Sites de streaming ? Ça va bloquer !

Vous regardez des films sur DPStream, Fifostream, Allostreaming… ? Profitez-en tant que vous pouvez car bientôt vous ne pourrez plus y accéder. Pourquoi ? La justice a ordonné aujourd’hui le blocage de 16 sites de streaming. Lesquels ? Pourquoi ?

Les sites concernés par cette mesure font tous partie du réseau Allostreaming qui comprend Fifostream.tv ; Dpstream.tv ; Allostreaming.com ; Alloshotv.com ; Allomovies.com ; Alloshare.com ; Allomegavideo.com ; Alloseven.com ; Allourls.com ; Fifostream.com (et .org, .net, .tv) ; Fifostreaming.com (.org, .net, .tv).

Tout a commencé en 2011 quand plusieurs syndicats et associations de producteurs et distributeurs de cinéma ont lancé une grande croisade contre le piratage sur Internet.

Après de nombreux rebondissements, le tribunal a enfin rendu son jugement : les fournisseurs d’accès Orange, Bouygues Télécom, Numéricable, Free, SFR et Darty Télécom devront « mettre en œuvre et/ou faire mettre en œuvre […] toutes mesures propres à empêcher, à partir du territoire français […] l’accès par tout moyen efficace et notamment par le blocage » de tous les sites mentionnés ci-dessus.

Google, Microsoft, Yahoo ! et Orange doivent « prendre ou faire prendre toute mesure utile en vue d’empêcher sur leurs services l’apparition de toute réponse et tout résultat renvoyant vers l’une des pages » des sites mentionnés ci-dessus.

Les ayants-droits pourraient déboucher le champagne. Seulement, cette victoire est seulement partielle. Ils voulaient que les FAI et les moteurs de recherche prennent à leur charge les frais de mise en œuvre du blocage. Cette fois, le tribunal ne les a pas suivis et ils devront payer ces coûts.

Toutes ces mesures devront intervenir dans les 15 jours et durer 12 mois. Que se passera-t-il après ces 12 mois ? Mystère. C’est certainement une belle victoire pour les ayant-droits, mais c’est une goutte d’eau dans l’océan du streaming mondial.

Il est tout de même bon de rappeler que nous finançons à 15% le cinéma français avec nos impôts. Et il faut aussi souligner que même si en 2013 le chiffre d’affaire du cinéma baisse, il a connu des sommets ces dernières années. Cette baisse pour le cinéma français serait surtout liée à l’échec cuisant de films que n’avaient de cinématographique que le financement. Il est aussi amusant de mettre en parallèle cette baisse du chiffre d’affaire avec la mise en application d’Hadopi. A bon entendeur…

Tags :Sources :PCInpactVia :Le Monde