Nous soignerons peut-être bientôt nos infections avec des virus !

Nous soignerons bientôt nos infections avec des virus !

La médecine ceci d'extraordinaire qu'elle semble intemporelle dans ses techniques. Seuls les moyens et les appareils changent. Certaines pratiques datent d'il y a plusieurs milliers d'années et sont pourtant toujours aussi utilisées et efficaces aujourd'hui. Saviez-vous par exemple que l'on peut soigner des infections bactériennes avec des virus ?

Pendant la Guerre Froide, les antibiotiques de l’Ouest ne pouvaient passer le Rideau de Fer, les médecins restés à l’Est utilisaient alors une technique vieille comme le monde – il y a plusieurs siècles, boire certaine eau permettait de se débarrasser de la lèpre ou du choléra : dans l’eau, des virus très particuliers qui éliminaient les bactéries responsables de la maladie -… ils inoculaient des virus directement dans leurs patients pour venir à bout de certaines infections. Aujourd’hui, avec des maladies toujours plus résistantes aux antibiotiques, cette méthode pourrait revenir au goût du jour.

Depuis le début du XXème siècle, les spécialistes se sont intéressés à cette thérapie très particulière, à base de bactériophages. Aujourd’hui, alors que les supervirus résistent aux plus violents des antibiotiques, cette thérapie par les phages suscite un vif intérêt. Grégory Resch, de l’Université de Lausanne, en Suisse, a récemment dévoilé ses plans pour Phagoburn, un vaste programme de tests cliniques de cette thérapie si prometteuse…

S’il fallait en parler en termes simples, le microbiologiste Michael Schmidt de la « Medical University of South Carolina » de Charleston dit que « les antibiotiques sont comme un gros marteau. […] Nous avons besoin d’un missile guidé. » La thérapie par les phages est exactement ce genre d’arme, plus précise, moins destructrice pour le corps du patient, mais elle réclame de savoir exactement contre quoi on se bat, et davantage de temps pour être mise au point.

Toujours très utilisée dans les pays de l’Est – Russie, Pologne et Géorgie -, elle peine cependant à s’inviter en Occident, la faute principalement à des instituts pharmaceutiques très réticents à l’idée d’investir dans une technique difficilement voire impossible à protéger par des brevets. Mais qui sait, avec les 3,8 millions d’euros investis par l’Union Européenne dans Phagoburn, peut-être aurons-nous bientôt une arme efficace contre ces maudits virus…

Tags :Sources :Gizmodo
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. « les supervirus résistent aux plus violents des antibiotiques »
    Tous les virus sont résistants aux antibiotiques. Les antibiotiques ne fonctionnent que sur les bactéries.

    Ceci dit, c’est rassurant d’avoir une autre arme en stock…

  2. Comme si à l’Est pendant la guerre froide il n’y avait pas d’antibiotiques ! Les soviétiques sont allés dans l’espace bien avant les américains.
    La thérapie par les virus était un champ d’étude à part mais n’a jamais remplacé les antibiotiques.
    Soit c’est de l’ignorance soit c’est de la propagande atlantiste. Dans les deux cas, ce que vous écrivez est faux.

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