Quand le gouvernement français travaille pour la NSA…

espionnage

Avec les dernières révélations concernant la façon dont les Etats-Unis scrutent les fonctionnaires étrangers, ​​les habitudes d'espionnage de la NSA semblaient être montées d'un échelon... Seulement aujourd'hui, les responsables américains ont expliqué au Wall Street Journal que la NSA n'était pas responsable de l'interception des appels téléphoniques en France et en Espagne. Les responsables ? Nous.

Selon l’histoire originale, l’agence gouvernementale américaine avait rassemblé les enregistrements téléphoniques de respectivement 70 millions et 60 millions de personnes en France et en Espagne, entre les mois de décembre 2012 et de janvier 2013. Scandale. Sauf que… Les relevés téléphoniques au centre du scandale européen auraient effectivement été collectés par des agences d’espionnage européennes, et non la NSA.

Le directeur du renseignement national américain James Clapper, a déclaré que les rapports contenaient « des informations inexactes et trompeuses ». Or, les sources anonymes du WSJ affirment aujourd’hui que ce sont les services de renseignement français et espagnol qui ont recueilli les données, et qui les ont ensuite transmises à la NSA.

La situation devient extrêmement délicate, certes les Etats-Unis ont espionné 35 des dirigeants mondiaux dont les identités sont encore inconnues, toutefois il apparaît qu’ils ne sont pas les seuls. Et qui plus est, que nos gouvernements européens auraient la fâcheuse tendance à jouer les collabos. Appelons un chat un chat.

Bref, tout le monde espionne tout le monde, qui sera encore surpris d’une telle nouvelle. C’est littéralement ce qu’il se passe constamment, partout dans le monde, et a été maintenu sous silence pendant des années. Parce que ? C’est toute la question de l’espionnage. Le secret.

Ceci étant, la nouvelle du jour nous fait passer un nouveau cap. Nous trouvions notre gouvernement bien silencieux quant à cette affaire et en effet, s’ils ont eux-mêmes transmis sciemment ces données, il y a de quoi rester circonspects. Les pays alliés échangent constamment de l’information, mais les données personnelles et privées… C’est une autre paire de manches.

La dernière chose que les gens veulent, c’est bien de voir Big Brother avoir tout un tas de petits frères qui sont à sa botte. En même temps, devons-nous vraiment feindre la surprise ?

Tags :Sources :Wall Street Journal
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Ils sont jamais affirmer que c’était les renseignements francais ou espagnole qui donner des infos mais des Européens (sous entendu les Anglais)

  2. « les enregistrements téléphoniques de respectivement 70 millions et 60 millions de personnes en France et en Espagne »

    Avec 66 Millions et 47 millions d’habitant j’ai du mal a comprendre les chiffres. Je crois qu’il est plutôt question d’appels.

  3. Ne pensez-vous pas que ces écoutes ont quand même pu permettre d’éviter des attentats ? Bon ok les écoutes des dirigeants c’est louche, de même qu’il doit certainement y avoir une grosse part d’espionnage industriel dans le tas … mais est-ce que en contre partie il n’y aurait pas eu quelques catastrophes évitées ?
    Non ? bon tant pis … 😉

      1. Plus de bien que de mal, certes (et encore)… quid du jour où ce sera l’inverse ? Sera t-il trop tard ? Leurs services trop durs à être déjoués, trop infiltrés car on les a laissé s’approprier tout le terrain informatique ? C’est bien ça le problème.

      2. C’est juste une question … je n’en sais pas plus que vous mais avant de crier au scandale, il faut parfois chercher si il n’ a pas une contrepartie.
        Si par exemple on arrête toutes les écoutes et que dans les 2 ans on se prend 5 bombes à Saint Michel, on va tous pleurer en se demandant ce qu’il se passe.

  4. ​​les habitudes d’espionnage de la NSA semblaient être montées d’un échelon…
    joli jeu de mots…il fallait le souligner..! 😉

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