De l’intérêt véritable du parachute…

De l'intérêt véritable du parachute...

Vous vous sentez rassuré quand, dans un petit avion, vous avez un parachute à disposition ? Vous pensiez qu'il vous sauverait la vie ? Mais pourquoi au juste ? Question de bon sens, de croyance populaire, peut-être ? Mais y a-t-il eu une quelconque étude scientifique sur la capacité du parachute à vous sauver la vie ? Réponse : non.

La question est légitime. Ce n’est pas parce que l’on a effectivement observé plusieurs vies sauvées grâce à un parachute qu’il faut en déduire que celui-ci vous sauvera forcément la vie. Certains chanceux s’en sont d’ailleurs sortis sans. Comment faire alors pour prouver scientifiquement son intérêt véritable ?

Sur le « British Medical Journal » – une revue médicale britannique datant de 1840 -, une publication de Gordon C S Smith (GCSS) et Jill P Pell (JPP) propose de s’intéresser précisément aux bienfaits du parachute. Intitulée « Utilisation d’un parachute pour empêcher la mort et autre traumatisme sévère lorsque confronté à la gravité : examen méthodique des tests aléatoires ».

Passons directement à la conclusion – au motif qu’aucun test suffisamment rigoureux n’ait pu être mis au point – :

Comme pour de nombreuses interventions pour prévenir les maladies de santé, l’efficacité des parachutes n’a jamais fait l’objet d’une évaluation rigoureuse en utilisant des tests contrôlés aléatoires. Les défenseurs de la médecine basée sur des preuves scientifiques ont toujours critiqué l’adoption des interventions mises en place sur de simples données d’observation. Le monde aurait intérêt à ce que les protagonistes de la médecine scientifique se soient organisés et aient participé à une étude croisée à double-insu, aléatoire et contrôlée par placebo du parachute.

Pour les néophytes, cette brillante publication suggère purement et simplement d’emmener dans les airs quelques défenseurs de la médecine scientifique, de les équiper d’un sac – certains contenant un parachute, d’autres pas -, de les faire sauter et d’étudier les conséquences de cette chute, avec ou sans parachute donc.

Le meilleur pour la fin, le post-scriptum :

GCSS eut l’idée originale. JPP tenta de l’en dissuader. JPP a effectué les premières recherches papier mais GCSS les a perdues. GCSS présenta une première version du manuscrit mais JPP supprima toutes les meilleurs blagues. GCSS s’en porte garant et JPP s’en accommode bien.

Le pire dans tout cela, c’est que ce n’est pas un poisson d’Avril ! Les « scientifiques » non plus ne manquent décidément pas d’humour…

Tags :Sources :io9Publication sur le BMJ
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. ?????… Je ne comprends pas l’intérêt de cet article qui se base sur une publication scientifique de 1840, a c’est du buzz. Je ne comprends même pas pourquoi je commente ce truc!

  2. Ô_o…
    Si maintenant même les scientifiques se mettent à troller, où va t-‘on? (et non, pas au fond à gauche).
    En fait, si j’avais le choix j’avoue que j’hésiterais longtemps mais je pense que je finirais par prendre le parachute, juste pour que l’impact au sol soit moins violent question santé des cartilages, aussi pour éviter ce satané problème néanmoins bénin de fémur qui peut ressortir au niveau des clavicules.
    Georges Brassens avait raison: « le temps ne change rien à l’affaiiire, quand on est con, on est con »…
    … Ou alors ils avaient juste besoin de crédits pour publier un étude bidon et détourner le reste vers des recherches plus utiles.

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