La taille des dinosaures due à leurs articulations ?

Il y a une raison pour que des mammifères aussi impressionnants que King Kong appartiennent à la fiction. Nos vieux os ne peuvent pas décemment supporter autant de poids, sous peine de commencer à s'écrouler sous la pression. Mais si tel est le cas, pourquoi les dinosaures étaient-ils capables d'atteindre des hauteurs si phénoménales?

Selon une nouvelle étude, la réponse n’est pas essentiellement cantonnée aux os eux-mêmes mais bien aux articulations, et à la matière qui les relie, le cartilage. Effectivement, telles sont les conclusions d’une récente étude visant à comprendre comment les changements articulaires et osseux influencent la taille.

Evidemment, ce ne serait qu’un seul des multiples facteurs expliquant la taille si colossale des dinosaures. Citons en premier lieu les os creux et légers des reptiles qui signifiaient qu’ils n’avaient pas besoin d’autant de soutien que nos propres corps, malgré leurs carcasses, bien plus grandes.

Pour tenter de trouver une corrélation, les scientifiques ont mesuré les extrémités des os de mammifères et de dinosaures ainsi que de leur descendance respective. Lorsque les mammifères se développent, les os s’arrondissent progressivement au niveau des extrémités pour être en mesure de soutenir l’augmentation du poids, tout en réduisant au maximum la pression. En revanche, chez les reptiles et les oiseaux – et donc les dinosaures – les os se transforment pour devenir plus larges et plus plats afin de mieux équilibrer le poids et la pression.

Partant de ce principe, à savoir que ces deux formes sont très différentes mais destinées toutes deux à soutenir plus de poids, les articulations et le cartilage qui les connecte doivent également travailler différemment.

Pour les humains et les autres mammifères, comme les os deviennent plus ronds, le cartilage les reliant continue de s’étendre de façon fine et serrée sur toute la surface des os. Ce cartilage qui sert de connecteur est un corps mou et malléable, ainsi on obtient un poids qui est réparti plus équitablement, soulageant ainsi les articulations.

A contrario, les os des reptiles étant plats, ils règlent eux-même ce problème, mais réclament un cartilage plus épais et constitué de couches.  Selon Matthieu Bonnan de la Richard Stockton College of New Jersey, l’un des principaux auteurs de l’étude:

‘Plus qu’en répartissant simplement et uniformément la pression, l’articulation elle-même peut être légèrement déformée, en augmentant ainsi la force qu’elle peut supporter.’

Enfin, qu’importe l’engouement des chercheurs envers cette théorie, elle aura ses limites, comme l’arrivée inopinée d’une météorite. D’aucuns vous diront qu’il est généralement admis que la teneur en O2 de 30% (par opposition à l’actuel 21%), jumelé à l’abondance de nourriture, était la cause réelle de la taille de ces bestioles. Elles ne sont plus là pour le confirmer dans tous les cas…

Tags :Sources :Live Science
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    1. Parceque ces hyper obèses comme tu dis (on dit obésité morbide, lorsque l’IMC est supérieur à 40), possèdent comme nous des os capable de supporter aisément de telles poids, car l’os possède à densité égale, une plus forte résistance que le béton.

      Ce qui se détériore ce sont les articulations, mais à ce niveau, le coeur faiblit en premier.

  1. « pourquoi les dinosaures étaient-ils capables d’atteindre des hauteurs si phénoménales ? »
    Les articulations ? N’importe quoi.
    Aux temps des dinosaures, la gravité terrestres n’était pas la même, plus faible. Et logiquement à cette époque des monstres gigantesques comme eux pouvaient vivre et circuler tranquillement.
    Et c’est bien la gravité, qui en augmentant causa leur disparition.
    Il serait temps qu’on arrête de nous raconter des fables stupides, alors que la vérité est devant nos yeux.

  2. La vraie réponse est dans la compréhension de ce qui a fait, qu’après l’extinction des dinosaures, le gigantisme n’a plus été une voie royale de l’évolution : le gigantisme fonctionne tant que la prédation est solitaire, et donc pratiquée par des espèces de grande taille aussi (les carnivores agissant en solo, dévorant des herbivores de taille égale ou des congénères).
    Quand les espèces plus intelligentes (et donc sociables) se sont développés, elles ont changé la donne : une colonie de fourmis pouvait attaquer un lézard, une meute de loups pouvait tuer un yack ou un jeune mammouth en distrayant la mère.
    Une proie plus grande ne contribuait plus à l’émergence de prédateurs plus grands (seuls capable de l’abattre) et un prédateur plus grand ne contribuait plus à l’émergence de proies plus grandes (seules capables de s’en défendre).

    1. Je corrige mon post : c’est la sociabilité (et non l’intelligence) de certains prédateurs, et non leur intelligence, qui a, à mon avis, empêché la reprise de la course à la taille.

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