Une collision spatiale évitée de justesse

sentinel-1a

L’Europe a bien failli rejouer à ses dépens la scène d’ouverture du film Gravity. 34 heures seulement après sa mise en orbite, le satellite Sentinel-1A de l’Agence spatiale européenne a failli percuter un satellite zombie de la NASA.

Le Sentinel-1A est le premier satellite du programme Copernicus. Il est capable de fournir des images du sol et des océans, de jour comme de nuit, que le ciel soit nuageux ou non. Le projet Copernicus ouvre « une nouvelle ère dans l’observation de la Terre » et comprend une flotte de 7 satellites d’observation de la Terre et une trentaine de mission.

Cette « nouvelle ère » a bien failli se terminer avant même de commencer. Et l’équipe du Sentinel-1A a décrit sur son blog le drame qui a bien failli se dérouler au-dessus de nos têtes.

Alors que le premier jour touche à sa fin, l’équipe de nuit est alertée qu’il y a un risque de collision avec un satellite scientifique de la NASA qui s’appelle ACRIMSAT. Ce satellite a terminé sa mission avec succès mais il n’est plus manœuvrable puisqu’il n’a plus de carburant.  Après quelques longues minutes, ils apprennent qu’ils doivent effectuer une manœuvre d’évitement. Si rien n’est fait, les 2 satellites passeront à moins de 20 mètres l’un de l’autre. Le risque de collision est trop grand, il est inacceptable pour un satellite qui a coûté près de 275 millions d’euros.

Le problème ? Sentinel-1A vient à peine d’être lancé, ses panneaux solaires et son radar sont déployés mais il est toujours en phase de mise en route. Cette manœuvre d’évitement n’a jamais été simulée lors d’une phase de démarrage.

L’équipe met rapidement en place une procédure pour modifier l’orbite du satellite et il faut faire vite car le satellite ne communique pas en permanence avec la salle de contrôle. La procédure doit être transmise à 6h33, la manœuvre sera effectuée à 7h14, alors que le satellite sera hors de portée d’antenne. Après de longues minutes, l’équipe reçoit enfin la confirmation du succès de la manœuvre.

Et il y a une certaine ironie karmique à cet incident puisque deux jours auparavant, la Station spatiale internationale a modifié son orbite pour éviter un débris d’un fusée Ariane-5 européenne.

Tags :Sources :Blog ESA Via :EnjoySpace
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Plus de carburant ? L’espace devient une vraie poubelle. Et quand un morceau de satellite va nous tomber sur la tronche (c’est évidemment déjà arrivé), qui va payer les dégâts ? On fait un constat amiable ?

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    1. @Big Papoo : Un morceau de satellite ne peut pas nous « tomber sur la tronche », sauf erreur : Il se désintégrerait dans l’atmosphère bien avant.

      Ça n’enlève toutefois pas le problème de pollution de l’orbite !

      1. Il a de nombreux exemples de morceaux de satellites tombés sans s’être totalement désintégrés. D’après l’ESA ce sont plus de 5000 de ces objets qui sont retombés depuis 50 ans… Et les plus gros sont encore en train de tourner, mais pour combien de temps ?

  2. bha quil tombe sur une usine classé séveso enfin bref mieux sera de nous faire croire au risque teroriste ou a une erreur terrestre humaine , idem pour les météorités le risque qu un météorite touche une central nuclaire ou une usine a risque ou une bombone de chez gaz de france etc est bien reel et fort mais bon le risque teroriste nous dit-on est plus present .

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  3. d ailleur , avez vous deja entendu greenpeace ou autre ong vous parler du risque fort et bien reel qu une météorite ( comme il en tombe souvent sur terre et en france ) touche une central nuclaire ou une usine classé a risque ???? Non , puisque que cest contre productif dans leur propagande et com qui est politico geostratégique et pompe a fric creation d emploie .

    A long terme ( 50 ans a 100 ans) il y a plus de risque qu un dechet de l espace ou qu un morceau de météorite endomage fortement une central ,qu un quelconc accident décrit dans tout les papier de ces ong . Et si un jour ce cas ce presente personne n en saura rien tous aussi bien les autorités les gouvenements et ces ONG préfereront tous ce mettre d accord sur une erreur humaine ou un manque d entretien etc pour que perdure leur propagande a tous mensongere .

    SUR 50 a 100 ans il y a plus de risque qu un « objet » venant de l espace cré a un accident grave sur une central ou une usine a risque que toute les fadaises de ces ong !! qui on le sait tous roule pour les gouverneemnt des pays dans lesquel elles subsiste et ces sans parler des centaines de milliers d emploi directe quelles crée .

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  4. Tous les nouveaux projets doivent maintenant prendre en compte le probleme des debris pour eviter que ca ne s’aggrave. C’est la nouvelle regle.
    Normalement quand on a plus que tres peu de carburant on l’utilise pour desorbiter.

  5. A force de laisser dépérir des carcasses de satellites et autres débris de navettes, fusées… ça va devenir de plus en plus compliqué d’envoyer du monde la haut en slalomant en permanence pour éviter toute collision !

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