Amazon et la défense des consommateurs

"Lorsque le livre est expédié à l’acheteur et n’est pas retiré dans un commerce de vente au détail de livres, le prix de vente est celui fixé par l’éditeur ou l’importateur. Le détaillant peut pratiquer une décote à hauteur de 5% de ce prix sur le tarif du service de livraison qu’il établit". Deux phrases adoptées par les députés le 3 octobre dernier.

Deux phrases qui signifient à Amazon que le site de vente en ligne ne peut plus faire bénéficier ses clients de frais de port gratuit et de la réduction de 5% sur les livres. L’objectif des députés est de renforcer la protection des librairies traditionnelles face au géant de la vente en ligne.

Amazon ne s’inquiète pas pour ses ventes, estimant que c’est le consommateur qui sera pénalisé. Le texte « réduira la diversité culturelle en France », selon Romain Voog, dirigeant d’Amazon France. « Les consommateurs qui n’ont pas de librairie à proximité ou qui ont des choix littéraires différents devront payer 5% de plus. […] 25% des livres vendus en France ne sont vendus que sur Internet. Pour 25% des livres vendus, les gens paieront plus cher » explique-t-il.

Il répond également aux accusations de tueur de libraires : « Ce qui [les] pénalise le plus ce sont les loyers de plus en plus élevés, les charges de plus en plus grandes, les offres de nouvelles enseignes qui vendent des biens culturels ». Amazon aurait pris des parts de marchés « aux vendeurs par correspondance et aux clubs de livres ». Bien qu’il représente tout de même 70% du marché de la vente en ligne.

Romain Voog a également été interrogé sur le système d’optimisation fiscale mis en place par le géant américain, à l’instar d’autres groupes de la même nationalité. Amazon paye 3,3 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices pour un chiffre d’affaire de 1,6 milliards d’euros, en France. Une procédure de redressement est en cours et devrait s’élever à 200 millions d’euros. 150 millions ont été reversés l’année dernière en TVA.

Les 24 et 25 octobre prochain se tiendra le Conseil européen du numérique, pour définir une stratégie contre l’optimisation fiscale des géants du web.

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Amazon est un tueur d’emploi ainsi qu’un dégénérateur de compétences.
    Amazon ne crée aucune valeur ajoutée, ses employés sont des robots humains parcourant 25 bornes par jour. BRAVO !
    Amazon ne crée de la valeur que pour ses dirigeants. Mais aucune pour ses clients ni pour la collectivité.
    Alors venir prétendre que la diversité culturelle va être réduite avec la réhausse du prix de vente c’est du cynisme envers des décérébrés.
    Amazon ne fait pas de conseils (ce sont ses clients qui le font pour lui, pratique et surtout très économique), Amazon ne fait pas de recherche intelligente de nouveaux ouvrages. Amazon ne fait pas de critique (ce sont toujours ses clients qui le font pour lui).
    Et enfin, le bilan d’emploi est fortement négatif : qq emplois créés de manière définitive contre des dizaines de libraires qui ferment leur porte définitivement là-aussi. Et c’est cela qui va accentuer le désert culturel ainsi que la diversité du même nom ! Et cela pour tout le bénéfice de … Amazon.

    Voilà où nous en sommes arrivés avec ce genre de … boîte : des centaines d’emplois à haute valeur ajoutée, des libraires, disparaissent face à quelques dizaines d’emplois de robots coureurs même pas recrutés, ce sont des CDD en majorité.

    db

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    1. Le fait qu’ils prétendent que la diversité culturelle va être réduite avec la réhausse du prix de vente est une évidence….
      Que vous n’aimiez pas Amazon, c’est votre droit, mais le fait d’augmenter de 5% le prix du livre est un fait avéré. Les clients vont payer ces 5%.
      Concernant les libraires, j’en suis désolé pour eux, mais obliger de prendre la voiture, essayer de trouver une place de parking, et rejoindre le libraire du coin qui est généralement en centre ville tient souvent de l’exploit.
      Le monde change, les technologies aussi.
      Perso, j’achète mes bouquins sur l’Apple Store, je perd un peu en qualité (le livre en lui même) mais c’est vraiment pratique.
      Quand on veut un livre, pas la peine d’être conseillé, enfin pour ma part.
      Le fait que les avis ne soient que des avis d’internautes me convient tout à fait, ils sont souvent justes.

    2. bah que veux-tu, c’est la vie. Il faut des fois passer à autre chose, il n’y a pas le choix. C’est comme défendre les disquaires, qui accusent le « piratage » parce qu’ils perdent du chiffre alors que c’est juste que le format CD c’est de la daube. Pour moi l’état ne devrait pas se mêler de ce genre de chose (Hadopi, taxe copie privée, là cette histoire des 5%).

      Le mode de consommation des consommateurs change, si le prix des loyers est trop élevé pour une librairie, c’est qu’une fois cette librairie dégagée, il y aura un autre commerce qui sera plus rentable, donc d’autres emplois, etc.

      Que l’état veuille augmenter les prix, pour aider les librairies ça me choque un peu. Ils devraient se positionner au niveau du consommateur pas au niveau des vendeurs.

    3. Oui mais Amazon permet de trouver 80% des livres qu’on ne trouve pas en librairie à de bon prix.

      Exemple: j’aime la littérature SF/Fantasy, je trouve absolument tout sur Amazon, je me rend en librairie chez Fnac ou Chapitre pour ne citer que les plus gros et le rayon est minuscule voir indécent !!

      Donc pour moi Amazon est une bénédiction même si je ne cautionne pas le fait qu’ils exploitent leur employés et j’en suis assez sensible en ayant limité mes commandes cette année et en favorisant d’autres entreprises françaises pour des achats « non livres ».

    4. Les libraires auraient fermés leurs portes que ce soit avec ou sans amazon. Leurs rayons sont minuscules, ils sont rarement ouverts, quand on leur commande un livre cela prend 1 semaine…
      S’il n’y avait pas eu Amazon, c’est Fnac.fr qui aurait pris les parts de marché.
      Et les gens qui travaillent chez Amazon sont tout de même bien content d’avoir un travail.
      Les libraires n’ont tout simplement pas su s’adapter, comme les vidéoclubs à l’arrivée de la VOD, et c’est pas moi qui vais les pleurer, car avant Amazon, je ne lisais quasiment jamais, et maintenant c’est 2 ou 3 livres par mois.

      1. J’ajouterais de plus que depuis qu’amazon m’a donné goût à la lecture, il m’arrive parfois d’aller faire un tour chez Gibert Jeune sur Paris (où on peut chopper des livres d’occasion à la moitié du prix du neuf). Alors comme quoi.

    5. La culture est l’évasion de l’imaginaire ne se fait pas au fond de son canapé à lire.
      La culture du livre ne se fait pas au détriment de l’aventure et de l’expérimentation.

      A tout ceux qui pensent pouvoir devenir des puits de sciences, et de culture pour briller en société, ce n’est absolument pas là que se niche la valeur d’un Homme, et ces connaissances.

      Alors penser que « perdre » 1 heure de sa vie saturé d’écran, et délétère a la lecture d’un livre, c’est comme dire je préfère regarder un fond d’écran sur les Gorges du Verdon, plûtot que d’y aller… (Et cette exemple c’est pour taire les rageux que les voyages c’est trop chères, pauvre chéris.).

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    1. Ils ne vendent pas en ligne surtout…

      Simplement vous oubliez tous un truc… amazon ne pourra plus vendre un livre à 3 euros et offre -5% + les ports…
      Par contre Amazon peut toujours offrir les ports à partir d’un certain seuil.
      Donc oui ça va changer les habitudes des consommateurs dans le sens où au lieu d’acheter un livre de temps en temps il faudra faire une « grosse » commande d’un coup pour avoir le port gratuit, et avec d’autres biens probablement.

  2. Aulieu de toujours se plaindre  » Oh le méchant amazon il prend toutes les parts de marché  » et toutes ces conneries, qu’ils écoutent un peu les consommateurs et qu’ils nous donnent une alternative de qualité au lieu de nous punir.
    De plus Amazon aide aussi les boutiques internet, puisque on peut vendre ses produits sur amazon, et même leur envoyer notre stock pour qu’ils nous le garde + l’envoi eux même aux acheteurs (contre un coût, certe… mais la méthode est avantageuse)
    Forcément qu’Amazon donne envie, ils sont pas cher, efficaces et rapide ! la plupart du temps la livraison est gratuite et rapide, et en plus les prix sont très très avantageux (exemple flagrant : un jeu Nintendo 3DS qui vient de sortir, neuf : Sur amazon : 35€, En grande surface, à micromania : 55€).

  3. @gourmet, tu m’as l’air très intelligent, tu t’endors en rêvant des bénéfices de chaque société en France que tu envies et que tu jalouses fièrement alors que tu profites de tout ce système avec tout les produits de consommation que tu achètes ? Le Pc ou l’iPad sur lequel tu as écris ta prodigieuse pensée est-il un produit made in France ? Fort est à parier que non, faux derche !

    Moi je vis seule avec mes enfants, j’ai du mal à joindre les deux bouts dans ma petite campagne ou rien n’est accessible et je n’ai pas de voiture, alors M. Gourmet, je suis bien contente de pouvoir profiter de prix attractifs proposé par Amazon quand mes enfants ont besoin de livres pour l’école et qu’on me les livre en un temps Record qu’aucun autre site n’est capable de faire, les seuls retards de livraison sont dû à notre belle institution qu’est la Poste ! Amazon rend service, non pas aux PATRONS, car je me fiche complémentent des bénéfices qu’ils peuvent bien faire, ce qui m’importe c’est qu’Amazon m’apporte et ce que je gagne en terme de pouvoir d’achat, alors M. Gourmet, continuez à rêver de ce patronat, moi je continue à vivre ma vie et pas celle des autres. Bon vent !

  4. Avant, en un temps que les moins de x années ne peuvent pas connaitre, il y avait -20% sur les livres à la fnac.
    A cette époque bénie j’achetai genre 3 à 4 livres par semaines. Puis vint la loi scélérate des -5% pour soutenir les amis et copains libraires, souvent de la même famille de nantis que nos politiciens.
    Désormais, avec la hausse des prix qui s’ajoutent, je n’achète plus qu’un ou deux livres par mois.
    Vive la France.

  5. Le problème n’est pas tant qu’Amazon bouffe des parts de marché aux petits libraires, mais c’est surtout qu’il esquive la fiscalité française.
    C’est à ce niveau là que la concurrence est déloyale. C’est un peu comme si deux boulangeries vendaient le même pain mais une des deux ne paye pas d’impôts. Forcément, celle qui ne paye pas d’impôts va pouvoir rogner sur ses marges et proposer des tarifs plus attractifs pour attirer les consommateurs.
    Ne payer que 3 millions d’impôts sur 1,6 milliards de chiffre d’affaire (il faudrait savoir pour quelle part de bénéfices), soit moins de 0,2%, c’est qu’il y a clairement un problème fiscal.
    D’ailleurs Amazon ne fait pas d l’ombre qu’aux petits libraires, mais également à la FNAC et à feu Virgin, qui eux étaient (ou sont encore) réglos avec les impôts.

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