Orange, un espion à la française

Orange

Snowden, Prism, les activités de surveillance de la NSA… Ces scandales récents ont entaché le gouvernement américain et sensibilisé le grand public aux questions du respect de la vie privée et du pouvoir que certaines organisations ont pu s’accorder au fur et à mesure des années. L’Allemagne et la France se sont notamment insurgées officiellement contre certaines actions d’écoutes et de surveillances menées par la NSA. Pourtant, officieusement, ce type d’activité a bien entendu également cours dans leur propre pays.

Et l’affaire qui nous intéresse aujourd’hui est celle qui a tout récemment été révélée par Le Monde. Les informations du quotidien proviendraient d’un document présenté par les services secrets britanniques (GCHQ) à partir d’informations extraites par Edward Snowden des archives de la NSA. Selon eux, la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) française entretiendrait des relations plus qu’étroites avec le principal opérateur télécom du pays, Orange.

Anciennement France Télécom et administration française publique jusqu’en 1990, l’état français est resté actionnaire majoritaire du groupe jusqu’en 2004. Rebaptisé Orange en 2013, le groupe entretient toujours des liens étroits avec l’état français.

Preuve en est des dernières révélations aujourd’hui dévoilées. Le document britannique ne cite pas explicitement Orange comme étant « l’opérateur de télécommunication français » travaillant en collaboration avec la DGSE. Mais Le Monde précise que la description qui est faite de l’opérateur dans le document et ses recherches ne laissent pas de doute quant à son identité.

Voici pour le contexte. Dans les faits, Orange serait bien plus que le premier opérateur de téléphonie français mais tiendrait aussi le poste de système de surveillance pour la DGSE. La relation entre l’opérateur et la DGSE offrirait même à ce dernier un accès illimité à l’ensemble des données, conversations et échanges en tout gente transitant pas le réseau d’Orange.

Le Monde a tenté d’obtenir des explications du gouvernement ou de la DGSE, sans succès. Seul un ancien chef de service de renseignement français aurait soumis ce commentaire peu explicite :

« Le rapport entre France Télécom et la DGSE n’est pas de même nature que celui révélé dans le programme Prism de la NSA, qui a des liens contractuels avec les géants d’Internet. En France, c’est consubstantiel. »

Pour le patron d’Orange, Stéphane Richard, rien d’illogique :

« Des personnes habilitées secret-défense peuvent avoir à gérer, au sein de l’entreprise, la relation avec les services de l’Etat et notamment leur accès aux réseaux, mais elles n’ont pas à m’en référer. Tout ceci se fait sous la responsabilité des pouvoirs publics dans un cadre légal. »

Légal, mais jamais formalisé et facilitant un usage et un stockage des données du réseau d’Orange par la DGSE. Le fait qu’aucun législateur n’ait autorisé ces opérations ne changent finalement plus grand-chose…

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. ADBlock c’est bien, mais le retour de ce service s’en ressentira. Pleins de sites financés par la pub vont mourir à cause d’ADBlock, car la pub est leur seul revenu. Ce n’est peut etre pas le cas chez Giz.
    Pourtant je suis bien de l’avis de ceux qui pensent que la pub c’est de la merde. Pollu l’espace visuel, etc…

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