Skylon, avion supersonique nouvelle génération !

Depuis l'arrêt des vols du Concorde il y a bientôt 11 ans, les avions supersoniques civils semblaient passés de mode. Certains, pourtant, poursuivent leurs recherches dans le domaine et entendent bien relancer cette technologie. C'est par exemple le cas de Reaction Engines Limited et de son projet Skylon.

Sous ce nom digne d’un film de science-fiction se cache un projet d’avion spatial sans pilote né dans les années 1990, lui-même inspiré du projet HOTOL. Au coeur de Skylon, le moteur SABRE, basé sur une technologie extrêmement récente et novatrice, le pré-refroidisseur.

L’idée, ici, est de refroidir le plus rapidement possible l’air qui entre dans le moteur, lui permettant  de fonctionner à plein régime sur une très longue durée. Selon l’ingénieur en chef du projet, Alan Bond, il est ainsi possible de refroidir l’air de plus de 1 000°C en seulement un centième de seconde.

Pour y parvenir, il faut un système de refroidissement des plus efficaces. Grâce à de fins tubes emplis d’hélium condensé assemblés comme un tourbillon, le système extrait la chaleur de l’air entrant pour le faire tomber à -150°C juste avant d’entrer dans le moteur. Ajoutez à cela une technologie empêchant le gel de l’eau pour protéger ledit moteur du givre et vous obtenez un moyen de propulsion tout à fait étonnant…

Et efficace, car le Skylon pourrait atteindre la vitesse ahurissante de Mach 5, soit 5 fois la vitesse du son, de quoi nous mettre le Japon, l’Australie ou la côte Ouest de Etats-Unis à moins de 4 heures de vol.

Avec un gabarit de 84m de long et 6,5m de diamètre pour une envergure de 25m, le Skylon devrait pouvoir embarquer 300 passagers. Les premiers vols sont prévus à l’orée 2019 et contrairement à d’autres projets comparables, Skylon est destiné à être géré par des sociétés commerciales.

Tags :Sources :RT Flash
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Il doit y avoir une petite coquille dans l’article: “il est ainsi possible de refroidir l’air de plus de 1 000°C”
    Si c’était le cas, on descendrait bien en dessous du zéro absolu ! Il doit y avoir un zéro en trop :/

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    1. Pas si les températures qu’il subit sont à plus de 1000°C. Ce que l’article ne dit pas c’est qu’il pourra atteindre 300Km d’altitude, pour une retour dans l’atmosphère il y a aura des températures d’environ 1100K (~1300°C) alors que la navette américaine était autour de 2000K !

    2. C’est bien 1000°c => http://www.reactionengines.co.uk/about.html
      Et comme le dit Jordan, le retour dans l’atmosphère est brûlant.

      @Gizmodo : Ce serait parfois mal de tenir compte de la source de votre source pour écrire vos articles. Ici c’est le site officiel du constructeur de Skylon, Reaction Engines, qui contient pas mal d’infos supplémentaires.

    3. En supersonique il est courant d’atteindre des températures très élevées.
      C’est juste google traduction qui n’a pas compris (et morgan par la même occasion, mais on a l’habitude ici)
      “Its innovative pre-cooler technology is designed to cool the incoming airstream from over 1,000⁰C to minus 150⁰C
      in less than 1/100th of a second”
      Si l’air chaud est à plus de 1000°C, alors il est possible de le refroidir à -150°C, mais si il est à par exemple 300°C, il ne descendra pas en dessous du zéro absolu.
      Par contre cet hélium il faudrait certainement le refroidir et j’aimerais connaitre le bilan énergétique total : énergie dépensée dans le groupe frigo par rapport à celle gagnée par l’amélioration de la combustion (air plus froid, donc masse volumique supérieure). Sachant que le rendement thermodynamique est généralement meilleur à température élevée.
      En gros on doit avoir un propulseur “compact” (forte poussée pour un petit volume) mais avec un rendement énergétique (consommation) déplorable…

      1. Alors qu’ils laissent les articles “scientifiques” à Norédine et que Florence and Co s’occupent des articles de Légo/Star Wars/Ivre/Apple (non pas que ces sujets soient de la merde, mais traités/traduits par ces rédacteurs comme de la merde)

  2. au vu des illustrations j’appellerai plutôt ça une navette spatiale qu’un avion de transport commercial. Les contraintes sont un peu différentes

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