Une bactérie inconnue retrouvée dans 2 salles blanches pour satellites

Les scientifiques ont découvert un microbe qui, d’après leurs données, n’a été observé que dans 2 endroits sur Terre. Le premier : une salle blanche pour satellites en Guyane. Le deuxième : une salle blanche pour satellites en Floride, située à 2500 km du premier. Surprenant ? Oui, mais pas pour les raisons que vous imaginez.

Les salles blanches sont des salles où les agences spatiales comme la NASA ou l’ESA préparent les satellites avant leur lancement. Ce sont certainement les pièces les plus stériles que vous pouvez trouver sur Terre. Du coup, y trouver une nouvelle forme de vie est plutôt peu probable.

Pourtant, déjà en 2007, après avoir nettoyé 3 salles blanches différentes avec une chaleur intense, des produits chimiques et des rayons UV, la NASA a découvert 100 différentes sortes de bactéries, et la moitié d’entre-elles étaient inconnues de la science.

Conclusion ? Même dans les lieux les plus propres du monde, la vie microbienne trouve son chemin. Ainsi, ce qui rend la bactérie récemment découverte si spéciale, ce n’est pas qu’elle ait été découverte dans une salle blanche de satellites et nulle ne part ailleurs. Mais c’est qu’elle est la première bactérie de cette sorte qui existe dans deux salles blanches différentes ET géographiquement distinctes.

La nouvelle bactérie s’appelle Tersicoccus phoenicis. « Tersi » signifie « propre » en Latin, et « coccus » vient du grec et sert à décrire la forme sphérique de la bactérie. « Phoenicis » rend hommage à la sonde Phoenix qui s’est posée sur Mars en 2008. Tersicoccus phoenicis partage moins de 95% de son matériel génétique avec sa bactérie cousine la plus proche.

Les chercheurs ignorent pour l’instant si cette bactérie vit seulement dans les salles blanches ou si elle survit aussi ailleurs. Il est possible qu’elle n’ait jamais été détectée. Mais des experts ne pensent pas que Tersicoccus phoenicis puisse se développer ailleurs que dans des salles blanches. Puisque, si on élimine toute compétition biologique dans les salles blanches, cette bactérie parvient à survivre et à prospérer. Parag Vaishampayan, le microbiologiste du JPL qui a co-signé cette découverte, a déclaré :

« Nous voulons mieux comprendre ces microbes, parce que leurs capacités à survivre dans une salle blanche pourraient aussi leur permettre de survivre sur un engin spatial. »

C’est important de connaître cette bactérie, non seulement parce que ça peut nous aider à comprendre comment ce microbe peut apparaître à deux endroits distincts sur la planète, mais aussi parce que ça nous aiderait à éviter que des microbes comme lui n’en profitent pour envahir une autre planète.

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  1. « « coccus » vient du grec et sert à décrire la forme sphérique de la bactérie. »
    donc les coccus sont des petits gros 😉
    c’est normal : les amants sont maigres, les maris sont gras …

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  2. Ce qui est aussi important, c’est de bien nettoyer les engins spatiaux, surtout ceux qui vont sur d’autres planètes. Histoire de ne pas les contaminés avec nos bactéries qui risquent de tout tuer là-bas, ou d’être confondus comme étant une découverte de vie sur place alors que c’est nous qui l’avons apporté.

    L’autre point intéressant et comme le souligne l’article, est de noter la capacité de ces bactéries à vivre dans des lieux plus qu’extrêmes, ça remet en question les questions de vies minimales au maintient de la vie… et donc ouvrir les possibilités aux zones et planètes qui peuvent abrité une vie bien particulières et innatendue.

  3. Si je me souviens bien, les méthodes de stérilisation les plus avancées de la NASA laissent quand même 25 000 bactéries par m². Et qu’il est donc probable qu’on ait déjà contaminé Mars et potentiellement Titan avec des bactéries sur les sondes qu’on y a envoyé.
    Si des micro-organismes sont découverts sur Mars, la première chose à vérifier sera si ce ne sont pas des micro-organismes d’origine terrestre !
    C’est aussi un des grands challenges pour aller explorer Europe : comment envoyer un robot explorer son océan sans le contaminer. Un des tests déterminants pour cela sera l’exploration des lacs sous-glaciaires en Antarctique qui présentent des conditions analogues.

    Concernant Tersicoccus phoenicis, on peut être certain qu’on la trouve ailleurs, que c’est visiblement très résistant aux méthodes de stérilisation, mais qu’en contre-partie ça ne la rend pas très compétitive vis-à-vis des autres bactéries.

  4. Au final c’est plutôt banal non?
    notamment ce passage , je cite  » Tersicoccus phoenicis partage moins de 95% de son matériel génétique avec sa bactérie cousine la plus proche. » qui me rappelle les maladies nosocomiales.

  5. Au final c’est plutôt banal non?
    notamment ce passage , je cite  » Tersicoccus phoenicis partage moins de 95% de son matériel génétique avec sa bactérie cousine la plus proche. » qui me rappelle les maladies nosocomiales.
    En fait plus précisément c’est l’environnement tellement stérile qui pousse les bactéries à évoluer les rendant ainsi plus résistantes.
    Que ce soit une première en salle blanche je peux l’entendre, mais est-ce le même processus d’évolution que celui que j’ai cité plus haut?

  6. Ah bah nan
    votre site est en train de merder.
    windows 7 01h56

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