Nissan Autonomous Drive: pré-test !

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A CEATEC/Japon, on a eu l’opportunité d’aller à une petite démo au Makuhari convention center à Tokyo. Le but était de voir comment la voiture automatisée de Nissan réagirait dans différentes situations sur la route. Récemment, le gouvernement japonais envisage l’approbation des tests sur les routes japonaises, alors c’est plutôt excitant de voir comment ces voitures ont évolué depuis l’année dernière. L’objectif de Nissan est d’avoir des voitures autonomes abordables d’ici 2020. Vu que les constructeurs automobiles japonais sont toujours géniaux pour apporter de nouvelles technologies telles que la voiture électrique (EV) sur le marché, on devrait être attentif à ce que Nissan a à nous montrer. Pour être clair, par “voiture autonome”, Nissan veut vraiment que le conducteur “participe moins” dans la voiture, et c’est très différent de “aucune participation”.

Retournons à notre séance de conduite: dans notre test, nous avions un parcours pré-programmé, et cette année, une deuxième voiture a été ajoutée au test, pour voir comment la voiture autonome réagirait quand une autre voiture devrait lui donner la priorité à un panneau stop, si elle bloque la route. Le conducteur nous a expliqué ce qui se passait, et Nissan a ajouté plusieurs indices visuels dans la voiture de démo, tels que les lumières rouge/bleu sur les roues pour nous alerter quand la voiture détecte une situation difficile. Dans l’ensemble, la démo s’est déroulée sans anicroche.[pullquote text= »Nissan utilise plusieurs lasers pour créer une image 3D de l’environnement » align= »center »]

Dans la partie Q&A (questions et réponses), on nous a dit que l’échantillonnage des données de la voiture était d’environ 60FPS, et que la vitesse autonome maximale était de 70km/h. Pour conduire au-delà de cette vitesse, le taux d’échantillonnage des données doit être augmenté, ainsi que la capacité de calcul pour l’analyser. Pour le moment, l’ordinateur est un PC sous Windows 8.1 (j’ai vu un PC portable Lenovo dans un coffre à une autre occasion), et j’ai compris que c’était une application Windows, très probablement pour faciliter le développement.

Nissan utilise un réseau de capteurs, qui comprend 5 ou 6 lasers (c’était 5 ici, mais j’ai entendu parler d’une autre Leaf avec 6) pour scanner les environs et créer un nuage de points en 3D pour permettre à la voiture de “voir” en 3D. Il y a également des caméras pour fournir une information visuelle à l’ordinateur et aux radars pour détecter des objets qui sont au loin. “La peinture blanche” (sur la route) est un aspect technique très important a déclaré Nissan, éludant le fait que l’information visuelle (couleur) est nécessaire pour voir les bords de la route, et quand j’ai demandé, on m’a dit que la conduite de nuit restait un défi, même si j’ai supposé qu’il y a des solutions (comme un auto-éclairage infrarouge) qui pourraient aider.

Le projet de Nissan a des objectifs similaires avec la voiture autonome de Google, dans le sens où les humains interagissent de moins en moins avec la voiture. Le but de Google serait d’avoir une voiture entièrement autonome, tandis que Nissan se contenterait d’une voiture qui fait le gros de la besogne, tout en fournissant une valeur ajoutée suffisamment importante pour être un succès commercial. Les projets commerciaux de Google ne sont pas connus et font l’objet de spéculations.

[pullquote text= »Google se base sur des cartes du monde en 3D pré-calculées de 15cm, Nissan non » align= »right »] La dernière et plus importante différence technologique entre les voitures de Nissan et de Google, c’est que Google se base sur une carte du monde en 3D pré-calculée, ainsi que des capteurs pour réagir aux situations immédiates, tandis que Nissan utilise des capteurs pour réagir à toutes les situations. Cela pourrait avoir des implications pour ce qui est de la quantité de données que vous devez intégrer ou streamer vers la voiture et cela pose également la question de la fréquence à laquelle les données de cartographie sont actualisées, etc. Si Nissan réussit à n’utiliser que des capteurs locaux, cela pourrait faire une grande différence. Ceci dit, Google conduit déjà sur les autoroutes depuis deux ans.

Chose intéressante, quand les voitures seront entièrement autonomes, on n’aura probablement plus “besoin” d’en “posséder” une, et les voitures pourraient faire partie d’un système de transport public ou privé qu’on pourrait payer “à la demande”.

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