L’homme va-t-il pouvoir éradiquer les grandes épidémies de la surface de la Terre ?

épidémies

En dépit des immenses progrès scientifiques et médicaux intervenus depuis un demi-siècle, les maladies infectieuses et parasitaires restent la deuxième cause de mortalité dans le monde. Elles sont encore responsables aujourd’hui de plus d’un décès sur quatre, soit environ 17 millions de morts par an. Mais en quelques mois, plusieurs découvertes et avancées majeures dans ce domaine de Recherche essentiel ont ouvert de nouvelles perspectives et ouvrent une étape nouvelle vers le contrôle et peut-être à terme l’éradication des principales épidémies qui frappent l’Humanité depuis des temps ancestraux.

Il y a un mois, des chercheurs de l’Université canadienne de Sherbrooke ont annoncé, après cinq ans de recherches, la mise au point d’une nouvelle classe d’antibiotiques contre une redoutable bactérie : Clostridium Difficile, qui est la principale cause de diarrhée nosocomiale associée à la prise d’antibiotiques dans les pays industrialisés. Le principe d’action de cette nouvelle classe d’antibiotiques est à la fois simple et remarquable : leurrer la bactérie en lui donnant de fausses molécules essentielles à sa survie. Grâce à ce stratagème, la bactérie croit avoir reçu les nutriments indispensables à sa survie mais en réalité elle a été trompée et finit par mourir (voir Université de Sherbrooke). Au même moment, des chercheurs britanniques, de l’Université d’East Anglia ont élucidé un nouveau mécanisme fondamental par lequel les bactéries fabriquent leur enveloppe protectrice imperméable, ce qui ouvre la voie à de nouvelles thérapies pouvant détruire de l’extérieur les bactéries multirésistantes, sans être obligé de les pénétrer (Voir Nature).

En octobre 2013, des chercheurs de l’Université de Groningen (Pays-Bas), dirigés par le professeur Feringa, ont découvert qu’il était possible d’activer à distance certaines molécules de la famille des quinolones sous l’effet d’un rayonnement ultraviolet. Il y a deux mois, des scientifiques du Karlsruhe Institute of Technology (KIT) en Allemagne et de l’Université de Kiev (Ukraine) ont, pour leur part, mis au point un antibiotique polypeptidique qui intègre un stilbène et dont l’action peut être contrôlée par la lumière, ce qui ouvre la voie à des traitements localisés et à une réduction des effets secondaires.

Il y a une semaine, l’entreprise Gremex, créée en 2008 au Mexique, a annoncé la mise au point d’une nanoparticule, dénommée Nbelyax, capable d’éliminer divers organismes néfastes pour la santé humaine (virus, bactéries, champignons…). Cette nanoparticule pénètre directement dans ces organismes afin de rompre leurs chaînes d’ADN et d’ARN, ce qui provoque leur mort immédiate. Avantage de cette nouvelle approche révolutionnaire, la rupture de ces chaînes d’ADN et d’ARN empêche les éléments pathogènes en question de collecter des informations sur les fonctionnalités de la nanoparticule Nbelyax, ce qui permet d’éviter l’apparition de toute forme de résistance de la part des organismes à éliminer.

Toujours sur le front des nouveaux antibiotiques, des chercheurs américains ont découvert, il y a un an, un nouvel antibiotique appelé anthracimycine, efficace contre le Sarm et l’anthrax. Issu d’une bactérie marine, cet antibiotique possède une structure biochimique remarquable qui le rend efficace contre les bactéries multirésistantes.

Mais le combat contre les maladies infectieuses passe également par de nouvelles avancées décisives en matière de prévention, Dans ce domaine, les vaccins restent une arme irremplaçable. Une étude américaine rigoureuse, publiée il y a quelques jours dans la revue de référence « Pediatrics », vient à ce sujet de rappeler que l’immense majorité des vaccins administrés aux enfants contre différentes infections sont sûrs, ne provoquent pas l’autisme, comme certains le craignent et entraînent très rarement des réactions graves (Voir Pediatrics).

Confirmant une autre étude d’envergure publiée en 2011, ce travail précise « qu’il existe des preuves très solides que le triple vaccin rougeole, oreillons et rubéole n’est pas lié à l’autisme chez les enfants ».

Cette étude rappelle également avec force que les vaccins ont été l’un des plus grands succès de Politique de santé publique au XXe siècle pour éradiquer la variole et contrôler la polio et d’autres maladies infectieuses. S’appuyant sur ces faits très solidement démontrés sur le plan scientifique, ces chercheurs déplorent le refus persistant de certains parents à faire vacciner leurs enfants, ce qui a contribué à des épidémies de maladies évitables comme la rougeole et la coqueluche aux États-Unis.

Il est intéressant de rapprocher cette étude de la carte épidémiologique que vient de publier le site américain IFL Science. Cette carte indique les endroits où des maladies, qui causaient des ravages dans le passé, se développent à nouveau malgré l’existence de vaccins. Cet outil permet de constater un retour préoccupant de certaines épidémies qui est fortement corrélé à la baisse de la couverture vaccinale observée dans ces pays (Voir IFL Science).

Le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta confirme la résurgence de certaines maladies infectieuses comme la rougeole ou la coqueluche. Cet organisme souligne que la rougeole touche à présent aux États-Unis autant de patients qu’il y a 25 ans en raison d’une baisse sensible de la couverture vaccinale. La France n’est pas épargnée par ce phénomène et l’Institut de veille sanitaire (InVS), rappelle que 23 300 cas de rougeole ont été recensés en France entre 2008 et 2013, dont près de 15 000 pour la seule année 2011. Selon cet organisme, les raisons du retour de la rougeole dans notre Pays tiennent au fait que cette maladie est souvent considérée à tort comme bénigne. Il en résulte que la couverture vaccinale entre la première et la deuxième dose passe de 90 % à 70 %…

L’Institut national de veille sanitaire rappelle en outre avec raison que jamais les vaccins disponibles aujourd’hui ont été aussi sûrs et aussi efficaces. À cet égard, il faut souligner que le vaccin contre la méningite à méningocoques est le seul nouveau médicament représentant une avancée thérapeutique réellement « majeure », approuvé en 2013 par la Haute Autorité de santé (HAS), selon son dernier rapport publié le 1er juillet (Voir HAS).

Il faut également rappeler un autre fait scientifique peu connu du grand public et peu relayé par les medias : certains vaccins ont des conséquences indirectes très positives en matière de renforcement du système immunitaire et de protection contre certains cancers.

Une étude américaine réalisée en 2010 sur 2 800 enfants du Texas a ainsi montré que les enfants provenant de régions où le vaccin contre l’hépatite B est administré à grande échelle ont un risque diminué de 20 % de développer un cancer infantile, tous types confondus (Voir The Journal of Pediatrics). Le risque pour ces enfants de développer une leucémie aiguë lymphoblastique, un cancer des globules blancs, diminue même de 30 % à 40 % lorsqu’ils ont été vaccinés à la fois contre la poliomyélite et l’hépatite.

Autre découverte très importante : il y a quelques semaines, des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’Inserm ont montré que les fœtus disposent d’un système immunitaire actif contrairement à ce qui était admis jusqu’à présent. Selon ces recherches, le fœtus serait capable de développer une mémoire immunitaire propre malgré l’absence d’éléments pathogènes dans l’environnement. Il pourrait donc apprendre à mémoriser des pathologies si on l’y confronte (Voir Science).

Ces travaux montrent qu’il existe chez le fœtus des lymphocytes, fonctionnels dès les premiers jours de gestation qui peuvent produire très rapidement des molécules antimicrobiennes permettant une réponse immunitaire efficace. Cette découverte fondamentale ouvre donc la voie à la possibilité de renforcer dans certains cas les défenses de l’enfant avant sa naissance en mettant au point des vaccins in utero.

Ces récentes et remarquables avancées scientifiques, tant dans le domaine thérapeutique que préventif, devraient permettre de nouvelles victoires contre plusieurs grandes maladies infectieuses. Aujourd’hui, l’UNICEF estime que la vaccination permet de sauver directement au moins 9 millions de vies par an dans le monde mais ce même organisme international rappelle également qu’il serait possible de sauver 16 millions de vies supplémentaires chaque année si la communauté internationale parvenait à mettre en place une couverture vaccinale complète contre l’ensemble des maladies potentiellement évitables par la vaccination.

Il faut néanmoins rappeler que ces 40 dernières années ont vu dans le monde des avancées sans précédent, grâce à la vaccination, dans la prévention et la lutte contre les grandes épidémies qui déciment l’Humanité depuis l’aube des temps.

Comment ne pas rappeler cette victoire extraordinaire que constitue l’éradication totale de la variole grâce à la vaccination, obtenue en 1977, au terme de 20 ans d’un effort international sans précédent de vaccination mondiale. Les jeunes générations l’ont aujourd’hui oublié, mais la variole, maladie extrêmement contagieuse a tué plus de personnes dans l’histoire humaine que toute autre pathologie : rien qu’au XXe siècle, les épidémies de variole ont tué plus de 300 millions de personnes, bien plus que l’ensemble de toutes les guerres qui ont eu lieu dans le monde au cours du siècle dernier !

Une autre maladie redoutable, la poliomyélite, a régressé de 99 % depuis 15 ans, passant de 350 000 à 400 cas en 2013 et l’éradication complète de cette maladie aux conséquences dramatiques est à présent considérée comme un objectif réaliste par l’organisation des Nations unies.

Il faut aussi souligner les remarquables progrès enregistrés dans la lutte contre la tuberculose qui provoque aujourd’hui, grâce aux progrès de la vaccination, presque deux fois moins de décès au niveau mondial (1,3 million de morts par an) qu’il y a 25 ans. Quant à la rougeole, le nombre de décès qu’elle entraîne sur la planète, même s’il reste trop important (120 000 morts par an) a diminué de 78 % depuis 2000 grâce à la vaccination.

Autre progrès considérable, un premier vaccin contre le paludisme qui tue encore 1,2 million de personnes par an dans le monde (selon une étude publiée par le Lancet), devrait être autorisé par l’OMS à grande échelle dès 2015. Baptisé RTS, S/AS01, ce vaccin, même si son efficacité reste limitée à un peu moins de 50 %, viendra s’ajouter aux autres moyens de lutte contre cette maladie dévastatrice et pourrait permettre à terme de sauver plusieurs centaines de milliers de vies par an. Plusieurs autres candidats-vaccins moins avancés sont également en cours d’expérimentations contre le paludisme et devraient permettre d’ici cinq à dix ans des progrès encore plus décisifs contre cette terrible maladie qui fait encore des ravages dans de nombreux pays en voie de développement.

Il y a deux mois, Sanofi Pasteur a annoncé pour sa part des résultats très encourageants pour son candidat vaccin contre le virus de la dengue, qui frappe, dans sa forme la plus grave, 2 millions de personnes par an dans le monde, dont 20 000 décèdent. Ce vaccin, qui pourrait être disponible dès l’année prochaine, permet de réduire de 56 % les cas de dengue.

Enfin, signalons qu’il existe à présent deux nouveaux vaccins efficaces contre le rotavirus qui touche chaque année dans le monde, 111 millions d’enfants de moins de 5 ans, dont 450 000 décèdent, principalement en Afrique. Heureusement, des programmes de vaccination de masse contre ce fléau ont récemment été initiés sur ce continent, notamment au Mali, au Cameroun, au Rwanda, au Burundi, à Madagascar ou encore au Togo.

Au Togo, grâce au volontarisme du gouvernement, deux vaccins protégeant contre le pneumocoque et le rotavirus, deux maladies qui figurent parmi les principales causes de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans au Togo, sont administrés en masse depuis un mois dans l’ensemble du pays. On mesure mieux le progrès décisif que représente l’arrivée de ces vaccins quand on sait que, dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, la moitié des cas de diarrhées chez l’enfant sont dus au rotavirus.

Il est remarquable de constater qu’un nombre croissant de pays africains, qui connaissent par ailleurs une forte croissance économique depuis 10 ans, ont parfaitement compris le lien consubstantiel très fort qui existait entre la prévention et la lutte contre les épidémies grâce à la vaccination et l’amélioration de la situation économique, sociale et éducative des populations et il est très important que la communauté internationale continue à accompagner cet effort pour ne pas briser cette dynamique qui a permis une élévation sans précédent dans son histoire du niveau de vie sur ce continent qui compte à présent plus d’un milliard d’habitants.

Souhaitons qu’en ces temps de difficultés économiques, la communauté internationale trouve la volonté et les moyens de poursuivre l’effort engagé au niveau planétaire pour éradiquer définitivement, en combinant les avancées réalisées dans la mise au point de nouveaux types d’antibiotiques et d’antiviraux et les progrès réalisés en matière de vaccins, la plupart des grandes épidémies qui ravagent l’humanité depuis la plus haute Antiquité.

Je suis convaincu qu’en conjuguant une action politique résolue au niveau des états et de l’ONU avec des initiatives privées parfois remarquables et même déterminantes, comme celle entreprise à grande échelle par Bill Gates avec sa fondation, cet objectif, qui semblait il y a quelques années encore totalement inaccessible, est à notre portée. Il nous appartient, dans le sillage de ces bienfaiteurs de l’Humanité que furent Jenner, Pasteur, Yercin et Koch, qui surent en leur temps bousculer les certitudes, les conservatismes et les préjugés de leur époque, de transformer ce rêve en réalité.

René TRÉGOUËT
Sénateur Honoraire
Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Bonjour

    Allons-y alors !
    Mais va falloir bien gérer la suite.
    Les épidémies servent de régulateurs démographiques (tout comme les famines).
    Si plus personnes ne meurent en Afrique il va falloir se poser la question de comment gérer ces personnes.
    Déjà qu’il y a de gros soucis actuellement mais si on ajoute à cela encore des millions de personnes on court à la catastrophe.
    Car il va falloir les nourrir, les habiller, les loger, les éduquer, leur fournir de l’énergie, des moyens de transport,…
    Déjà qu’actuellement la situation n’est pas bien brillante alors avec plus de monde je n’ose imaginer :-(

    A+

    Olivier

    1. @Olivier, tu préconise donc de ne pas faire de recherches et donc de laisser crever des enfants et des milliers de personnes (qui effectivement ont déjà souvent du mal à se nourrir, s’habiller, se loger, s’éduquer…). C’est vrai que tu dois avoir de sacrés problèmes toi. Puis « c’est que des Africains hein.. » « Faudrait pas non plus qu’ils nous empêchent de faire du lard devant TF1 et de vivre not’ ptite vie tranquille ». Tu vois je ne commente JAMAIS rien sur les articles GIZMODO mais là ton commentaire m’a juste soufflé. Je crois que la plus grande épidémie de ce monde reste la bêtise humaine et malheureusement pour toi il n’y a pas de vaccin à ça.

      Cordialement.

      1. PS : je salut l’initiative et le texte de monsieur René TRÉGOUËT qui prouve que certains se soucient un peu des autres et de sujets qui dépassent nos petits tracas quotidiens et les intérêts individuels (ce qui est encore plus étonnant venant d’un homme politique 😀 )

      2. Bonjour

        @Joe
        Effectivement j’ai moins de considérations pour les africains que pour les européens :-)
        Ce genre de progrès ne doit profiter qu’aux peuples sachant l’utiliser.
        Les autres doivent attendre.
        L’Afrique ne sait pas gérer sa démographie. On ne va quand accentuer les problèmes en leur offrant ce progrès !!!

        A+

        Olivier

    2. Ce que dit Olivier est cruel mais il n’a pas tort. On peut même aller plus loin.
      Si on prend son commentaire d’un point de vue purement humaniste c’est atroce mais il faut regarder au delà de « oh mon Dieu alors il faut que des gens meurent »… mais des gens meurent tous les jours, et jusqu’à preuve du contraire ça va continuer. Seulement les gens meurent de moins en moins en fonction d’une chose qui nous a amené jusqu’ici, la selection naturelle. On soutient les malades, on permet maintenant à des gens normalement condamnés de survivre, mais aussi d’avoir des enfants, et donc de transmettre leurs gènes.
      Nous avons mis en l’air un processus qui nous a permis d’exister et d’être là ou nous sommes sur cette planète. (J’attends avec impatience les commentaires de ceux qui ne comprendront pas le problème que je soulève).

      1. L’évolution Darwiniste c’est terminé et c’est tant mieux. Des gens anciennement dits « condamnés » le sont de moins en moins. La sciences va nous permettre de prendre en main directement notre évolution et de ne laisser personne au bord de la route.

        Moi naïf ? J’ai pas envie de me réexpliquer dans le détail. Alors, disons qu’on en reparle dans dix ans si l’humanité est toujours là (Date à laquelle tout le monde aura réalisé que les progrès scientifiques s’accélèrent très vite)…

        1. Voilà qui est bien dit ! Vivement que les gens réalisent que les progrès scientifiques se font de manière exponentielle et non pas linéaire.

    3. Ce commentaire est tout simplement intolérable, donc si tout ces gens en Afrique ne meurt plus il va falloir les nourir. Moi je pense que l’on va commencer à venir te prendre toi et ta famille et tout les gens proches de toi, vous envoyer en Afrique et vous laisser mourir de faim et de maladies , comme tu le préconise pour les autres ! Une vision de l’existence aussi petite qu’un trou de serrure. Lamentable

      1. Bonjour

        @tara
        Je ne vois pas le rapport avec mes enfants !
        Et oui, l’Afrique ne sait pas gérer ses ressources. Tous les ans il y a encore un pays qui appelle à l’aide pour le nourrir. Et bien sur il faut que cela soit les européens qui viennent à la rescousse. Les africains sont exemptés d’effort…
        Que l’Afrique se démerde ! Qu’elle grandisse et devienne adulte.

        A+

        Olivier

        1. Les Européens ainsi que les Américains donc le capitalisme en général son venu exploiter les terres africaines pour s’en faire « un gueuleton de progrès » et aujourd’hui tu leur dit de se démerder, c’est quand même fort!
          Tu ne fais qu’exposer la loi du plus fort, de l’argent!
          Une loi qui détruit notre monde.

    4. Ne confondons pas constat et solution. Une démarche scientifique s’effectue en plusieurs temps: constater, comprendre et résoudre si besoin donc ne grillons pas les étapes.
      Ici, il est question de constater et non de résoudre. C’est un constat vrai que si lon ne meurt pas, on vis plus longtemps et on est plus nombreux, l’idée étant de gérer non pas ce problème mais tout ceux qui en découle ( l’exemple du lavage au moyen âge, l’idée a été de savoir gérer la vie et la santé de gens après leur 30 ans)

  2. Zed68, si je suis ton raisonnement, arrêtons de soigner les personnes âgées car nous ne saurons pas payer leurs retraites, arrêtons de soigner les personnes très malades car ça coûte plus cher que leur probable espérance de vie. Au Moyen Âge on mourrait avant 30 ans et on a inventé le bain pour gagner en espérance de vie. Tu aurais fait parti de ceux qui auraient contester le fait de se laver car il faut bien réguler notre mortalité naturellement. Tu prends bien un bain tous les matins ? Tu t’es bien fait vacciner enfant ? Tu prends bien un médicament quand tu es malade ? Alors arrête tout de suite pour être en accord avec ta pensée ! Soit crédible.

  3. Ce que disent Olivier et Zed est peut être mal exprimé mais juste.
    Oui éradiquer ces maladies est une bonne chose. Mais oui cela va entrainer de nombreux problèmes de gestion de ces populations dont une croissance démographique ingerable. Nous exploitons déjà les ressources naturelles de la planète a outrance plus de monde impliquera plus de besoins. Cela va devenir de plus en plus compliqué.

    1. Faire des prévisions alarmistes sans prendre en compte l’innovation actuelle et future n’a aucun sens. Dans les années 60 on prévoyait déjà la fin du pétrole rapidement. 20 ans après on avait encore découvert plus que ce qu’on imaginait. Aujourd’hui il y en a tellement qu’on ne sait même pas si on pourra un jour y arriver à bout. Il y a de grandes chances qu’on passe à d’autres formes d’énergies avant.

      1. Prendre en compte les « innovations actuelles et futures », c’est jouer au loto … vivre à crédit en demandant aux générations futures de trouver un moyens de ne pas le payer.
        L’exemple du pétrole est complètement bidon, d’autant plus qu’il utilise un résultat acquis précisément grâce aux annonciateurs de catastrophes (la réduction de la consommation).
        « Aujourd’hui il y en a tellement qu’on ne sait même pas si on pourra un jour y arriver à bout. »
        C’est certainement faux. L’OPEP limite la production de pétrole de ses membres à une portion des réserves restantes, ce qui pousse à manipuler les données

  4. Quoi qu’il arrive nous tendons vers un rallongement important de l’espérance de vie. Alors oui, on est de plus en plus nombreux, pollution, réchauffement climatique, réfugiés climatiques etc. Je ne pense pas que le problème provienne du fait d’être trop nombreux. Je crois que c’est le système actuel qui ne sera plus du tout adapté. Aujourd’hui la recherche du profit fait qu’on se fiche a peu près de tout ce qui touche à l’avenir de l’humanité. Je pense que si les ressources étaient mieux gérées, il y en aurait pour tout le monde. Actuellement c’est : j’achète donc je suis. C’est clair que comme ça on ira droit dans le mur. Ce qui risque de se passer au final est que les plus riches (et je ne m’inclus pas dedans) accéderont à toutes ces nouveautés médicales et auront une longue et agréable vie, et les pauvres auront le reste. Ou alors on enverra les pauvres et les parias vivre une longue vie sur Mars :)

  5. La promiscuité (i.e le nombre de personnes avec lesquelles on est indirectement en contact en une semaine) créera toujours plus d’épidémies que la science n’en éradiquera : augmenter la densité sans améliorer les modes de vie (ce qui signifie, entre autre, qu’on renonce à pas mal de rites d’un autre age), c’est s’exposer à l’expression d’un mécanisme d’auto-régulation fort.
    Or, la densité et les conditions de vie en un point du globe, peuvent générer une épidémie qui peut atteindre très rapidement tout autre point du même globe. On l’a vu avec le SRAS ou la grippe aviaire, etc.
    Vacciner n’est qu’une partie de l’équation. Si la mesure n’est pas accompagnée, on déplace en fait le problème ailleurs, plus tard.
    D’une façon générale, je pense qu’il faut essayer de « décroitre » avant d’être nous-mêmes complètement différents du fait de la surpopulation (différence entre le poulet de batterie et le poulet de plein air).
    C’est valable en Europe : l’homo-métro-bouchonicus n’a déjà plus rien à voir avec l’homo-paysanus. C’est déjà lui (le bobo) qui décide de tout. L’homo-potichus va suivre : le centre d’un méga-dispositif technologique visant à le divertir (à sa mesure) et à le nourrir (à sa mesure) entre deux vacations à faire semblant de mal produire quelque chose d’artificiel (un service bidon « social » ou « sociétal », entièrement tourné vers le maintien du status quo et son auto-justification). Après un élevage en batterie, des études sans sélection, une procréation anonyme et une longue vie garantie, l’homo-potichus se rendra compte, dans 1000 ou 2000 ans, qu’il a rendez-vous avec des échéances importantes qu’il n’est pas en mesure d’assumer. Entre temps, la reconnaissance par le rap, le sport ou la mode, ainsi que l’élitisme bling-bling, auront, au mieux, fabriqué d’excellents traders et avocats d’affaires là où il aurait fallu des chercheurs et des entrepreneurs honnêtes.

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