Maître Gims au brevet ?

maitre gims

Alors qu’un récent buzz vient de marquer le Baccalauréat, le brevet fait finalement lui aussi parlé de lui. Un fake vient en effet de résonner sur le web, prétendant qu’un sujet de l’examen du brevet portait sur un texte de Maître Gims !

Twitter est un des réseaux sociaux sur lequel les buzz et autres rumeurs font le plus rapidement du bruit. En quelques retweets et commentaires, certains propos peuvent prendre des proportions gigantesques et mobiliser les réflexions de milliers de Twittos.

En cette période d’examens, un premier buzz avait déjà fait la une de l’actualité suite aux réflexions peu éclairées de certains lycéens sur Victor Hugo. Aujourd’hui, c’est le brevet qui s’est retrouvé sur le devant de la scène de Twitter.

Au départ, une simple blague venant du compte @ Petit_Prof. Ce dernier, photo à l’appui, semblait présenter un sujet officiel du brevet, traitant du texte de la chanson Bella de Maître Gims.

Après un élan de tweets portant sur le sujet, certains indignés, d’autres moqueurs ou humoristiques, la vérité a finalement éclaté au moment de la publication des sujets, à 10 heures, par le ministère de l’Education Nationale. On a eu peur.

Tags :Via :le parisien
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  1. Pour l’affaire Victor Hugo, n a eu les bacheliers, qui après l’incompréhension face à un texte qui n’est clairement pas du niveau général, on cherché à rejeter leur trop plein de frustration sur un pilier de la littérature française, Victor Hugo, bouc-émissaire désigné de facto. Beaucoup ont suivi, par effet d’entraînement, cherchant eux aussi à décharger le trop plein de pression occasionné par le passage du Bac.
    Dans un premier temps, on a un problème de fond: On attend de jeunes ayant un niveau maturité très disparate (C’est naturel, et il n’y a pas à en faire débat), qu’ils recrachent des raisonnements (plus appris bêtement que acquis sur le plan intellectuel).
    Dans un second temps, on a un déchaînement de haine envers l’auteur qui personnifie, par ce contexte, le système scolaire français dans son immobilisme et son absurdité, se voulant à la fois élitiste tout en étant une véritable usine basée sur le modèle « marche ou crève ».
    Alors certes, les gamins qui crachent sur Victor Hugo, sont peut-être excessifs, mais on a la jeunesse que l’on mérite.
    Ces gamins, sont le résultat de notre société et de notre système éducatif, alors avant de les fustiger. Les parents confient leurs gamins à un système éducatif entravé par des querelles partisanes, montré comme immobiliste par des politicards carriéristes, gangréné de l’intérieur par un bourrage de crâne ayant lieu dès la formation des futurs enseignant(e)s.
    Au final, ceux qui en pâtissent, ce sont les gamins.
    Oui, cracher sur Victor Hugo, qui n’y est absolument pour rien, parce qu’une bande de fonctionnaires (ceux choisissant le texte) ont une très haute opinion d’eux même et de l’éducation (sans qu’il y ait pour autant des moyens à la hauteur), est bien évidement stérile.
    Comme tout le monde, dès le collège, on nous à imposé de manière fasciste cette littérature française, a des gamins, jusqu’à nous en dégoûter, au nom du bien penser.
    Alors oui, ces textes font toujours bien pour présenter un programme, mais dans la pratique, la plupart des élèves fait tout pour esquiver ce genre de corvée, et de manière générale s’en tient au strict minimum.
    Alors arrêtez de nous cracher à la gueule la littérature française, d’essayer de pénétrer de force nos esprits pour y déposer la semence de la dictature intellectuelle, et laissez nous prendre le temps de la découvrir nous-même, de l’apprécier, de se l’approprier.

    1. Désolé pour les fautes 😉

      Au lieu de cracher sur le système éducatif faudrait peut-être commencer par regarder du côté de l’éducation donnée par les parents.

      Ma femme est prof et quand elle me raconte la violence quotidienne dans laquelle elle travaille je me dis qu’il y a malaise !

      Et une chose est sure ce n’est pas en donnant aux jeunes des clips où les gars sont fiers de ne pas avoir eu le brevet que ça va s’améliorer.

      Quand des gosses de 15 ans montrent leurs cicatrices de coups de couteau alors oui il y a un malaise et il ne vient pas des profs chez monsieur !

      Ouvrez des écoles et vous fermerez des prisons (Victor Hugo)

      1. Je suis plutôt d’accord, quand je discute avec des ados qui ont une dizaine d’année de moins que mois, mes références leur semblent obscure, pourtant il s’agit d’auteurs, d’acteurs ou de cinéastes Français reconnu. Ils me disent que j’ai des références de vieux et que ce n’est pas de leur génération, mais ce n’est pas de la mienne non plus, pourtant un classique reste un classique.

        C’est un fait les jeunes d’aujourd’hui ne lisent plus, et se contente de consommer les produits à la mode. Du coup pas étonné que, dès que les références sortent du dernier buzz du net, ils soient largués.

      2. Bien sûr qu’il y a un malaise. A chaque fois que l’on soulève un problème on se rend compte que c’est notre société entière, de par son fonctionnement et la diffusion de valeurs qui lui sont propres, qui pose problème.
        Je ne blâme pas en particulier le système éducatif, c’est un constat, il est vérolé de toute parts, et le nier n’en supprime pas l’existence.
        La violence? Les clips? C’est toute notre société qui est à remettre en cause, tant qu’il y aura de la pauvreté, il y aura de la violence. Les gamins passent le plus clair de leur temps à l’école, c’est entre eux qu’ils sont élevés, comme une meute de loups, pas par les parents. Alors oui on pourrait passer des heures à échanger des anecdotes de violence à l’école (j’ai des amis profs, j’ai un paquet d’histoires), et dire que la violence, c’est mal (m’voyez?), mais celle-ci n’est qu’un symptôme.
        L’école est la soi-disant même chance pour tous, mais elle ne fait que légitimer les inégalités. Et quand je parle de l’école, je ne parle pas des profs, qui font avec ce qu’ils ont comme moyens, et ne sont que des exécutants sans pouvoir de décision, qui pourtant se sentent visés au premier mot négatif prononcé à l’encontre de l’école.
        Quand je parle de l’école, c’est du système éducatif tout entier dont il est question, avec des décisions absurdes en haut lieu, des syndicats trop cons (pourtant j’aime bien les syndicats, ils restent un bon indice du niveau de liberté dans notre société), et un bourrage de crâne forcené (et bien peu évoqué) des profs en devenir durant leur formation.
        Oui, on vit dans une société qui est tout le contraire de ce qu’elle prétend être, et à chaque fois que l’on remonte un problème pour en trouver la source, on nous propose toujours des solutions absurdes, arbitraires, tranchées et inadaptées, pour mieux faire passer des décisions uniquement symboliques et totalement inefficaces.
        Alors oui, l’avenir de la jeunesse est de plus en plus préoccupant, mais c’est notre société entière qui forme la jeunesse, et qui est responsable de son devenir.
        Nous récoltons ce que nous avons semé: Nous sommes tous responsables, et nous cherchons tous à rejeter la faute sur un bouc-émissaire.
        Pendant ce temps, les plus opportunistes gardent le pouvoir en jouant sur des débats qui n’en sont pas, et pendant que l’on se prend la tête pour savoir qui a dit quoi, eux continuent à régner, depuis que le monde existe.
        Arrêtez de penser avec votre cul et commencez à vous poser les bonnes questions!

        1. Il faut arrêter de tout mettre sur le dos du système éducatif et se sortir un peu les doigts du cul !

          On vit dans un pays ou tout le monde à les mêmes chances, n’en déplaise à certains.

          J’ai grandi à Argenteuil et j’ai fait ma scolarité en ZEP. Mon premier diplôme était un BEP compta et ça m’a pas empêché de devenir ingénieur.

          Tu veux un autre exemple ? Une de mes collègues (ingénieure elle auss) à grandi en Algérie et est arrivée en France à 18 ans toutes seules sans famille ni amis, ça ne l’a pas empêchée non plus de devenir ingénieur…

          Alors le système éducatif à bon dos, mais quand on est pas doué il ne faut pas essayer de se trouver des excuses…

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          http://www.ecofablab.fr

  2. C’est quoi cette censure ?!!! Non mais ohhh car on critique ce mec qui est fier de ne pas avoir eu le brevet on est censuré ? Juste hallucinant ! Alors oui ce gars est une honte pour la jeunesse e je ne mâche pas mes mots.

    1. Tu me fais penser aux vieux des années 70 qui voulaient censurer kiss et compagnie sous pretexte que c’était mauvais pour la jeunesse..

      Certes les jeunes n’ont pas les même gouts musicaux que les personnes plus âgées mais ça à toujours été comme ça…

      Ca me rapelle une citation dont l’auteur m’échappe : « Chaque génération se croit plus intelligente que la précédente et plus sage que la suivante »…

      A méditer…

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      http://www.ecofablab.fr

      1. Je ne fais pas parti de ces gens qui disent « c’était mieux avant ». Je dis juste qu’encenser un type qui est fier de pas avoir passer le brevet ça me fait de la peine. Être rebel ne veut pas dire stupide. Critiquer le système pourquoi pas, se féliciter de sa médiocrité là non…

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