L’abandon des DRM ne fait pas de mal aux revenus

Afin d'empêcher le piratage illégal des ebooks ou des films, de nombreux systèmes sont utilisés pour verrouiller les supports. Pendant la grande ère Napster, les maisons de disques sont montées au créneau pour endiguer le piratage, à grands coups de DRM. Or, il s'avère que cela n'aide pas, pas du tout.

La gestion numérique des droits (en anglais digital rights management (DRM)) a pour objectif de contrôler l’utilisation qui est faite des œuvres numériques. Ces dispositifs peuvent s’appliquer à tous types de supports numériques physiques (disques, DVD, Blu-ray, logiciels, etc.). En somme cela permet de restreindre la lecture du support à une zone géographique, à du matériel spécifique ou à empêcher la copie privée du support.

Un nouveau document publié par Laurina Zhang de l’Université de Toronto montre que les revenus de la musique numérique augmentent de 10% lorsque l’on supprime les DRM. L’augmentation du chiffre d’affaires peut aller jusqu’à 30% pour les albums qui se vendent globalement plus faiblement et sur une longue période.

En revanche pour les titres à succès, il n’y a pas de différence. Ce qui signifie ? Même dans les pires cas de l’étude, concernant les albums les plus populaires, l’abandon des DRM ne fait pas  de mal aux revenus. La recherche a été possible car quatre grandes maisons de disques (EMI, Sony, Universal et Warner) ont utilisé les DRM pour finalement les abandonner sur les mêmes albums.

L’assouplissement des restrictions de partage n’est donc pas une mauvaise chose, il serait sans doute temps de le prendre en compte…

Tags :Sources :TorrentFreak
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Ouai enfin ils font chier avec leurs merdes, moi je paye j’aimerai bien avoir la paix et faire ce que je veux avec.
    Autant le pirater directement si un drm m’empèche de le mettre sur mon mp3

    1. J’ai à une époque acheté un jeu PC, « Still Life » qui venait de sortir à l’époque, que j’ai du me faire rembourser puisqu’impossible à utiliser à cause de certains logiciels que l’éditeur aurai aimé me faire désinstaller.
      J’ai donc finalement DL le jeu avec un no cd, parce que faut pas déconner, ce jeu m’intéressait quand même.

      Même problème avec un album que ma femme avait acheté, remboursement et dl.
      Je n’ai plus acheté grand chose depuis…

  2. J’ai plusieurs jeux qui sont injouables à cause des DRM. Un acheté sur steam il y a peu ne fonctionne pas car le service DRM de C&C RED ALERT 3 (pourtant assez récent comme jeu) à fermé ses serveurs définitivement.
    La seule solution pour y jouer est de passer à une version cracké, avec tout les émulateurs et tout le bazar la plupart des autres jeux réglos deviendraient aussi inutilisable et il faudrait tous les cracker aussi. Dans ce cas il devient tentant de virer steam, origin, Ucrap & co et tout cracker! Au moins là ça fonctionnerai !!!! … et se serait gratuit.

  3. Ca parait logique non ? Ce n’est pas en faisant ch*er ceux qui payent qu’ils vont lutter contre le piratage… mais allez leur faire comprendre ça.

  4. Ça parait tellement logique : mais qu’ils se mettent à note place, bordel ! Entre une vidéo téléchargée illégalement qui fait exactement ce que l’on veut – c’est à dire avoir la possibilité de voir le film quelque soit l’appareil – ou une vidéo achetée légalement qui impose Windows Media Player (que je n’ai pas, j’ai un Mac) ou je ne sais quoi de propriétaire et mal foutu, plus 10 minutes de pub anti-piratage pour chaque DVD acheté (avec CSS, heureusement caduque car contournable facilement), y’a pas photo.

    Autant dans le domaine de la musique, cela fait des années que je n’ai rien piraté, car c’est accessible sans DRM facilement par de multiples moyens (en particulier Amazon), autant pour la vidéo, y’a pas moyen, toutes les offres dites « légales » sont honteuses. C’est la même chose pour les logiciels: certains (en particulier les jeux, mais pas qu’eux) sont difficilement utilisables dans leurs version « légales ». Ce n’est qu’en piratant que l’on peut enfin les utiliser dans un bon contexte. Affligeant.

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