entier comme "l'homme qui ne peut pas attraper le SIDA". Malheureusement, l'homme est mort à l'âge de 66 ans. Retour sur une vie dédiée à aider la lutte contre le SIDA.

Depuis 1978 et la mort de son amant – de ce que l’on appellera plus tard le SIDA -, Stephen Crohn a toujours été actif sexuellement. Si au fil des années, il voyait nombre de ses amis et connaissances mourir de ce virus, lui n’est jamais tombé malade. Petit-neveu de docteur, la particularité de son système immunitaire se fit savoir et il devint en 1996 « l’homme qui ne peut pas attraper le SIDA », selon The Independent, permettant ainsi de nombreuses avancées aux chercheurs.

Peintre accompli, rédacteur freelance, Stephen Crohn « était assez extraordinaire, et pourtant assez ordinaire » d’après sa sœur Amy Crohn Santagata. Son suicide reste donc inexpliqué, le sentiment de « culpabilité du survivant » pourrait pourtant ne pas y être étranger. Chaque bataille ayant ses héros, c’est un héros de la guerre contre le SIDA que le monde vient de perdre…

Tags :Sources :Crosstalk Kinja
Dernières Questions sur UberGizmo Help
    1. C’est à peu près ça… on voit ça chez les survivants de catastrophe, qui survivent alors que d’autres non. Qui passent leurs vies à se demander pourquoi eux et pas les autres.

  1. Mort d’avoir vu mourir ceux qu’il aimait ! Le même syndrome que ceux qui se suicide après avoir survécu a une catastrophe alors que les siens y sont restés ! Le côté horrible de la chose est que la science la utilisé comme cobaye pour la recherche et quelle n’a pas pris la peine de le protéger !

  2. Ça peut se comprendre… Le symptôme du survivant, quand les personnes auxquelles tu tenais meurent, alors que toi, dans le même merdier tu survis contre toute attente…

  3. « L’homme qui ne peut pas attraper le SIDA » est mort

    J’espère que les scientifiques ont été assez intelligents durant tout ce temps, pour consequencer l’ADN de cet homme, résistant au SIDA, car c’est par ce fait même et en isolant les genes qu’ont pourra un jour savoir ce qui le différenciait des autres qui attrapent la maladie, et donc développer un medicament qui va cibler exactement le gene en question, pour en sauver des millions de vies, qui ont contracté le SIDA.

  4. 1% de la population mondial est résistante à l’infection au VIH, car ces derniers ne possèdent pas un des récepteurs (gp 41 et gp120) nécessaires à la pénétration du virus dans le Lymphocyte CD4.

    Ce n’est malheureusement que d’une statistique, et les mécanismes de pénétration sont beaucoup plus complexe, compte tenu du haut rendement de mutation du virus. Sinon le vaccin serait déjà là..

    1. Merci pour la précision. Il n’était pas immunisé au sens que son système immunitaire arrivait à combattre le virus, mais tout simplement le mécanisme du virus n’avait pas de prise sur lui. Il a donc probablement contracté le SIDA une ou plusieurs fois, mais ce dernier n’a jamais réussi à se développer/reproduire et s’est désintégré.
      Par contre on ne peut pas créer un traitement qui « dégrade » nos lymphocytes j’imagine.

      1. Je suppose que ces récepteurs sont une caractéristique génétique des lymphocytes et donc que pour pouvoir les dégrader il faudrait « reprogrammer » l’ARN des cellules qui les génèrent. Pas simple.

        1. Je ne connais pas la particularité de se défunt monsieur, mais il pouvait être un porteur sain ( ce qui parait n’être pas le cas).
          Il a pu aussi être un « transporteur » (comme dans le cas de certains virus, qui n’affectent pas certains animaux, mais qui se déclenchent chez les humains, une fois que ce dernier ai été en contact avec l’animal en question.), toujours par le même « mécanisme ».

          Le virus a pu aussi transiter dans son organisme, voulant pénétrer dans sa cellule cible, mais ne trouvant pas le récepteur a ses antigènes membranaires, c’est retrouvé finalement détruit par le système immunitaire du monsieur.

          @Djudj
          Les récepteurs des lymphocytes sont en effet une caractéristique génétique propre au fonctionnement du système immunitaire humains (le système CMH (complexe majeur d’histocompatibilité)-HLA(Human leucocyte antigen) pour faire court.
          Les deux problèmes posés sont : lors de sa fixation au lymphocyte il s’accrochent via son son antigène GP120 au recepteur CD4, et transforment celui-ci lui permettant de s’accrocher à d’autre récepteur du lymphocyte (CCR5). C’est dans se domaine que la recherche avait fait des avancer (inhiber et bloquer ce recepteur CCR5)
          Le deuxième problème est inhérente a tous les rétro-virus, c’est qu’il intégre son génome (ARN) dans l’ADN de la cellule cible.( Via la célébre réverse-transcriptase et une portéase). Les tri-thérapie actuelles (même pour le cas du domaine hospitalier où ils peuvent être en contact avec du sang contaminé (AES), une tri-thérapie de prophylaxie est amorcée), fonctionnent en bloquant la reverse-transcirptase et la protéase, bloquant ainsi la replication du virus et facilitant son élimination.
          Comme tu le dis ce n’est pas simple.
          Mais la lumière n’est plus très loin, faites une recherche sur Jean-Marie Andrieu, et vous aurez le sourire 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité