Adobe ne plaisante pas avec le piratage des eBooks

Lorsque Adobe rédige les conditions d’utilisation de ses produits, c’est généralement avec le plus grand sérieux. Néanmoins, on ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire à la lecture des mesure que l’entité a mis en place concernant le piratage du format ePub.

Repérées par Krogan Decker (@logandecker sur Twitter), ces conditions d’utilisations sont en effet risibles : si Adobe interdit tout naturellement la copie, l’impression ou le prêt de « ses » ePub (un format de livres numériques assez contraignant), il va sans doute un peu trop loin en en interdisant également… la lecture à voix haute. Allez expliquer ça à vos enfants, lorsque vous tenterez de leur lire une histoire avant qu’ils ne s’endorment ! Le plus étrange dans l’histoire, c’est que la firme n’est pas la seule à imposer de telles conditions.

Le fait que le Kindle soit l’une des seules liseuses électroniques du marché à ne pas supporter l’ePub doit sans doute être un signe…

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  1. Cette blague 😀 La prochaine fois c’est quoi ? Interdit de lire plus de 10 pages pas jour ? Sincèrement, c’est la plus grosse connerie que j’ai entendu, celle-là. A se demander si ils réfléchissent vraiment à ce qu’ils mettent dans leur CGU.

  2. C’est quoi le but de cet article ? Faire de la désinformation ? Si c’est le cas, c’est plus que réussi !

    Depuis quand l’epub est un format contraignant ? Ce n’est ni plus ni moins que du HTML lisible hors ligne (donc en gros, on télécharge le code dans la liseuse pour pouvoir le lire en local). Ce qui permet une très grande souplesse dans l’utilisation de ses epubs. En gros, grâce à ce format, on peut changer la typo, changer la taille du texte, surligner des passages pour prendre des notes ou traduire en plusieurs langues… Bref faire à peu près ce qu’on veut avec… Ce que ne fait pas le PDF, par exemple.

    Ce sont les DRM ajoutés dans les epub qui empêche les copies et autres pirateries. Mais il existe bon nombre de livre en epub sans le moindre DRM…

    La dernière phrase de l’article est juste risible et prouve à quel point l’auteur s’y connait en livre numérique…! Amazon ne supporte pas le format epub parce qu’il est justement, un peu trop ouvert à leur goût…

        1. J’ajouterai même « Le fait que le Kindle soit l’une des seules liseuses électroniques du marché à ne pas supporter l’ePub doit sans doute être un signe… ».

          Ben critique bien l’utilisation du format epub…

  3. Ben, il faut vraiment que vous arrêtiez de donner votre point de vu entre parenthèse à chaque article que vous publiez. Un peu plus de neutralité dans vos article serai plus que bienvenu !

    1 : Le format ePub est le format le plus pratique pour les livres électroniques (Le truc contraignant ce sont les DRM qui ne sont d’ailleurs pas propres à ce format) – Au passage bon nombre d’acteur du marché du livre (Bibliothèque, Utilisateur, Auteur, etc …) prônent pour la suppression des DRM qui freinent l’essort de ce marché (suffit de voir ce que ça a donner pour le secteur musical) –

    2 : Si la Kindle d’AMAZON ne supporte pas l’ePub, c’est pour forcer les personnes achetant une Kindle de se fournir en livre chez Amazon ….. la boucle est bouclée (un peu comme Apple avec iTune, nativement les iPhone ne supportent pas les MP3 en glissé déposé, c’est pour obliger les utilisateurs à acheter leur musique sur le Store d’Apple) – Personnellement j’ai une Kobo de la FNAC, elle accepte tous les formats en glissé-déposé, c’est ce critère qui à orienté mon choix –

    Bref, article pompé et traduit sans réelle analyse ni connaissance du sujet. Et en plus vous osez y glisser votre avis peu éclairé.

  4. Interdire la lecture à voix haute. Ce qui est donc en contradiction avec les droits de l’homme.
    Moi cela ne me fait pas rire. Ces grosses sociétés se croient au dessus des lois et veulent nous imposer leurs propres règles directement sorties de ce que l’on peut trouver dans une prison ou un pays totalitaire.
    Si nos hommes politiques ne font plus respecter les lois et la liberté de leurs pays, alors cela sera aux peuples de reprendre la main. Et ce jour là cela va faire mal.

  5. Le problème avec ce genre de notice, c’est qu’elles crééent des lois. La pire de toute sans doute c’est l’écoute de musique via un téléphone portable à haut volume dans un lieux public.
    J’ai vu un mec se faire arrêté dans un train pour ça, tout simplement parce que ça ne respecte pas les droits d’auteur, les radios payent des droits de diffusion, mais pas le particulier. Et il ne s’est pas fait arrêter par la police, mais par des controleurs des droits d’auteurs habillés en civile…
    Ici c’est le même principe, vous achetez pour vous, si vous lisez un ebook à haute voix vous faite un partage public interdit, c’est tout aussi condamnable qu’un partage P2P.
    De nos jours c’est insensé et complètement risible vu les technologies et notre volonté d’avoir accès à la culture (musique, film, oeuvres littéraires,…).

    Mais en réalité, c’est totalement légitime ce qu’ils demandent, il faut faire changer les mentalités… Et surtout faire changer les lois ! Nous ne faisons pas du tord aux artistes, nous faisons du tord à leur maison d’édition et aux producteurs, ils ne sont pas assez riche, il leur faut une Nième Porsche ou Ferrari… C’est dur d’être riche, et tellement dur de le rester… Profitons-en pour faire payer la plèbe !

    Bref, Ben, ce serait bien d’aller au fond des choses, le législatif y est pour beaucoup dans ce genre de cas 😉

    PS: avant de finir je viens de penser à un autre exemple (le plus marrant…), un couple s’est pris un procès parce qu’ils ont posté une photo d’eux sur Facebook, sauf que derrière eux il y a une rue, des maisons… et ça n’a pas plus à l’architecte d’une des maisons qui a reconnu son ouvrage sur la photo par hasard, et bien sans droit de prise en photo de cette maison lambda… le couple a du supprimer la photo et a subit une lourde amende…
    Faut que j’arrête de passer mon temps chez mon avocat, il m’en sort des nouvelles comme ça toute les semaines 😛

    1. En même temps un mec qui écoute de la musique dans les transports ne mérite que de se faire arrêter (en tout cas, il mérite une amende).

      Pas pour avoir partagé sa musique avec les autres, mais pour déranger les autres, qui n’ont sans doute pas envie d’écouter sa musique.

      La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres.

  6. Ne vous inquietez pas, ce ne sont que des foutaises. Jamais une societe de cette taille ne vous attaquera, simple acheteurs que nous sommes.

    ca fait 20 ans que j utilises des logiciels avec licence piratee de maniere personnelle, en faisant les activations en ligne…… je n ai pas vu l ombre d un avocat ou d une pseudo menace de ces societes.

    et ne pas oublier que ce nesz pas parce que la societe ecrit cela que c est forcemmwnt valable et legal. Un bon exemple, en suisse nous avons le droit au telechargement pas mais au partage de films, series ou music. Les ricains ou francais aimeraient bien nous ennuyer, mais leur droit s arrete a nos frontieres.

  7. Vous écrivez que le format de livres électroniques ePub est « un format de livres numériques assez contraignant ». Je m’inscrit en faux. Le format ePub est un format qui permet de créer très simplement des livres électroniques et qui est très facilement portable d’une liseuse à une autre ou à un ordinateur, une tablette ou un téléphone intelligent. Ce format n’impose pour ainsi dire aucune contrainte.

    Vous confondez avec les DRM (digital rights management), qui sont ni plus ni moins que des verrous électronique que des grandes librairies comme Amazon ou la FNAC ou des entreprises comme Apple insèrent dans les livres ePub pour interdire aux clients-lecteurs de jouir de leurs livres comme ils devraient légitimement pouvoir le faire comme avec tout autre bien légitimement acquis et payé, en l’occurrence un ouvrage papier.

    Principaux problèmes : impossibilité pour les clients de jouir toute leur vie des ouvrages légitimement acquis (à moins de conserver la liseuse initiale) à cause de l’impossibilité (ou de la limitation) de transférer ces fichier au fil de l’évolution des dispositifs de lecture, impossibilité de réunir toute sa bibliothèque dans une seule liseuse, impossibilité de prêter le livre au sein de la cellule familiale comme on le ferait avec un ouvrage papier, dépendance des clients (et de la possibilité de lire ses livres) à l’existence ou à la survie de l’entreprise qui gère les DRM et donne les codes de déverrouillage, obligation de conserver ses propres codes ou preuves d’achat, non-fonctionnement potentiel de ces codes (les bugs existent aussi dans ce domaine – autrement dit, bye bye le livre électronique chèrement acquis), impossibilité d’enregistrer un jour ses livres sous un nouveau format si ePub devait devenir obsolète, etc.

    La manœuvre vise officiellement à éviter le piratage, mais elle vise en réalité surtout à rendre les lecteurs prisonniers de leurs écosystème respectifs (Apple, Amazon-Kindle, FNAC-Kobo, etc.), afin de les garder captifs et de demeurer leurs fournisseurs exclusifs de livres électroniques. En réalité, ces pratiques incitent des lecteurs comme moi, qui ne demanderaient pas mieux que de payer ce qu’ils lisent, à télécharger ces ouvrages sur des torrents, dans le simple but de ne pas subir ces DRM.

    Il y a pourtant d’autres moyens que les DRM pour éviter le piratage (si tant est qu’il soit vraiment important), comme les filigranes électroniques, mais ces entreprises et les éditeurs ne se soucient guère de l’intérêt des lecteurs.

    1. forum qui fourni d’ailleurs une explication pour ce « read aloud », qui n’est que l’ancienne dénomination du « text-to-speech » intégré dans les kindle. Et donc, certains auteurs, face à la médiocrité de la synthèse vocale, ont protesté pour pouvoir interdire son utilisation.

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