Tiens donc, tous les constructeurs trustent les Benchmarks !

Au temps pour nous, il n'y a pas que Samsung qui s'amuse à doper ses smartphones pour truster les Benchmarks ! A dire vrai, ils le font tous et le pire, c'est que cela n'étonne personne.

Samsung a été blâmé pour avoir truqué le Galaxy S4 et le Galaxy Note 3 afin de les rendre plus performants que la concurrence au sein des benchmarks. Voilà, ils se sont fait chahuter et taper sur les doigts, mais justice n’a pas totalement était faite…

Anandtech a largement parcouru les chiffres et l’équipe a constaté que presque tous les fabricants de smartphones adoptent cette politique de tricherie. En se basant sur des recherches approfondies, Anandtech conclut :

« Nous avons compilé des données depuis juillet. À l’exception d’Apple et de Motorola, littéralement chaque OEM dispose d’au moins un dispositif qui use de cette optimisation ridicule du CPU.

Il est possible que les anciens appareils de Motorola aient fait la même chose, mais aucun des nouveaux appareils que nous avions sous la main ne présentait ce comportement.

C’est un problème systémique qui semble avoir refait surface au cours des deux dernières années, et qui s’étend bien au-delà de Samsung. »

Samsung, LG, Asus, HTC, Motorola, NVIDIA, et franchement, probablement d’autres, s’amusent donc à duper les consommateurs. Si tout le monde s’en doutait, c’est désormais acté.

Tags :Sources :Anandtech
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Votre « tous » est un peu excessif, déjà le soucis de triche est avéré que pour android. Normal c’est le seul système à soutenir la course à la puissance (inutile). Apple, Microsoft, BlackBerry ne sont pas concernés.
    De plus, Sony important player Android ne semble pas participer à ce jeu de tricheurs (à confirmer) .

      1. On ne parle pas d’une fréquence de CPU modulable (ce que font tous les smartphones récents) mais bien d’augmenter les limites thermiques des que les benchmarks sont détectés. Ca fait une petite différence.
        « 1) On the Exynos 5410, Samsung was detecting the presence of certain benchmarks and raising thermal limits (and thus max GPU frequency) in order to gain an edge on those benchmarks, and

        2) On both Snapdragon 600 and Exynos 5410 SGS4 platforms, Samsung was detecting the presence of certain benchmarks and automatically driving CPU voltage/frequency to their highest state right away. Also on Snapdragon platforms, all cores are plugged in immediately upon benchmark detect. »

        1. Tu parles de ce que tu veux.
          Les appareils envoyés aux testeurs ont été boosté comparé a la fiche technique sur le site & la keynote d’Apple. c’est tout

        2. @Eric d’ou tu sors qu’il existe des versions « boosté » d’iphone?
          Ca s’appelle de l’overcloking dynamique (comme sur tous les autres smartphones). Tu crois que Apple n’a que ça a faire de creer des modèles spéciaux a envoyer uniquement aux testeurs (qui s’ils l’ont avant la sortie officielle, signent un contrat de confidentialité, et s’ils l’ont après la sortie peuvent tester sur l’iphone de tous les monde)
          http://www.iphone3gsystem.fr/65769/iphone-5-a6-overclocking-dynamique/

    1. To trust : Faire confiance, pas compris le titre non plus, surtout que le verbe truster en français n’existe pas et ne se conjugue pas non plus…évidemment.

      Il faut donc remplacer truster par tromper, magouiller, manipuler et plein d’autres mots plus grossiers :-)

  2. Sans déconner ? Les constructeurs le savent bien que c’est un critère poussant à la consommation et ils ont raison de prendre les consommateurs pour des cons, vu que certains ne se limite qu’à cet argument, autant en profiter. Il faut de toute façon arrêter de se masturber sur des Benchmarks et regarder CONCRÈTEMENT comment se comporte l’appareil avec des applications ou jeux demandant beaucoup de ressources. Pour les benchmarks il y a les ordinateurs prévu à cet effet, à ce que je sache, une tablette ou un téléphone n’est pas censé faire tourner After Effect ou 3DS Max ?

  3. Ah ah ! La blague ! Bizarrement, un article sur le 5S en disant que le proco est top, que des emmerdeur qui viennent cracher sur Apple, mais la, on critique TOUS les appareils android, (mise à part Motorola) et tout le monde ferme sa gueule. C’est bien ce que je pensais, on est entouré de faux cul rageux !

  4. « Voilà, ils se sont fait chahuter et taper sur les doigts, mais justice n’a pas totalement « était » faite… ».
    Hola Florence !!!! Puisque tu as des possibilités d’édition, il serait bien de corriger cette ÉNORME faute d’orthographe !!!

    Pour le reste, comme le signalaient certains lecteurs, ces benchs sont de la branlette de … ^^

  5. http://www.macplus.net/chronique-75403-benchs-truques-de-la-volonte-de-puissance-a-l-impuissance-de-la-volonte

    Samsung, HTC, LG, Asus, et sans doute d’autres : coupables de tricher dans les tests de performance. Que nous apprend ce mensonge généralisé du monde Android ?

    La question éthique ou morale semble à priori étrangère à l’univers froid des calculs de CPU. Mais qu’est-ce qu’un calcul de CPU mesuré, classé, estimé, si ce n’est une approximation de la puissance disponible, et qu’est-ce qu’un classement de plusieurs CPU si ce n’est une comparaison des puissances ?

    A ces petits jeux très démonstratifs, les logiciels de Benchs jouent le rôle de juges et d’arbitres : ils apportent des données brutes et sont normalement garants de l’intégrité de leurs résultats. On sait depuis longtemps que les calculs de Bench ne disent rien de la réactivité d’un smartphone, de la fluidité son interface, ou du temps de réponse de son écran. La vitesse mesurée des opérations calculées doit encore passer les mailles d’un OS et d’APIs qui jouent parfois le rôle de mélasse ou d’accélérateur : le Dalvik d’Android s’englue dans son code quand le C++ d’iOS déploie son efficience, toutes choses qu’un 3D Mark ou un GeekBench ne montrent pas.

    L’intérêt réside ailleurs. La puissance indique toujours ce qu’il est possible d’obtenir, pas ce que l’on aurait déjà hic et nunc. Une voiture peut rouler à 200 km/h, mais toutes les routes ne permettent pas un tel chrono. A tout le moins, cela reste une possibilité. Ainsi en est-il des différents comparatifs de Benchs des smartphones. Ils sont des affirmations de ce qu’il est possible d’atteindre avec son appareil. Certaines applications peuvent avoir besoin de toute cette puissance, les jeux par exemple, grands pourvoyeurs de calculs complexes et lourds.

    Cette règle de la mesure du possible, même limitée seulement à certains champs applicatifs particuliers, ne déroge néanmoins pas à une forme de crédo très simple : la puissance est disponible, les développeurs peuvent donc s’appuyer dessus et bâtir leurs applications de façon à en dégager tout le suc. On voit bien où il s’agit ici d’arriver ; la preuve du trucage massif des résultats des logiciels de Bench sur la grande majorité des smartphones Android met à mal ce crédo de la puissance réellement disponible et transforme ce qui était une vérité circonstanciée en un pur mensonge. Ce qui est montré ne peut plus être réutilisé et répété au delà du calcul de Bench.

    Autant dire que le Bench est ainsi vidé de sa substance. Par souci d’afficher de la puissance pure décorellée de tout usage même futur, il n’existe plus d’information fiable sur la vraie puissance disponible, celle encore utilisable et qui permet à quiconque d’atteindre la vitesse maximale sur les circuits appropriés. Ce qui permettait encore hier de comparer, d’évaluer, juger, souvent sur ce seul critère brut de la puissance et de la performance de calcul, devient aujourd’hui une liste pathétique des meilleurs dopés. Il n’y a pourtant aucune opération d’overcloking des processeurs dans cette affaire, aucun trucage autre que cette liste de paramètres enfouie dans le code et qui lâche soudain tous les chevaux disponibles sans logique d’efficience ou d’autonomie.

    Cela suffit pourtant à jeter un discrédit presque général sur ces outils de Bench. La situation n’a ici rien à voir avec le mode Turbo Boost de certains processeurs Intel. Ce mode est utilisé par des applications spécifiques et reste aujourd’hui gérable par l’utilisateur lui-même. Dans la grande triche des Bench de smartphones, il n’existe pas de mode où l’utilisateur pourrait déverrouiller l’accès sans limite à la puissance maximum théorique. Et pour cause, un smartphone n’est pas relié en permanence à une prise secteur, et si par hasard on pouvait faire tourner ces fameux Bench surboostés pendant quelques heures, nul doute que nombre de smartphones concernés rendraient l’âme avant la fin du test. Il s’agit donc bel et bien d’une triche malhonnête, qui pour gagner quelques pourcentages de gain (parfois nettement plus dans le cas de Samsung, meilleur tricheur que les autres visiblement) aura montré le visage moins reluisant de la quasi totalité des fabricants sous Android.

    Pour Google, seul épargné par l’opprobre côté Android, le gain est faible dans l’immédiat : l’honnêteté du fabricant du Moto X n’est pas récompensée dans les ventes puisque 100 000 Moto X seulement s’écouleraient chaque semaine. Pire, le porte étendard d’Android, Samsung, est sans doute celui qui véhicule maintenant le plus cette image d’un système ouvert jusqu’à l’anarchie, écho du manque total de morale de ces pratiques.

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    Et Apple ? Le fabricant de l’iPhone sort doublement gagnant de cette affaire. Non seulement son A7 bi-coeur obtient des résultats surprenants face aux quadri-coeurs de dernière génération de la concurrence, mais l’on sait maintenant que ces scores sont en fait supérieurs à ce qu’ils semblent être. En pleine période d’annonce de la nouvelle architecture 64 bits du A7, l’epic fail des fabricants Android apparaît à la fois technologique et éthique : eux viennent de prouver que leurs objectifs réels se situent au niveau de l’affichage stérile de perfs brutes qui ne serviront à rien au final, quitte à bidonner le compteur ; de l’autre côté du spectre, les chiffres d’Apple illustrent dans ce contexte et de façon quasi exemplaire une quête de l’optimisation sans concession, au service final des développeurs et des usages réels.

    C’est aussi la forte médiatisation de ces démonstrations de puissance qui vient de subir ici un coup sans doute fatal. Le soupçon étant le pire des poisons, tout Bench sera maintenant porteur d’un doute, et le doute bénéficiera forcément à ceux qui se seront montrés les plus intègres. A vouloir imposer une volonté de puissance, et seulement cela, à des utilisateurs subjugés par ces suites de chiffres, les fabricants Android auront fini par se castrer eux-même du principal vecteur de communication positive qui était véhiculé par les médias. Peu de temps avant le dévoilement de l’affaire dans la foulée des benchs bidons du Galaxy Note 3, un site généraliste français titrait sur les performances comparées de l’iPhone 5s et de ses concurrents, pour conclure sur la base d’un seul Bench (3D Mark, pourtant notoirement buggé avec le A7) que le nouvel iPhone était loin des meilleurs mobiles sous Android. Déjà la fascination de la puissance poussait à transiger avec le réel, une force d’attraction telle qu’elle aura sans doute amené un grand nombre de fabricants à fauter pour rester dans la lumière.

    Car au delà de l’affaire, c’est tout un système de révérence aux Bench qui est sans doute coupable du grand dérapage. Peu importait en effet qu’Android ne soit pas totalement fluide si un Bench démontrait la puissance du mobile, peu importait encore de rendre compte des efforts d’optimisation d’Apple quand il suffisait de sortir à nouveau un Bench pour renvoyer le californien dans ses buts. Un manque d’éthique flagrant dans les analyses aura préparé le chemin à un manque d’éthique dans les comportements. Et de la volonté de puissance affichée il ne reste aujourd’hui que l’impuissance de la volonté des tricheurs qui n’ont plus le pouvoir réel, même en le voulant très fort, de revenir à la situation ante.

  6. http://www.macplus.net/depeche-75390-benchmark-tous-les-constructeurs-android-trichent

    Benchmark : tous les constructeurs Android trichent
    Rédigé par iMike
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    Surprise : en fait, ce sont tous les constructeurs de bidules Android qui trichent dans les tests de performance ! AnandTech, en pointe dans cette affaire, avait débusqué en juin dernier les « manigances » (pour reprendre le mot de Phil Schiller) de Samsung : le Galaxy S4 faisait chauffer son processeur à une cadence plus élevée pour les applications de benchmarks. Pris la main dans le pot de confiture, le constructeur coréen n’a pourtant pas hésité à remettre le couvert avec le Galaxy Note 3 ! Mais histoire d’alléger un peu la barque de Samsung, il se trouve que ce sont tous les constructeurs qui s’arrangent avec la réalité. Tous ? Non : seuls Motorola, Google pour ses Nexus, ainsi qu’Apple (tiens donc) n’utilisent pas de techniques cachées pour grimper dans les classements des smartphones les plus performants.

    Ce problème « systémique » touche donc la quasi-totalité de la plateforme Android, Samsung n’étant que la (grosse) pointe de l’iceberg. Le plus étonnant au final dans cette course idiote à l’échalote, c’est que les constructeurs déploient des trésors d’ingéniosité pour des gains en performance très relatifs, entre 0 et 5% pour les CPU, et 10% pour les GPU. Mieux vaudrait que les ressources soient affectées à l’optimisation de l’autonomie ou à la vraie innovation.

    Source – Contenu anglais

    1. Mais pourquoi tout ces pavés? Puis le Schiller il a beau parler c’est clair que ressortir un modèle précédent avec une coque en plastique en faisant payer le prix fort, ce n’est pas une manigance hein?

  7. Benchmark : la réponse de Samsung
    Rédigé par iMike

    On n’a pas fini d’entendre parler du scandale des benchmarks trafiqués par les constructeurs de terminaux Android. La plupart de ces derniers (exception faite de Motorola, Apple ne mangeant pas non plus de ce mauvais pain) s’arrangent en effet pour pousser les gaz sous leurs processeurs, afin de tromper les applications de test de performance. Samsung est évidemment de ceux-là, le constructeur ayant même été repéré en premier dès le mois de juin avec le Galaxy S4. Le chaebol, piqué au vif, a tenu à donner sa version des faits : non, non et non, on ne triche pas, répond en substance le groupe. « Le Galaxy Note 3 maximise les fréquences CPU et GPU quand des fonctions demandent des performances substantielles », précise Samsung à CNET. La triche constatée sur le phablette n’était pas « une tentative d’exagérer le résultat d’un benchmark ». Sans rire, le constructeur conclut d’un « nous restons engagé auprès des consommateurs pour leur fournir la meilleure expérience possible ».

    Du sabir de relation publique en somme, qui tente de noyer le gros poisson. ArsTechnica, qui a levé le lièvre pour le Galaxy Note 3, a bien pris soin de préciser, et de prouver, que le « boost » de performances ne s’active que lors de l’utilisation d’applications de benchmarks ! À moins que Samsung ne considère que seuls ces logiciels sont dignes de bénéficier du surcroît de patate, voilà un cas de tricherie avérée. Rude journée pour Samsung, déjà convaincu il y a quelques heures d’espionnage industriel…

    Brevets : l’espionnage industriel de Samsung se confirme
    Rédigé par iShen
    http://www.macplus.net/depeche-75406-brevets-l-espionnage-industriel-de-samsung-se-confirme

    Le juge Paul S. Grewal de la Cour américaine du District Nord de Californie vient sans doute de jeter un gros pavé dans la mare : selon une information judiciaire de cette cour, il apparaît clairement que Samsung aurait obtenu puis utilisé comme moyen de chantage dans ses négociations, des informations normalement secrètes sur les accords de brevets passés entre Apple et Nokia. C’est sur demande d’Apple qu’une enquête pour infraction du secret d’accords commerciaux « extrêmement confidentiels » aurait été lancée à l’encontre de Samsung. Nokia a apporté son soutien à Apple dans cette affaire et fourni les preuves de l’espionnage industriel du coréen.

    La description d’une réunion se tenant au mois de juin 2013 entre des représentants de Nokia et ceux de Samsung est particulièrement édifiante : en pleines négociations, l’un des avocats de Samsung, Seungho Ahn, avertit la partie adverse qu’il est au courant des termes du contrat liant Apple et Nokia. Stupéfaction dans le camp Nokia, mais l’avocat ne se démonte pas et commence à réciter à voix haute le contenu du contrat, ne laissant aucun doute sur le fait que l’intégralité de l’accord est entre les mains de Samsung. Cette scène stupéfiante, plus digne des Sopranos que d’une rencontre entre des spécialistes des brevets, est condamnée fermement par le juge Grewall, qui aurait dans la foulée prévu d’interroger le Dr Ahn sur le niveau des « fuites » profitant à Samsung.

    L’enquête préliminaire lancée à la suite ce ces informations indique que c’est en fait tout le pôle juridique de Samsung qui aurait un accès direct à un serveur contenant ce type d’informations ultra-confidentielles. Sil fallait une preuve de plus que le géant du mobile franchit plus souvent qu’à l’ordinaire les lignes rouges que d’autres respectent, elle est ici toute trouvée.

    Le juge Grewald se prononcera sur le niveau des sanctions à apporter à ce dossier le 22 octobre prochain, et des représentants légaux de Nokia viendront à la barre pour témoigner.

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