Attention aux éternuements

éternuements

En cette période printanière propice aux crises d’allergies, il n’est pas rare de voir des personnes éternuer ou même d’être soi-même frappé par ce mal. Pourtant, bien que banal, le phénomène serait finalement loin d’être inoffensif. C’est en tout cas ce qu’une étude du MIT (Massachusetts Institute of Technology) vient de révéler.

Déjà considérés auparavant comme une cause potentielle de la propagation des virus, les éternuements seraient effectivement de véritables bombes bactériologiques à ne pas prendre à la légère. L’étude du MIT qualifie les éternuements de « nuages flottants turbulents multiphases ». De quoi marquer les esprits. Car ce ne sont pas quelques gouttes éparses qui sont propulsées à chaque éternuement, mais un nuage de gaz capable de se déplacer dans l’air sur plusieurs mètres, et de s’infiltrer dans tout système de ventilation.

Évidement, le problème est d’autant plus grave dans les hôpitaux où, même séparés des autres patients, les malades infectieux peuvent facilement contaminer les autres à cause d’un simple éternuement. Et la climatisation propre aux lieux publics aggravent encore la situation.

« Vous pouvez subir une contamination via la ventilation de manière beaucoup plus directe que ce que l’on imaginait à l’origine. »

Voici ce que déclare de manière extrêmement rassurante Lydia Bourouiba, professeure adjointe au Département Génie Civile et Environnemental du MIT.

Tags :Via :gizmodo
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  1. La nouveauté vient du fait que le MIT a en fait analysé plusieurs centaines de vidéos d’éternuement tournées avec des caméras haute vitesse, ce qui permet d’avoir un ralenti très important.
    A partir de ces vidéos, ils ont créé un modèle tridimensionnel de ces différents fluides et gaz. Et c’est là qu’ils ont découvert qu’en fait les « gouttelettes » expectorées vont en fait bien loin que ce que l’on pensait avant parce que le nuage de particules dans lequel elles se trouvent les maintient en l’air.
    En deux mots, la découverte c’est qu’un éternuement doit être considéré comme un ‘nuage de particules’ et non un ensemble de ‘gouttelettes’ qui agissent de manière isolée…

    1. Je ne vois pas bien en quoi c’est une nouveauté, on nous apprend ça en cours depuis lgtps déjà. On appel d’ailleurs ces fameuses particules des aérosols et elles sont maintenues en suspension dans l’air du fait de leur très petites dimensions : flux d’air turbulents, agitation moléculaire, chaleur qui viennent compenser la gravité, ce qui de fait rend certaines maladies très contagieuses.

  2. Euh… Grand scoop !
    Enfin, moi qui suis ex-fumeur et néo-vapoteur, ça fait bien longtemps que j’ai remarqué que les nuages exhalés se propageaient sur plusieurs mètres avant de disparaître… D’ici à penser que ma respiration pouvait émettre des bactéries z’et autres substances … sur plusieurs mètres, bin il n’y avait qu’un pas, que j’ai franchi sans trop de réflexion. Et pourtant, mon boulot … c’est la recherche 😀
    J’dis ça, j’dis rien…

  3. Imaginez tout ces gens qui éternuent dans le metro… Genre celui qui éternue sur la ligne 14 en début de la rame, et comme tous les crétins ouvrent les fenêtres (on se demande d’ailleurs pourquoi elle s’ouvrent) provoquant un courant d’air qui enverra tous les germes sur tous le monde dans la rame.

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