Environnement : Sommes nous trop pessimistes ?

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Lorsque l’on évoque l’avenir de la planète, il est frappant de constater à quel point le pessimisme, voir le catastrophisme, semblent s’être imposés  dans les discours et les esprits, au point parfois de devenir un nouveau dogme, tenu comme incontestable.

Nous n’avons jamais nié dans notre lettre la réalité et la gravité des grands défis auxquels notre planète va devoir faire face, à commencer par celui du changement climatique et de la transition énergétique, questions essentielles auxquelles j’ai consacré de très nombreux articles et plusieurs éditoriaux.

Pourtant, sans minimiser le moins du monde l’ampleur des problèmes que va devoir affronter l’humanité au cours de ce siècle, il est toujours utile de se replacer dans une perspective historique pour mieux considérer l’état de notre monde.

Si l’on examine par exemple l’évolution de la richesse mondiale créée chaque année – le produit mondial brut – on constate que celle-ci est a été multipliée par plus de 50 depuis 1960, passant de 1 300 milliards de dollars par an, en 1960, à 72 000 milliards de dollars aujourd’hui. Cette progression du produit mondial brut s’est d’ailleurs accélérée récemment, avec un doublement au cours de la dernière décennie !

Cette tendance devrait se poursuivre selon deux rapports publiés respectivement par HSBC et la société de conseil et d’audit PricewaterhouseCooper (PwC). La première étude prévoit que la richesse mondiale produite annuellement sera multipliée par trois d’ici 2050, passant à 225 000 milliards de dollars. Le rapport de la banque britannique HSBC prévoit qu’en 2050, 19 des 30 plus grandes économies mondiales seront émergentes.

Quant au rapport de PwC, il prévoit que les sept principaux pays émergents, (Chine, Russie, Inde, Brésil, Mexique, Indonésie, Turquie) dépasseront avant 2020 le groupe des économies du G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada), si l’on considère la richesse produite en parité de pouvoir d’achat. Selon ces prévisions, la Chine sera devenue, dans 35 ans, la première puissance mondiale, avec un PIB de l’ordre de 54 000 milliards de dollars ! Même si l’on mesure l’évolution du PIB mondial par habitant, en tenant compte de l’augmentation prévue de la population, le PIB mondial moyen par habitant devrait passer de 10 500 dollars aujourd’hui à plus de 24 000 dollars par terrien en 2050.

Même le continent africain, souvent présenté comme incapable d’accéder au développement économique, connaît depuis 10 ans une croissance économique moyenne remarquable, nettement supérieure à la croissance économique mondiale, de l’ordre de 5 % par an (7% pour l’Afrique de l’Ouest). Et le produit intérieur brut de ce continent devrait encore augmenter de 4,8 % en 2014 et de 5,7 % en 2015

Il faut également rappeler que, depuis 25 ans, la part mondiale des personnes très pauvres , vivant avec moins de 1,25 dollar par jour, a été divisé par plus de deux, passant de 43% à 20 %, alors que dans la même période, la population mondiale a augmenté de 1,8 milliards d’habitants… Selon un autre rapport conjoint de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), la proportion de la population mondiale ayant accès à un «assainissement amélioré» est passée de 49% en 1990 à 64% en 2012.

En outre, en 2012, 89% de la population dans le monde (soit 13% de plus qu’en 1990) avaient accès à des «sources d’eau améliorées», soit des points d’eau qui, par leur construction ou une intervention active, sont protégées contre la contamination extérieure, en particulier les matières fécales.

La lutte contre la faim a également marqué des progrès spectaculaires depuis 20 ans. En effet, entre 1990 et 2013, le nombre de personnes sous-alimentées est passé de 24% à 14% de la population mondiale, selon le rapport de la FAO sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde (SOFI 2013).

Selon les dernières estimations de la Food and Agriculture Organization (FAO), publiées fin 2013, 842 millions de personnes demeurent sous-alimentées dans le monde en 2013 contre un milliard en 1992. Autre fait remarquable, le nombre total de personnes sous-alimentées dans les pays en développement a diminué de 17 % depuis 20 ans,  passant en valeur absolue de 995,5 millions à 826,6 millions de personnes.

Et si l’on considère l’évolution de la faim dans le monde sur les deux derniers siècles, le changement est encore plus saisissant : au début de la révolution industrielle, à la fin du XVIIème siècle, neuf terriens sur 10 souffraient de la faim, en 1960, cette proportion était passée à un sur trois, en 1990, à un sur cinq et aujourd’hui, à moins d’un sur six…

Deux exemples illustrent cette évolution sans précédent dans l’histoire de l’humanité : au Bangladesh, la part des habitants souffrant de malnutrition est passée en 20 ans de 34 % à 16 %, alors que dans la même période, la population de ce pays est passée de 110 à 155 millions d’habitants ! Autre exemple, l’Inde où la part d’habitants souffrant de malnutrition est passée de 27 % à 17 % ¨depuis 1990, alors que dans le même temps, la population indienne a progressé de 375 millions d’habitants, passant de 845 à 1,2 milliards de personnes !

Cette régression massive et continue de la malnutrition et de la faim dans le monde, observée au cours de ces 50 dernières années, est d’autant plus remarquable qu’elle a eu lieu alors que la population mondiale passait dans le même temps de 3 à 7 milliards d’habitants ! Heureusement pour l’humanité, la « révolution verte » et les progrès de l’agronomie et de l’agriculture, ont permis une amélioration sans précédent de la productivité agricole au niveau mondial : un champ d’un hectare peut aujourd’hui nourrir en moyenne dans le monde quatre personnes, alors qu’il n’en nourrissait que deux en 1960. Cette évolution est confirmée par les statistiques des Nations unies notamment de la CNUCED qui montrent que le rendement moyen mondial de blé à l’hectare est passé de 3 à 8 tonnes entre  1961 et 2005. Le résultat de ces extraordinaires progrès en matière de productivité agricole est que la production mondiale de blé a été multipliée par 2,8 depuis 50 ans et celle de riz par 2,4.

Selon le rapport conjoint de l’OCDE et de la FAO publié en juin 2013, la production agricole mondiale devrait  continuer à croître au cours de la prochaine décennie mais à un rythme moindre, de l’ordre de de 1,5 % au lieu des 2,1 % par an enregistrés de 2003 à 2012.

Il faut également tordre le cou à une affirmation fréquemment relayée par les médias selon laquelle il n’y aura pas assez de terres cultivables pour nourrir les 9,4 milliards d’êtres humains qui devraient vivre sur terre à l’horizon 2050. En effet, de nombreuses études montrent qu’une part significative de terres cultivables ne sont pas actuellement exploitées, notamment en Afrique centrale et en Amérique du Sud.

Les travaux de Laurence Roudart, chercheuse de l’Université libre de Bruxelles, ont notamment montré qu’il existe au niveau mondial une superficie cultivable disponible (en tenant compte des zones forestières protégées et des cultures dédiées aux agrocarburants) de 970 millions d’hectares.

Or, selon le scénario volontairement prudent de cette chercheuse, baptisé « Agrimonde 1 », il faudrait mettre en culture environ 590 millions d’hectares cultivés supplémentaires – seulement 60 % de la superficie cultivable disponible au niveau mondial – pour pouvoir assurer, sans progrès agronomique majeur, à chaque habitant de la planète un apport alimentaire de 3 000 kilocalories par jour, dont 500 kilocalories d’origine animale. Il n’y a donc aucune pénurie de terres cultivables à l’horizon et la véritable question qui se pose est bien davantage celle de la répartition de ces terres et du choix des types de production à développer pour répondre aux véritables besoins des populations.

Une autre évolution, fortement liée à cette diminution importante de la malnutrition au niveau mondial, mérite d’être rappelée : elle concerne l’augmentation sans précédent de l’espérance de vie moyenne  à la naissance. L’espérance de vie moyenne à l’échelle mondiale qui n’était que de 33 ans à la veille de la première guerre mondiale et n’était encore que de 46 ans en 1955, atteint désormais 70 ans, selon le rapport statistique annuel de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publié le 15 mai dernier. (http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/world-health-statistic…)

Dans les pays à revenu faible, l’espérance de vie moyenne a connu une croissance de 9 ans entre 1990 et 2012, contre 6 ans en moyenne, tous pays confondus. C’est dans l’Afrique sub-saharienne, où neuf pays sont sous les 55 ans pour les deux sexes, que l’espérance de vie est la plus faible. Pour la première fois dans le cadre de ce rapport, l’OMS évalue les “années de vie perdues”, donnée qui tient compte de l’âge auquel surviennent les décès et de leur nombre, pour discerner les causes de la mortalité.

Aujourd’hui, un garçon né dans un pays en voie de développement, en 2012, peut espérer vivre jusqu’à l’âge de 68 ans, et une fille jusqu’à 73 ans, ce qui représente en moyenne six ans de plus que les enfants nés en 1990.Les 6 pays dans le monde qui ont enregistré les plus fortes hausses de l’espérance de vie sont le Libéria (de 42 ans à 62 ans), l’Ethiopie (de 45 à 64 ans), les Maldives (de 58 à 77 ans), le Cambodge (de 54 à 72 ans), le Timor-Oriental (de 50 à 66 ans) et le Rwanda (de 48 à 65 ans).Depuis l’an 2000, les années de vie perdues à cause de la diarrhée et des infections respiratoires, les deux premières causes de décès prématurés en 2000, ont respectivement reculé de 40% et de 30%.

Avec presque un quart de siècle de vie gagnée, il n’est pas exagéré de dire qu’en 50 ans, l’espérance de vie moyenne dans le monde a d’avantage progressé qu’en cinq siècles! Comme le souligne Ties Boerma, statisticien en chef de l’OMS “Des progrès importants ont été réalisés ces dernières décennies en terme d’espérance de vie et ils se poursuivent mais nous assistons à une transition sanitaire due aux succès contre les maladies infectieuses qui font que davantage de gens meurent de maladies non contagieuses, y compris en bas âges”.

Il faut également souligner que, contrairement à une rumeur récurrente, parfois reprise dans les médias, la progression moyenne de l’espérance de vie au niveau mondial se poursuit au même rythme et  ne montre aucun signe de ralentissement, y compris dans les pays développés, où elle est la plus élevée.

A cet égard, il est d’ailleurs frappant de voir à quel point les prévisions pessimistes et péremptoires des démographes n’ont cessé d’être démenties par les faits. C’est ainsi qu’il y a un siècle, l’Américain Louis Dublin affirmait que l’espérance de vie des femmes ne dépasserait pas 64,7 ans mais ce seuil fut pourtant franchi en Australie, dès 1925. En 1952, le démographe français Jean Bourgeois-Pichat affirma quant à lui que l’espérance de vie plafonnerait à 78,2 ans mais 25 ans plus tard, l’Islande dépassait ce seuil… Enfin, en 1988 le biologiste américain James Fries, professeur à Stanford, déclara que l’espérance de vie n’excéderait pas 85 ans mais ce seuil fut pourtant dépassé au Japon dès 2002…,

En 2002, deux chercheurs, Jim Oeppen et James Vaupel publièrent dans « Science » une célèbre étude qui montra que, depuis 1841, l’espérance de vie avait “imperturbablement” augmenté de trois mois par an. Comme le souligne Colin Mathers, coordinateur des statistiques sur la mortalité à l’OMS « “Si l’espérance de vie humaine était limitée à l’échelle mondiale aux alentours de 90 ans, nous pourrions nous attendre à un ralentissement à l’approche de cette limite. Or, ce n’est pas le cas.” Selon les projections de l’ONU, l’espérance de vie mondiale devrait d’ailleurs  continuer à progresser, passant de 70 ans aujourd’hui à 76 ans vers 2050, pour atteindre 82 ans à la fin de ce siècle.

Mais une autre étude britannique publiée début mai a fait grand bruit et montre que la marge de progression de l’espérance de vie est loin d’être exploitée pleinement. Des chercheurs ont même évalué à 37 millions le nombre de vies épargnées dans le monde d’ici à 2025 si de véritables politiques de prévention ciblaient ces facteurs de risque connus pour faire le lit des maladies cardio-vasculaires, des cancers ou encore des maladies respiratoires. (Voir http://www3.imperial.ac.uk/newsandeventspggrp/imperialcollege/newssummar…).

Dans leur modélisation, les scientifiques de l’Imperial College de Londres dirigés par Majid Ezzati ont quantifié les conséquences d’une diminution de six facteurs de risque: le tabac, l’alcool, la quantité de sel absorbé, l’hypertension, l’obésité  et la glycémie trop élevée. Ces chercheurs ont essayé de prévoir l’évolution de l’état de santé des populations en fonction de la mise en place ou non de politiques de prévention visant à réduire ces facteurs de risque. L’hypothèse retenue par les chercheurs est volontairement prudente : réduire de 30 % la consommation de tabac et de sel, de 10 % celle d’alcool, diminuer de 25 % le nombre de personnes hypertendues et stopper la progression de l’obésité et du diabète.

Si ces objectifs étaient atteints d’ici à dix ans, la mortalité par maladies cardio-vasculaires (dont le diabète), cancers et maladies respiratoires diminuerait de 22 % chez les hommes de 30 à 70 ans et de 19 % chez les femmes. À titre comparatif, si rien n’était fait, la baisse observée atteindrait seulement 11 % chez les hommes et 10 % chez les femmes. «Ces résultats sont impressionnants et montrent que, contrairement aux idées reçues, la prise en charge des individus par eux-mêmes et les mesures de prévention se révèlent aussi importantes que la médecine pour améliorer l’état de santé», souligne à juste titre le Professeur Daniel Thomas, cardiologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Cette étude précise également que, sur les 37 millions de morts prématurées qui peuvent être évitées, 31 millions le seraient dans des pays à faibles revenus.

On voit donc que, contrairement à beaucoup d’idées reçues, notre planète, même si elle reste confrontée à d’immenses problèmes, a connu des changements positifs absolument considérables au cours de ce dernier demi-siècle et va très probablement continuer à connaître, sous l’effet des révolutions scientifiques et  technologiques en cours, des bouleversements que nous pouvons à peine imaginer.

Dans de nombreuses régions du monde, le sort des hommes et leur qualité de vie se sont davantage améliorés en quelques décennies qu’en plusieurs siècles et pour la première fois dans sa longue histoire, l’espèce humaine est aujourd’hui en capacité de pouvoir raisonnablement espérer éradiquer la faim et la misère au cours de ce XXI° siècle et réaliser ainsi le rêve de Victor Hugo qui disait ” Vous voulez la misère secourue, moi je la veux supprimée!”

Ces immenses progrès humains n’auraient jamais pu être obtenus sans une succession de découvertes scientifiques et de ruptures technologiques majeures et il faut souhaiter qu’à une époque où de multiples formes d’obscurantisme et de conservatisme cherchent à s’imposer, nous restions résolument tournés vers la connaissance scientifique et le progrès technologique qui depuis 26 siècles n’ont cessé de libérer les corps et les esprits, d’améliorer la vie des hommes et d’élargir leur vision du monde.

Initialement publié sur RTflash, cet article est reproduit sur Gizmodo.fr avec l’aimable autorisation de René TRÉGOUËT, Sénateur Honoraire et fondateur du Groupe de Prospective du Sénat de la République Française.

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Cela fait quand meme du bien de lire des choses positive sur ces sujets, meme si beaucoup reste à faire. On entend jamais ce genre de chose au JT qui à pris pour habitude de nous rendre dépressif à coup de mauvaises nouvelles

    merci à vous!

  2. Quoi? lorsqu’on ne se préoccupe que de la croissance économique on peut dresser un tableau positif du monde?

    Politique de l’autruche …

    Ça évite surtout de se poser la question de notre mode de développement, de la fin de la biodiversité telle que nous la connaissons, de la multiplication des grandes catastrophes, et des problèmes de santé qui accompagnent les générations des pays développes (asthme, obésité) a cause de la pollution.

    Bref, c’est une belle défense du scénario business as usual, cet article.

  3. C’est drôle mais quand je lis un article aussi long et bien écrit, je devine tout de suite que c’est une reproduction…

    1. Si tu suivais un peu ce qu’écrit rené, tu saurai qu’il a déjà largement parlé et critiquer tous les sujets dont tu parles… Et je pense aussi que ça fait du bien d’avoir un petite pensée positive pour une fois, même si beaucoup reste à faire on est tous d’accord la dessus.

        1. Désolé, pas de possibilité de modifier “la réponse à”, mais vous avez précisé l’erreur, donc pas de soucis 😉

  4. Attendez vous êtes sérieux là ???

    Le monde vas pas si mal. Regardez la croissance, l’économie, la richesse, le matérialisme, augmente et les maladies, la pauvreté, la malnutrition, les conflits diminuent.

    Et la surexploitation des terres agricoles, le pillage du sable qui fait couler des iles entières, le massacre de villages entiers pour construire un oléoduc, la spéculation qui ruine l’économie, le trafic de déchets électroniques revendus comme neufs, le déversement d’acide et d’eaux usées dans les rivières ou l’on se baigne, la destruction des coraux, la surpèche, la déforestation, bientôt 8 milliards sur cette planète, plus de 20 000 hab/km2 dans certaines villes…

    Regardez un peux plus Arte et RMC Decouverte et autre au lieu de BFM et Business TV. On est au bord du gouffre.

  5. LE PROBLEME, c’est que tout le monde regarde ce que dit le giec, alors que ce ne sont que des pseudo scientifiques en recherche de financements qui donnent des information tronquées à des hommes politiques (Mme tatcher et ses mineurs de charbon entre autre) en mal d’idées pour contrôler leur population. La réalité en à toujours été tout autre vu qu’au moyen age, il a fait plus chaud sur terre qu’a l’heure actuelle. En fait il faudrait regarder au niveau de notre système solaire qui lui aussi se réchauffe sans présence humaine. En date la disparition rapide de la tâche rouge sur jupiter, n’est pas causée par l’économie chinoise.

  6. Je ne sais pas ce que vient faire le mot “environnement” dans le titre.
    Dans cet article il n’est question que d’économie, bien être et progrès humain.
    “Les travaux de Laurence Roudart….bla bla bla…. (en tenant compte des zones forestières protégées et des cultures dédiées aux agrocarburants) de 970 millions d’hectares”, c’est vrai que certains font pousser du gazon dans des déserts, il suffit d’arroser tout le Sahara pour faire pousser du blé, de toute manière pas de problème pour l’eau potable, les banquises fondent.
    En 2013 nous avons continuer à creuser notre «dette écologique» , en huit mois, nous avons déjà épuisé l’équivalent des ressources naturelles que peut produire la Terre en un an sans compromettre leur renouvellement. Quand nous vivrons à crédit d’une année sur l’autre comment vont faire nos petits enfants pour rester “optimiste”? Ah oui, il reste le plancton et les sauterelles à consommer.
    Le taux de CO2 n’a jamais été aussi important dans l’hémisphère nord. Qu’allons nous faire?
    RIEN, nous allons brûler tout le pétrole et charbon de cette planète, faire disparaître une bonne partie de notre écosystème, enterrer de plus en plus profondément nos déchets nucléaire, cautériser au fur et à mesure notre environnement pour survivre et maintenir notre mode de vie.
    Ça me révolte de lire un tel article, de savoir que ce Monsieur est Sénateur, qu’il a droit de cité (et pas de citer) au gouvernement . Les hommes politiques sont de plus en plus déconnectés des réalités, il faudrait les envoyer en antarctique ou sur les océans ramasser les sacs plastiques.

    1. Toi aussi je te renvois à mon commentaire précédent, René TRÉGOUËT à publier un bon nombre d’articles qui ne se contentait pas d’exposer ou critiquer les différents problèmes écologique, économique, politique etc… mais qui propose également des solutions réalistes et réfléchies dans le but d’améliorer les choses. Encore un qui juge sans s’être renseigné au préalable et qui donne une version complètement erroné en voulant donné des leçons !

      Oui le monde ne tourne pas rond et l’homme en est le principal responsable… et René l’a certainement bien mieux compris que toi. Après soit on se contente de critiquer en attendant la fin, soit on s’investi, on s’intéresse, et on cherche des solutions… C’est ce que fait ce monsieur.

      Cet article précis donne un point de vue objectif sur l’évolution de l’humanité… tout n’est pas a jeter c’est tout ce qu’il faut y comprendre.

    2. “Ça me révolte de lire un tel article, de savoir que ce Monsieur est Sénateur, qu’il a droit de cité (et pas de citer) au gouvernement .”

      Je trouve cela normal au contraire, puisque c’est ainsi que fonctionne le système où ceux qui ne devraient pas exercer le pouvoir sont élus. Rien ne change et jusqu’ici tout va bien.

  7. ENVIRONNEMENT : SOMMES NOUS TROP PESSIMISTES ?

    Tel est le titre, loin de vouloir donner des leçons, je lis l’article, je juge L’ARTICLE.
    Ce Monsieur je ne le connais pas, mais là, force est de constater qu’il est à coté de la plaque, je ne vois en rien l’optimisme pointer son nez en lisant ses lignes, c’est bien d’environnement qu’il est question????????????????
    Je n’ai jamais vu ou connu un politique compétant, ou écouté (ce qui est encore plus malheureux), en écologie.
    Renseigne toi sur l’état réel et pitoyable de notre planète, car de nous deux je ne sais pas lequel est le plus désinformé.

  8. Lisez l’empire de la Honte de Jean Ziegler, vous aurez vite compris que le pessimisme s’impose…

    C’est magnifique de présenter des chiffres qui n’ont pas grand rapport. Le PIB de tel pays augmentera donc ça ira mieux. Avez-vous vu la situation environnementale en Chine?

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