Les hôpitaux utilisent les données de carte de crédit pour prédire la santé

Carte de crédit en or et en diamants

Science-fiction bonjour ! Certains hôpitaux sont capables d'identifier les patients à haut risque grâce à leurs données de consommation. Ils utilisent les informations issues des cartes de crédit et de fidélité pour générer des algorithmes et ainsi intervenir avant que le sujet ne tombe malade.

Le HealthCare System est actuellement en train d’être testé sur deux millions de personnes… Comment ça marche? Prenez, par exemple, un patient asthmatique. Il suffit d’anticiper avant le drame, et pour se faire l’hôpital peut brasser pléthore de données, comme les médicaments achetés, les cigarettes, ou encore s’il vit dans une zone emplie de pollen.

L’idée est d’utiliser le Big Data et les modèles prédictifs pour améliorer la santé de la population, jusqu’aux niveaux individuels. Le gouvernement considère que les individus abusent des urgences, et aux vues du système de santé américain, il tire la sonnette d’alarme. Ce système pourrait désengorger les hôpitaux et éviter les trop nombreux cas d’hypocondriaques.

Il va sans dire que les détracteurs ne manquent pas, il n’y a qu’à songer à la vie privée. Les organismes qui vendent les données aux hôpitaux ne sont pas reconnus pour leur honnêteté ou le respect des utilisateurs. Le simple fait de devoir négocier ces informations, mis en parallèle avec le domaine de la santé n’est guère rassurant.

D’ailleurs si les hôpitaux ont accès à ces données, certaines autres instances le peuvent aussi. Un assureur pourrait débouter une demande s’il découvre une personne à risque. Les dérives peuvent rapidement se pointer…

Tags :Sources :Businessweek
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    1. bien sur Ted ! mais n’oublions pas que le quantified self sera bientot dispo pour nous autres francais ( voir europeen) et que les assureurs puis les services medicaux vont se régaler . Encore quelques années de calme avant la tempete !

      1. c’est juste que vu déjà comment les hopitaux français ont du mal à gérer un dossier de patient numérique, je les voyais mal faire des flux croisés avec des organismes externes (banques).

        1. Les administrations ont « du mal » à gérer des suivis de dossier et pourtant ils arrivent très bien à savoir si tu dois payer, et à te traquer si tu es en faute.
          L’efficacité fonctionne souvent à sens unique avec ces organismes.

  1. Rien à voir les amis !

    Le dossier patient informatisé est difficile a mettre en place car les autorités sont en manque totale de moyen avec l’accusation annuelle du trou de la sécurité sociale.
    Pour rappel, ce fameux trou de la sécurité sociale existe depuis la première année de sa création, c’est une volonté politique connue et assumée depuis même son élaboration. Alors arrêtons de tirer sur l’ambulance. (Rire)

    Quant à ces fameux algorithmes, les entreprises chez qui vous prenez votre carte de fidélité, utilisent déjà toutes vos données de consommation à des fins commerciales. Google également avec votre historique de navigation. les exemples sont nombreux et éloquents.

    Voir arriver une telle pratique dans le domaine de la santé semble être une bonne nouvelle, en quelque sorte d’un point de vue individualiste, et beaucoup moins de l’avis d’un professionnel de la santé comme moi.
    On dit que l’enfer est pavé de bonne intention, et c’est bien le cas ici.
    Je vois arriver les dérives où chaque patient obtiendra les soins en lien avec sa consommation de produits d’une grande marque spécifique, filiale d’un groupe pharmaceutique.

    L’affluence et comme le dit bien naïvement Florence (enfin elle traduit on est d’accord), l’abus de l’utilisation des services médicaux d’urgence ne sont pas le fait de personnes « hypocondriaques », mais d’une mauvaise utilisation des moyens de prévention des populations sur les grands problèmes de santé publique. La propension au « sur-diagnostic » instille chez les populations, une peur de la maladie.
    L’exemple le plus parlant est celui du cancer du sein, où certaines femmes se font ôter tout un sein, pour une calcification bénigne. Ou bien le syndrome d’Angelina Jolie.
    C’est un débat portant sur être acteur de sa santé, et la sur-information des populations, qui avec internet s’invente des cancers pour une constipation.

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