La NSA pratique donc aussi la géolocalisation massive

NSA

Un nouveau document exfiltré par Edward Snowden révèle que la NSA s'adonne largement à la collecte de données relatives à la géolocalisation des téléphones mobiles.

Nous manquions justement de révélations fâcheuses concernant le PRISM et il est évident que l’instance ne se refuse rien. Dernier haut fait de la NSA, le géolocalisation des téléphones mobiles, toujours sous couvert de la lutte anti-terroriste.

Chris Soghoian, de l’American Civil Liberties Union (ACLU) préfère insister sur le caractère odieux de la géolocalisation liée à la vie privée. « Contrairement aux appels téléphoniques ou aux e-mails, c’est quelque chose que vous ne pouvez pas chiffrer« , résume-t-il à juste titre.

« Les équipes dédiées à cette tâche exploitent non seulement le système GPS et les réseaux Wi-Fi, mais aussi les connexions cellulaires, qui offrent un accès continu à la position de l’utilisateur, même lorsque celui-ci ne passe pas d’appels et n’envoie pas de messages électroniques. »

L’interception de ces données s’effectue directement au niveau des interconnexions câblées entre les réseaux mobiles des opérateurs, grâce à la technologie Co-Traveler, qui analyse les déplacements des utilisateurs.

Ces informations alimentent une base de données qui pèserait aujourd’hui 27 téraoctets au minimum. Comble de l’ironie, en mai 2012, la NSA a dû redimensionner son infrastructure pour en agrandir les capacités.

Tags :Sources :Washington Post
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. la France a commencé depuis longtemps.
    La preuve, chaque fois que quelqu’un pose une question contenant « où », tout le monde lui répond « DTC »
    C’est bien de la géolocalisation ça, non ? 😉

  2. Aux Etats-Unis tout est toujours plus grand, que cela concerne le non respect de la vie privée ou la taille des bouteille d’eau sur ton bureau !

  3. En gros c’est de la médiatisation de ce que nous savions déjà tous depuis très longtemps.
    Je n’ai rien appris de plus depuis toutes ces histoires de Wikileaks, Snowden et compagnie. Faut pas être naïf !

  4. S’il n’y a pas de fatalité technique à la goinfrerie actuelle d’informations personnelles, à l’utilisation de vrais noms plus ou moins imposée, géolocalisation à tout va, et aux grandes déclarations allant avec (« la vie privée c’est terminé les cocos », etc). Il y a par contre un vrai problème de structure, besoin d’un nouveau rôle, d’une « sphère privée »/compte pour les données clés, et séparation des rôles. Et clairement aucune loi uniquement « défensive sur l’existant » ne fonctionnera à ce sujet.
    Il serait pas mal que F Pellerin ne l’oublie pas pour IDéNum :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/
    (et comprenne qu’un ID unique par utilisateur partagé entre tous les services, est non seulement non nécessaire techniquement, mais devrait être évité à tout prix)

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