Un missile illumine l’espace de la Station spatiale internationale

Alors que la Station spatiale file dans l’immensité sombre coincée entre la Terre et l’Univers, Luca Parmitano, un astronaute italien, occupe son temps libre en photographiant la Terre. Sans lassitude, il envoie sur Twitter ses meilleurs clichés pour les partager avec ses compagnons terriens. Mais soudain, une lumière attire son regard, perce les nuages et s’élève dans l’espace… c’est un missile.

Luca Parmitano envoie alors ce tweete :

« Le lancement d’un missile vue depuis l’espace. Une surprise inattendue. »

9 minutes plus tard, il envoie un second tweete : « Un immense nuage se forme au-dessus de l’atmosphère après la désintégration »

On pourrait se croire dans un film de science-fiction mais Luca reste calme, il photographie et tweete. (Je vous rappelle qu’il a failli se noyer dans son casque pendant une sortie pour réparer la Station. Ce n’est pas le genre à paniquer.)

Le phénomène est connu. Il s’agit d’un immense nuage de gaz provenant de la désintégration du missile. Au moment où celle-ci a lieu, personne ne sait qui a envoyé l’engin. Une seule certitude, la Station n’était pas visée. La désintégration s’est déroulée suffisamment loin pour qu’elle ne menace pas la Station.

Quelques heures plus tard, l’info tombe via un article publié sur le site Russian Strategic Nuclear Forces. Il s’agissait d’un test du RS-12M Topol, un missile balistique à 3 étages capable de transporter une tête nucléaire. Selon le journal Russia Today, la partie du missile utilisée pour le combat a réussi son test en touchant sa cible située au Kazakhstan.

On peut se demander ce que pense Luca Parmitano depuis son hublot tourné vers la Terre. Nous voit-il comme de minuscules fourmis en proie à la folie en tentant de gérer nos problèmes avec des missiles ? Quand un regard est capable d’englober toute une planète, pense-t-on que les humains sont insignifiants à l’échelle de l’univers ? Peut-on se rappeler que nous sommes tout pour ceux qui nous aiment ?

Tags :Sources :Russia TodayRussian ForcesRia Novosti
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  1. Lucas Parmitano est avant tout pilote de chasse de l’armée Italienne. Lancer des missiles de son avion à des fins de destruction ne lui a pas posé de grands troubles philosophiques jusqu’à maintenant. Il s’entrainait pour cela quotidiennement. C’est ce que l’on pourrait appeler la « dualité de l’homme ».

  2. Enfin bon en théorie seulement, car depuis la seconde guerre mondiale, l’aviation italienne n’a pas réellement tiré sur grand chose 😉

    1. C’est ballot.
      Il parait que Berlusconi avait le projet de ré-envahir l’Ethiopie, comme dans les années 30.
      Aura pas eu le temps.
      Une autre fois.

  3. et oui nous peuple terrien nous sommes une toute petite particule perdue dans l’immense univers……
    et pourtant on se tape dessus,on tue,on lance des missiles.
    l’hetre humain n’a rien compris a la vie……

    1. L’être humain a compris beaucoup de choses à la vie, et cherche pour la majorité à agir sagement, malheureusement les actes visibles et néfastes sont créés par une minorité qui possède la visibilité.

  4. @Norédine:
    La question que tu soulèves à la fin de ton article est intéressante 😉 Je me souviens avoir lu un article qui parlait de l’euphorie et le sentiment d’interconnexion que pas mal d’astronautes ont en observant la terre ( qui est à l’échelle d’une balle de foot ) depuis leur hublot. Et aussi causé par le fait de tourner autour en 1h30.

  5. « Peut-on se rappeler que nous sommes tout pour ceux qui nous aiment ? »
    Vous voilà bien philosophe…
    A chaque fois que le lien espace-amour pointe son nez, ça me fait penser à « Planètes » de Makoto Yukimura. Si vous ne connaissez pas, mettez-y le nez à l’occasion.
    Amicalement.

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