Les hommes préfèrent subir de petites décharges plutôt que de ne rien faire

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La solitude ou le fait de se retrouver face à soi même de temps en temps, sans activité, pour réfléchir, peut provoquer de réelles angoisses pour certains. A tel point qu’une partie de la population préfèrerait aujourd’hui subir des chocs électriques plutôt que de passer quelques minutes sans smartphone ou autre activité ludique pour occuper son esprit.

Le journal Science vient de publier un rapport sur son site Internet. Objet de ce rapport ? Etudier les habitudes et occupations des gens pendant leur moment de solitude. Il s’agissait aussi de savoir quelles étaient les conséquences de l’inactivité dans notre environnement ultra sollicité.

Confronté à 15 minutes d’inactivité (sans smartphone, livre ou musique), les cobayes -choisis parmi des étudiants puis dans une seconde phase, parmi la population globale- ont ensuite été interrogés sur leur expérience et leur ressenti, après être restés face à eux même. Pour la majorité d’entre eux, l’expérience s’est révélée être douloureuse. Certains ont précisé avoir eu des difficultés à rester concentrer sur un thème ou à calmer leur esprit.

Une étude complémentaire a finalement été menée afin de comprendre la profondeur du problème. Il s’agissait de confronter les participants face à un choix : l’inactivité ou une expérience physiquement désagréable. Les cobayes avaient ainsi la possibilité de s’administrer des petits chocs électriques. Résultat : un quart des femmes de l’étude et deux tiers des hommes ont préféré s’électrocuter plutôt que de ne rien faire.

Dans leur conclusion, les chercheurs précisent que cette situation est une conséquence du nouveau mode de vie numérique ou les sollicitations et les distractions sont devenues une forme de drogue.

Tags :Via :mashable
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  1. Cette expérience ne nous apprend rien. Il est évident que les occidentaux ne sont pas habitués à gérer les moments d’inactivité (ou de solitude) parce qu’ils n’ont pas été éduqués à cela mais formatés pour se comporter comme des robots. Les seules valeurs que nous ayons sont le travail, la rentabilité, la productivité. La plupart des individus essaient de se distraire. Pour ce faire, ils ont la télévision (trois heures en moyenne au minimum par jour), les jeux vidéos, les smartphones, la consommation de manière générale etc. Tout est pensé pour que nous ne soyons pas en mesure d’avoir le temps de nous centrer sur nous-mêmes et réfléchir ou méditer, car qui commence à réfléchir devient un danger pour le système. Penser, c’est dire non disait Alain. Il me semble que c’est toujours vrai. Or nous avons été éduqués pour ne jamais dire non mais au contraire nous soumettre sans condition et accepter même l’inimaginable. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que des gens préfèrent souffrir en supportant des décharges (ou un boulot de merde, une vie sans intérêt) plutôt que d’être confronté au silence, à l’angoisse et à la possibilité de se libérer.

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