Le combat d’Arnaud Montebourg contre la fusion SFR-Numericable

Le combat d'Arnaud Montebourg contre la fusion SFR-Numericable

Dans le grand chamboulement de nos opérateurs téléphoniques, il y a ceux qui se réjouissent de la tournure actuelle des événements et ceux qui tentent encore d'empêcher la vente de SFR à Numericable pour que le marché de la téléphonie mobile soit bien de nouveau réduit à trois opérateurs. C'est le cas d'Arnaud Montebourg.

Le Ministre du redressement productif avait révélé en fin de semaine sur Europe 1 que Vivendi préférait vendre SFR à Numericable plutôt qu’à Bouygues Telecom. Interrogé sur France 2 pour commenter l’officialisation de cette vente, Arnaud Montebourg ne paraissait absolument pas résigné.

Selon lui, tout est encore possible. Numericable n’emploie même pas le conditionnel pour en parler et pourtant, le Ministre espère bien l’empêcher : « Il faut faire attention […] Je ne suis pas certain – il y a trois semaines de discussion – que les banques aient envie de s’exposer. Je crois que ce n’est pas terminé. […] D’abord parce qu’il y a un certain nombre de recours qui vont certainement s’exercer de la part de concurrents de SFR, et il y a des questions qui vont être posées aux autorités de la concurrence européennes et françaises, donc le débat continue. »

Pourquoi une telle obstination ? Le rachat de SFR par Numericable permettrait de rester sur un marché à quatre opérateurs, ce qui irait dans le sens de l’Autorité de la concurrence – celle-ci ayant avoué redouter un retour à trois opérateurs -. Arnaud Montebourg affirme vouloir protéger « les intérêts de la nation, car nous souhaitons qu’il n’y ait pas de casse sociale« . Malheureusement, selon Bercy, cette même casse sociale aurait été la plus importante dans le cas d’une fusion avec Bouygues Telecom…

En y regardant de plus près, on comprend finalement le seul objectif du Ministre : « Nous souhaitons qu’il y ait des investissements. […] Cela coûte 30 milliards d’euros d’investir en fibre pour équiper la quasi totalité des Français, et ces 30 milliards, nous voulons que ce soient les opérateurs qui payent, et non pas les opérateurs en levant des impôts. » Evidemment, ce seront les consommateurs qui en feront les frais. Un marché à trois opérateurs permettrait de limiter la fluctuation des prix due à la concurrence et ainsi de dégager des marges suffisantes pour ces 30 milliards, pour la fibre et pour les futures licences 5G qui seront vendues aux enchères par l’Etat…

Tags :Sources :Numerama
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  1. Bah, tant que Free est dans la partie, il voudra toujours faire la nique aux autres. Donc pas de souci pour les prix… Humble avis…

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