Les allers simples pour l’espace ne sont pas éthiques

NASA

Les projets de voyage de type "Mars One" ont fait rêver des milliers de personnes à travers le monde. L’installation définitive de colonie humaine sur la planète rouge devait pouvoir débuter dès 2024, selon le porteur du projet, Bas Lansdorp, un ingénieur néerlandais. Mais pour le moment,  de trop nombreuses problématiques techniques et financières rendent le projet irréalisable. Par ailleurs, un autre problème se pose aussi quant à la faisabilité de ce voyage et concerne le respect de normes et de l’éthique même de la NASA.

Un rapport de l’Institut de médecine de l’Académie Nationale des Sciences vient en effet de pointer du doigt les différentes obligations de la NASA en matière du respect de la santé des voyageurs spatiaux et des règles de sécurité afférentes à un séjour dans l’espace. Et selon les normes actuellement en vigueur, les valeurs jusqu’ici respectées par la NASA ne permettraient pas d’autoriser un voyage sans retour dans l’espace.

Exposition aux radiations, troubles comportementaux, déminéralisation osseuse et autres conséquences physiques et psychologiques sont autant de risques amplifiés par un voyage de très longue durée, voir définitif, dans l’espace.

Reste que les avancées technologiques ont permis de faire reculer les limites des missions spatiales toujours plus loin. A voir ensuite si ces avancées pourront correspondre aux règles éthiques de la NASA.

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  1. heureusement, que lorsque C Colomb est revenu des Amériques, le roi d’Espagne n’avait pas à écouter des technocrates en manque de normes.

    “l’éthique” l’argument des lâches et des rétrogrades, les volontaires eux se contrefoutent de revenir entier ou pas, ils veulent êtres des pionniers, point barre.

    1. Tout pareil. Mais je vois plus les boutons +1. Si les gens sont prêts à vivre ça, je ne vois pas en quoi l'”éthique” devrait les en empêcher.
      Surtout que les gens qui seraient retenus pour ce genre d’aventure sont plutôt des gens intelligents, et donc, comprenant parfaitement les implications d’un voyage sans retour.

      1. Y’a un véritable gouffre entre “être prêt” et “croire qu’on l’est”.
        Il me semble que la durée de l’aller prendrait facilement un an, et en un an n’importe qui a le temps de changer d’avis sur son destin, même quelqu’un d’intelligent… C’est un risque qu’il est impossible de faire tomber à zéro, même avec tous les entraînements et les test psychologiques imaginables.
        Vous leur reprocher de se contrefoutre du libre arbitre des volontaires, mais c’est justement ce même libre arbitre qui peut poser problème à terme…

        1. … pour combien de temps partaient les marins à la découverte du monde? pour des années ! … mais dit toi bien qu’il y a des gens, qui ne sont ni des laches, ni des fous ou des inconscients, juste des personnes du genre qui a fait avancer l’humanité depuis l’age des grottes. Pas des mecs … qui se suffisent de leur petit confort quotidien, mais des gens dont le but est d’aller toujours plus loin.

          … Edit modération : merci de rester courtois dans vos échanges

      2. Ben visiblement non, les candidats qui se sont portés volontaires pour Mars One ne sont pas suffisamment malins pour se rendre compte qu’il ne s’agit que d’une vaste supercherie ! Ou alors ils sont complètement ignorants des réalités techniques, mais à ce moment on se renseigne un minimum.

    2. Etre un pionnier n’a pas vraiment de sens sinon dans le domaine de la recherche ou de l’art. On a bien vu ce qui s’est passé quand les européens ont débarqué en Amérique et le résultat. Certes il n’y a personne sur mars mais c’est pour dire qu’être un pionnier en soi ne veut rien dire. On peut faire partie des premiers à faire une connerie. Il y a bien encore assez à faire sur Terre. Pourquoi est-ce qu’on ne s’occupe pas sérieusement des questions liés à la protection de l’environnement par exemple ? Et il y a bien d’autres problèmes qui demandent l’énergie de personnes volontaires mais qui ne semblent intéresser personne.

  2. Et puis sommes nous bien obligé de respecter les règles de la NASA, si un privé peut les envoiyer lui même la haut on s en fou un peu de la NASA . Après faut voir si ils arriveront à se passer de la NASA…

  3. Dieu merci, l’éthique est une chose qui évolue…
    Une discipline normative dans un milieu naturel et humain… Donc, par essence évolutive.

    Sans tout mélanger, mais à l’époque de Christophe Colomb, parler d’avortement vous aurais conduit au bûcher.
    Dire que l’homme n’était pas forcément dévolu à vivre sur la terre en aurait fait de même.

    Quand la technologie nous mènera aux portes d’un tel voyage dans des conditions jugées “satisfaisantes”… notre définition de l’éthique s’adaptera.

    Aujourd’hui, tirer des humains vers le ciel, en visant la planète mars et sans aucune garantie d’arrivée et surement aucune garantie de retour pose effectivement un problème.

    Pour finir avec la référence de Christophe Colomb : il n’y avait aucun “privé” (armateur) prêt à financer ce voyage. Il a fallu l’intervention d’un Roi (et surtout d’une reine) et donc une caution divine et financière pour le permettre.
    Le Chri-chri était un explorateur mais pas inconscient au point de ne pas préparer au moins son départ… bon, j’avoue que pour l’arrivée, il a loupé les Indes de quelques malheureux kilomètres… mais c’est une autre histoire.

    1. plus que l’intervention du Roi (ou de la Reine) il a surtout fallu que l’Eglise et le Pape acceptent de donner le droit aux catholiques de pratiquer l’usure (le prêt à intérêt) pour financer la deuxième vague d’expédition, puisque les caisses du royaume étaient déjà vides à l’époque.

      C’est d’ailleurs la principales raison pour laquelle des prêtres étaient présents sur les navires, le Pape ayant négocier avec le Roi le fait de pouvoir convertir les indigènes (forcément païens)au catholicisme .

      Le romantisme d’une Reine amourachée d’un Christophe “Depardieu” Colomb et qui pousse son mari à prendre des risques c’est bien pour les scénaristes d’Hollywood mais l’Histoire, elle, n’est pas un roman à l’eau de rose. Elle est faites de complots, de compromissions et de marchandages entre puissants, bref d’autres choses que de petites escapades risibles en scooter pour aller tringler une actrice juste pour satisfaire les lecteur de gala et voici…

    2. C’est vrai l’éthique évolue. Mais une évolution n’a pas toujours des conséquences positives. En soi, une évolution reste une évolution, rien de plus. Elle peut se révéler désastreuse comme elle peut rendre le monde un peu meilleur. Tout dépend des limites qu’on fixe et des raisons pour lesquelles on les fixe. Je ne vois rien de choquant à l’éthique que s’est fixé la NASA. A quoi bon envoyer sur une autre planète des personnes qu’on sait condamner ainsi à mort ? Si elles souhaitent mourir, autant qu’elle le fasse sur Terre, ne serait-ce que pour le coût engendré.

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