Peter Higgs ne pourrait être chercheur aujourd’hui

Peter Higgs

Peter Higgs, ce nom vous parle certainement, il s'agit du père du boson de Higgs, la particule de Dieu, celle-là même qui semble avoir enfin été découverte grâce au grand collisionneur de hadrons du CERN. L'homme a récemment affirmé qu'il ne pourrait embauché aujourd'hui, la faute à un système trop productiviste.

Interrogé par The Guardian alors qu’il allait récupérer son Prix Nobel, Peter Higgs en a profité pour livrer sa vision du monde scientifique actuel. Durant ses années à l’Université d’Edimbourg, il était même devenu “une gène pour le département“. A la retraite depuis 1996, il avait même souhaité se retirer complètement de la scène scientifique, les récentes découvertes au CERN en auront décidé autrement.

Mais pourquoi alors une position si controversée ? Tout simplement parce que, “aujourd’hui, je ne pourrais pas avoir un emploi universitaire. C’est aussi simple que cela. Je crois que l’on ne me juge pas assez productif.” Et c’est bien là que le bât blesse. A Edimbourg, là où ses collègues accumulaient les publications, lui travaillait bien à l’abri de tout ce tumulte, “sans jamais avoir envoyé d’email, surfé sur Internet ni même téléphoné depuis un téléphone portable.

Faut-il nécessairement publier à un rythme effréné pour être “considéré comme utile” ? La question est posée…

Tags :Sources :Gizmodo
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      1. Hé oui… mais le modèle de réussite actuel c’est l’arriviste qui fait une appli iPhone pour enculer les mouches, et le faire savoir sur Facebook.
        On est mal barrés

  1. Le pire, c’est qu’il a complètement raison.
    De nos jours, que ce soit dans les milieux universitaires ou dans les départements de R&D d’entreprises, on est encouragés à faire des publications et/ou des dépôts de brevets : d’une part parce qu’il y a une sorte de compétition entre les labos (on a l’impression que faire beaucoup de publications donne une bonne image), et d’autre part parce qu’on a l’impression que ça permet de justifier les budgets.
    La société d’aujourd’hui n’a plus les moyens financiers et culturels de faire de la “recherche noble”.

    1. C’est surtout le problème de la mesure de ces recherches nobles: comment différencier un chercheur talentueux ayant besoin de calme afin d’accoucher de la prochaine révolution scientifique d’un glandeur ne faisant rien et vivant des maigres resources du labo ?

  2. Intéressant de voir Morgan se poser la question;”Faut-il nécessairement publier à un rythme effréné pour être « considéré comme utile »”

  3. en même temps quand on voit le zapping à la télé : les chti à ibiza, nabila et autre raz moquette niveau intelligence, et qu’ils font en plus de l’audimat, on ne peut constater que le monde ne va pas bien, l’imbécilité, le faignantisme, l’arrivisme, sont maintenant ce qu’il y a de plus noble. Donc que la recherche n’aille pas bien je ne suis pas plus surpris que cela.

  4. Aujourd’hui la plus part des vaccins n’auraient pas vu le jour avec le principe de précaution. Les méthode de greffes de peau entre autre ne serait pas trouvé aujourd’hui après les dernières lois sur la génétique alors même que les scientifiques sont capable de produire un spermatozoïde ou une ovule avec des cellules de peaux ils ne peuvent pas….enfin, rassurez vous, la lumière trouve toujours la petite faille pour passer 😉

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