Une économie mondiale sans carbone en 2050… Est-ce possible ?

terre

Dans moins d’un an et demi, en décembre 2015, aura lieu, à Paris, la Conférence décisive sur le climat, dite "COP 21", qui accueillera près de 50 000 acteurs et délégués internationaux de 194 pays. Cette réunion sera capitale car elle constitue la dernière chance de déboucher sur un accord international ambitieux prenant le relais du Protocole de Kyoto et définissant de nouveaux objectifs mondiaux de réduction des gaz à effet de serre qui soient enfin à la mesure du défi de civilisation qui nous attend pour éviter un basculement catastrophique du climat mondial.

Une prise de conscience politique planétaire est-elle en train d’émerger enfin sur la question fondamentale de la réduction drastique des émissions humaines de carbone ? Peut-être, si l’on en croit le passionnant rapport de 220 pages, réalisé par l’Institut pour le Développement Durable et les Relations Internationales et remis à ce sujet le 8 juillet dernier à Mr Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU.

Cette étude montre pour la première fois comment 15 des pays les plus polluants, dont la Chine et les Etats-Unis, peuvent se « décarbonner » d’ici à 2050. La communauté internationale s’est fixée comme objectif de limiter le réchauffement à 2°C, or « très peu de pays ont étudié les conséquences de cet objectif, souligne le « Projet de feuille de route vers une décarbonisation profonde » (DDPP) dans son premier rapport. (voir UNSDSN)

Ce rapport très argumenté montre que la décarbonisation profonde est compatible avec une croissance économique robuste et une prospérité accrue. Cette étude montre que, pour avoir une bonne chance (supérieure à 66 %) de rester dans une hausse du réchauffement climatique de deux degrés, le « crédit » carbone dont dispose l’Humanité d’ici 2050 ne doit pas dépasser 825 Gigatonnes, ce qui correspond à environ 23 gigatonnes de CO2 par an, alors que le Monde en émet déjà 36 gigatonnes par an (Déforestation comprise). Conclusion : nous devons absolument stabiliser nos émissions de CO2 d’ici 2020, puis les diviser par plus de trois d’ici 2050, pour atteindre 11 Gigatonnes en 2050.

L’étude souligne qu’en supposant que la population mondiale s’élève à 9,5 milliards de personnes d’ici à 2050, cela signifie que les pays devraient converger vers une moyenne mondiale d’émissions de CO2 par habitant de 1,6 tonne en 2050, contre 5,2 tonnes aujourd’hui…

Comme vient de le confirmer le GIEC dans son dernier rapport, les efforts actuels de réduction de gaz à effet de serre, dont le CO2 représente les trois quarts, restent encore insuffisants pour espérer parvenir à contenir à deux degrés le réchauffement climatique. Or, l’immense majorité de la communauté scientifique est d’accord pour admettre que si ce réchauffement dépasse les deux degrés et atteint par exemple trois ou quatre degrés d’ici 2100, hypothèse non exclue, les conséquences négatives pour l’Humanité seraient incalculables.

C’est pour tenter de trouver des solutions à ce défi majeur que, dans la perspective du sommet international de Paris, une trentaine d’institutions et groupes de recherche en Afrique du Sud, Australie, Allemagne, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, France, USA, Inde, Indonésie, Japon, Mexique, Royaume-Uni et Russie, se sont associées dans cette étude pour répondre à la question suivante: « Que faut-il faire pour avoir une bonne chance, en 2050, de rester dans cette limite des deux degrés et de parvenir à réduire des deux tiers les émissions humaines globales de CO2 ? »

Ce rapport montre qu’en 2050, les émissions de CO2 liées à la seule consommation d’énergie pourraient être réduites de 45% par rapport à 2010 (de 22,3 milliards de tonnes à 12,3), soit une baisse de 56% par habitant.

Cette étude rappelle également que trois grands chantiers s’imposent comme prioritaires dans ce défi planétaire: d’abord, l’efficacité énergétique, qui consiste à la fois à réduire « à la source » nos besoins en énergie et à doubler le « rendement » énergétique de notre économie et de nos bâtiments.

Deuxième levier d’action : produire l’électricité mondiale sans carbone, en utilisant toutes les ressources technologiques à notre disposition (énergies renouvelables, nucléaire, stockage de CO2…) et enfin, dernier axe, utiliser des carburants à très faible émissions de gaz à effet de serre.

Selon cette étude, l’essentiel de cette décarbonisation de l’économie va avoir lieu dans le secteur de la production d’énergie (-85% en 2050), dans le secteur résidentiel (-57%), et dans le transport des passagers (-58%). En revanche, il sera beaucoup plus difficile de décarbonner le transport de fret et l’industrie.

Ce rapport, dont la version définitive incluant le volet financier, sera présenté en septembre à New-York, à l’occasion du sommet international sur le climat, survient alors que l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), vient d’annoncer que le mois de mai 2014 a en effet été le plus chaud dans le monde depuis le début des relevés de températures en 1880. Selon cet organisme, les données relevées montrent que la température moyenne à la surface du sol et des océans a atteint 15,54°C en mai, soit 0,74°C au-dessus de la moyenne de 14,8°C du XXe siècle. Ce fut également le 39e mois de mai consécutif et le 351e mois d’affilée que la température de la planète a été au-dessus de la moyenne du XXe siècle, précise cette étude.

L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) souligne, pour sa part, que l’année 2013 se classe au sixième rang, ex-aequo avec 2007, des années les plus chaudes jamais enregistrées et confirme la tendance au réchauffement observée sur le long terme. Selon cette organisation, la température moyenne à la surface du globe, terres émergées et océans confondus, a été de 14,5 °C en 2013, soit 0,50 °C de plus que la normale calculée pour la période 1961-1990 et 0,03 °C de plus que la moyenne de la décennie 2001-2010.

Les conséquences de ce réchauffement accéléré sont de plus en plus visibles : une étude de la NASA vient ainsi de montrer, à partir de l’analyse de 40 ans de données, que la fonte des grands glaciers de l’ouest de l’Antarctique était bien plus rapide que prévue et avait dépassée « le point de non-retour ». Ce phénomène pourrait, à lui seul, entraîner une hausse global du niveaux des mers allant jusqu’à trois mètres au cours de ce siècle, au lieu des 80 cm généralement admis…(Voir jpl.nasa.gov/news)

Notre pays n’échappe pas à cette évolution très inquiétante du climat planétaire : la France a connu un premier semestre 2014 exceptionnellement chaud, le deuxième plus chaud depuis 1900, après 2007, a annoncé Météo France qui précise qu’au cours de la première moitié de l’année, la température moyenne a été supérieure de 1,4 °C à la moyenne de référence 1981-2010.

Il faut par ailleurs rappeler que le XXIe siècle compte déjà 13 des 14 années les plus chaudes jamais observées et l’ONU souligne que « chacune des trois dernières décennies s’est révélée plus chaude que la précédente, la décennie 2001-2010 battant tous les records.

Le 25 juin dernier une étude de la Commission européenne a révélé que, si rien n’était fait pour freiner le réchauffement et que la température planétaire moyenne grimpe de 3.5°C d’ici la fin du siècle, les coûts dus aux changements climatiques pour l’Union européenne se monteront au moins à 190 milliards d’euros, soit une diminution du PIB de 1.8%. Ce coût financier considérable résulterait principalement d’un doublement du nombre de morts prématurées imputables aux vagues de chaleur, mais également des conséquences du réchauffement sur les régions côtières et sur l’agriculture.

De leur côté, deux anciens secrétaires au Trésor américains, le républicain Henry Paulson et le démocrate Robert Rubin, peu suspects de sympathie écologiste, ont publié simultanément un rapport intitulé « Risky Business » qui a eu un grand retentissement dans les milieux d’affaires américains. Cette étude analyse les impacts des changements climatiques dans neuf secteurs: agriculture, inondations, zones côtières, tourisme, énergie, sécheresses, feux de forêts, infrastructures de transport et santé humaine.

Ce travail très solide s’est appuyé sur de puissantes simulations numériques réalisées à l’aide de superordinateurs et le moins qu’on puisse dire est que le résultat est préoccupant puisqu’il montre qu’au moins 40 % de la population, des propriétés et des entreprises américaines risquent de subir les conséquences négatives de ces changements et estime les pertes pour l’économie et la société américaines à 507 milliards de dollars d’ici 2100.

Selon cette étude, des vagues de chaleur extrême affecteront la productivité de plusieurs secteurs de l’économie comme l’agriculture ou la construction et réduiront également les rendements annuels moyens des cultures de maïs, de blé, de soja et de coton, qui pourraient diminuer de moitié dans le Sud du Midwest.

C’est dans ce contexte que la Commission européenne a annoncé une enveloppe d’un milliard d’euros pour des projets visant à accroître la production d’énergies propres. Ce programme « NER 300 » sera financé grâce au produit de la vente de quotas d’émission de l’UE, ce qui fait que « les pollueurs deviennent l’élément moteur du développement de nouvelles initiatives en faveur de la réduction des émissions de CO2 », selon la Commission. « NER 300 » concerne toutes les sources d’énergie renouvelables: bioénergies, solaire, géothermie, photovoltaïque, éolien, énergie océanique, mais intègre également le captage et le stockage du CO2.

Ce programme intégrera notamment un projet britannique visant à utiliser la technique de « l’oxycombustion » pour capter 90% du carbone résultant de la combustion du charbon à la centrale électrique de Drax, près de Selby, dans le Yorkshire, avant de les stocker dans un site en mer du Nord. Ce n’est pas un hasard si cette initiative européenne survient alors que la Commission propose aux 28 états-membres de l’Union européenne de se fixer comme nouvel objectif une réduction de 40 % des émissions de CO2 d’ici 2030…

Enfin, il y a quelques semaines, a été publiée une étude d’une ampleur sans précédent concernant les stratégies technologiques possibles pour lutter contre le changement climatique. Pour réaliser ce travail, d’une équipe internationale de chercheurs du Stanford Energy Modeling Forum ont utilisé les simulations de 18 modèles informatiques (Voir springer et phys)

« Pour réduire les coûts du changement climatique, les technologies polyvalentes semblent être les plus intéressantes », souligne Elmar Kriegler, qui a dirigé ces recherches. Cette étude montre notamment que, dans l’industrie et la sidérurgie, la combustion du charbon de coke dans les hauts fourneaux pourrait être combinée avec la capture et la séquestration de carbone (CSC) et que, dans le secteur des transports, les combustibles fossiles pourraient être remplacés par les biocarburants. « Les herbes et les arbres qui sont utilisés pour la production d’énergie à partir de biomasse, consomment du CO2 pour leur croissance. En combinaison avec le CCS, du CO2 peut donc être retiré de l’atmosphère pour compenser les émissions qui se produisent inévitablement dans certains secteurs et ne pourront être évitées qu’à long terme « , souligne Elmar Kriegler.

Cette étude a le mérite de confirmer deux points essentiels : d’abord qu’il sera très difficile d’atteindre les objectifs souhaités sans recourir aux technologies de capture et d’emprisonnement du carbone. Ensuite que le doublement de l’efficacité énergétique à tous les niveaux est une nécessité qui permettra de réduire de moitié le coût du changement climatique.

Mais comme le souligne John Weyant, directeur du Stanford Energy Modeling Forum. « Si notre étude donne des raisons de croire que nos stratégies technologiques pour atteindre les objectifs de la politique climatique sont disponibles, ces stratégies ne peuvent être efficaces que si des politiques climatiques plus volontaires et plus ambitieuses sont mises en œuvre sans tarder au niveau mondial. »

Autrement dit, la technologie seule ne suffira pas à relever ce défi mondial et doit s’inscrire dans un cadre et une démarche plus vastes, intégrant les dimensions économiques, sociales, politiques et culturelles.

Il est également essentiel de concevoir un nouveau cadre pour le marché mondial du carbone, comme l’ont rappelé il y a quelques jours les économistes réunis à l’occasion des Rencontres du Cercle des économistes d’Aix-en-Provence qui soulignent que le marché européen du carbone a vu son impact annulé par les politiques de soutien direct aux énergies renouvelables. La conséquence de cette politique est qu’aujourd’hui, le prix du CO2 est bien trop faible (moins de 6 euros la tonne) pour attirer les investissements vers les technologies à faible intensité carbone.

L’économiste britannique Nicholas Stern, auteur du fameux rapport qui porte son nom, souligne également, dans un rapport publié il y a un mois, qu’il faut tout faire pour que la tonne de carbone coûte entre 32 et 103 dollars d’ici à 2015, contre seulement 7,70 dollars (5,70 euros) aujourd’hui sur le marché européen. Stern prévoit même un prix du carbone autour de 150 à 200 dollars la tonne à l’horizon 2035.

Pour tenter de sauver le marché européen du carbone (qui est passé de 95 à 61 milliards en quatre ans), la Commission a proposé un gel des quotas pour essayer de faire remonter le cours de la tonne de carbone et d’absorber les excédents sur le marché, estimés à 1,4 milliard de tonnes. Mais cette proposition a été rejetée par le Parlement européen.

Il est vrai qu’un nombre croissant d’économistes pensent qu’un tel gel ne suffira pas à remettre le marché du carbone européen sur ses rails et qu’il faut d’abord d’agir sur le plafond de quotas en fixant au sein des 27 membres de l’UE un objectif de réduction de 40% des émissions en 2030. En outre, il semble également indispensable de mettre en place une autorité indépendante du marché carbone qui aura la charge de gérer les quantités de quotas et de s’assurer de la régularité des enchères, et d’en rendre compte publiquement devant le Conseil et le Parlement européen.

Mais face à l’ampleur et à l’urgence de ce défi climatique et énergétique à relever, il faut aller encore plus loin et réorienter l’ensemble de notre fiscalité en y intégrant la « contrainte carbone », sans pénaliser les familles les plus modestes, de manière à accélérer et à financer la nécessaire transition énergétique. Il faut également, comme le fait la Grande Bretagne depuis 2009, adopter et généraliser, tant au niveau de l’Etat que des collectivités locales, le « budget-carbone » qui évalue et publie le « coût-carbone » de chaque mesure budgétaire prise.

Il faut enfin réfléchir à la pertinence de propositions audacieuses, comme celle de la carte carbone introduite par David Fleming et Mayer Hillman, deux chercheurs britanniques : l’idée est que chaque personne dispose d’un quota annuel de droits d’émissions de CO2 qui conditionnerait toute consommation d’énergie primaire (gaz, électricité, fioul, essence, etc.).

Pour faire le plein dans une station-service, par exemple, les particuliers devraient payer en monnaie le prix commercial de l’essence, comme c’est le cas actuellement, mais également son prix climatique, en restituant le nombre de droits d’émissions correspondant à la pollution engendrée.

La taille des quotas individuels distribués aux habitants du pays diminuerait progressivement, dans le cadre d’un budget carbone national indépassable, fixé en cohérence avec les engagements climatiques du pays. Dans ce système universel, les allocations ne seraient plus réservées seulement aux gros émetteurs, mais réparties de manière équitable, par individu, ce qui permettrait à chacun de se senti responsable et acteur de la lutte contre le changement climatique.

On le voit, l’immense défi qui nous attend est au moins autant social et culturel que technologique et économique. Il ne pourra être relevé seulement grâce aux progrès technologiques et à la volonté politique des états, de la communauté internationale et des entreprises mais il devra également s’appuyer sur la participation active de chacun d’entre nous qui se traduira par un changement profond dans nos modes de vie, non seulement sous l’effet de contraintes législatives et fiscales mais d’abord parceque nous aurons acquis la conviction que nos choix individuels constituent les premiers leviers d’actions pour éviter une catastrophe collective. Cet engagement personnel nous permettre de léguer un monde vivable à nos descendants.

René TRÉGOUËT
Sénateur Honoraire
Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

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  1. Vaste foutaise, la Terre n’a que faire du CO² humain qui doit-on le rappeler est présent à la base sur la planète….Et oui, on est dans un système clos (aux chutes de météorite près) qui s’autorégule depuis des milliards d’années sans rien demander à personne.

    Occupons-nous plutôt de ne pas déclencher des guerres pour avoir le contrôle du lithium, occupons-nous de recycler ces cochonneries de panneaux solaires, véritable bombe à retardement écologique, occupons-nous de développer le nucléaire propre mais par pitié, arrêtez de nous éloigner des vrais problèmes de cette Terre avec cette histoire de CO²

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    1. LOL
      « Nucléaire propre »! T’es un bon toi… Faut arrêter de regarder des films de science-fiction… Parce que à part en rêve une centrale nucléaire quand ça pète on ne sait pas quoi faire, les déchets on ne sait pas quoi en faire à part les enterrer comme les chiens avec leurs crottes, pis quand elle est en fin de vie (quoi??? c’est pas éternel??) on ne sait pas quoi en faire non plus, et ça coûte tellement cher que nos politiques préfèrent forcer leur durée de vie pour ne pas nous avouer que ça va être un gouffre financier ou le trou de la sécu sera une bonne blague à côté!

      Le lithium ça va être vite réglé vu qu’il n’y en a pas beaucoup. Vu ce qu’on consomme ça va vite devenir de l’histoire ancienne!

      Maintenant il faut que tu comprenne une chose, oui le co2 a toujours été là, sauf qu’à une époque trés éloignée on ne pouvait pas vivre sur Terre, le co2 c’est retrouvé prisonnier dans les sols, et aujourd’hui on le fait sortir, là est le problème!
      Comme tu les dis bien: « qui s’autorégule depuis des milliards d’années sans rien demander à personne », sans que l’homme vienne foutre le bordel dans la chaine…

      Par contre là ou je suis d’accord avec toi: c’est qu’on nous focalise sur le co2 en nous faisant croire que si on règle ce problème on sauve la planète. C’est l’arbre qui cache la forêt… Il y a des tas d’autres pollutions partout dans le monde qui vont rendre les sols et l’eau impropre à la consommation voir dangereuse pour des centaines d’années ou plus. Parler du co2 ça permet de ne pas parler du reste. Tous ces « sommets » pour le co2 nous fait croire que les dirigeants de ce monde s’en occupent et vont tout arranger…

      Ca donne pas envie de faire des gosses…

      1. Pour le nucléaire propre, je ne parlais évidemment pas de la technologie actuelle à base de fission mais de la fusion dont les déchets seront à bien plus faible demi-vie que les déchets actuels. Malheureusement, les escrologistes font tout pour freiner son développement. Le nucléaire actuel est certes une plaie mais ça ne justifie pas de travailler sur la suite.

        Quant au lithium, il y en aurait pour 1000 milliards de dollars dans le sous-sol afghan. De quoi nous divertir encore longtemps avec cette histoire de CO².

        Allez, tu peux changer ton « -1 » en « +1 » sur mon commentaire. Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire pour l’environnement, mais je dis qu’il faut s’occuper des vrais problèmes et laisser la Terre vivre son rythme. Quelques lectures sur la paléoclimatologie.

        Un exemple d’étude qui donne à réfléchir: http://climatevolution.free.fr/i1.html

        1. Dans science et vie, il y avait il y a quelques années un article sur les autres formes de nucléaire possibles, certaines étaient infiniment moins polluantes que la fission de l’uranium, mais au début de l’aire du nucléaire on a opté pour l’uranium, car cela permettait de fabriquer des bombes. La recherche à été abandonnée ou ralentie pour toutes les autres formes possibles, et on espère toujours sortir quelque chose avec la fusion, sachant que l’on a déjà engloutie des sommes colossales, sans retour positif à ce jour. Bref on sait dépenser sans compter sur des projets fumeux pour les autres qui serait porteur d’avenir il n’y a rien.

  2. Pour ceux qui n’ont pas vu le reportage « La grande arnaque du réchauffement climatique », je le conseille fortement !
    Ca explique pas mal de choses qui clochent

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    1. Et moi je te conseille de regarder « j’ai vu la terre changé » programme qui passe regulierement sur France 5.

      Les personnes qui subissent déjà les effets de ce changement climatique sont nombreuses…

      Et les glaciers qui fondent c’est des foutaises ? et la banquise qui n’existe presque plus aussi c’est des foutaises ? les ours blancs obligés de nager pendant des heures avant de trouver un bout de glace et qui meurent d’épuisement aussi c’est des foutaises ?

      et je ne parles pas des lacs asséchés, etc, la liste pourrait etre trés longue.

      Il faudrait peut être arrêter de regarder le monde avec des oeillères..

      Et ton reportage tu peux te le garder, rien que son titre montre qu’il a vraiment l’air d’etre tres objectif…. -_-

      Il faut etre aveugle pour ne pas voir le rôle qu’ont les lobbys petroliers là dedans…

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      http://www.ecofablab.fr

      1. Ce sont certainement les pétroliers eux-mêmes qui bloquent le développement de vraies énergies propres comme la fusion nucléaire. Ne te trompe pas d’ennemis.

        On nous a bassiné avec le « réchauffement climatique », aujourd’hui on nous parle de « changement climatique ». Bizarrement, on se rend compte que le soleil est en train de baisser d’activité après un pic exceptionnel au début des années 2000.

        Au risque de te surprendre, la mer montait avant jusqu’à la Champagne sans que l’humain n’y ait rien fait. La Terre n’est pas un système figé et encore moins dédiée à la vie de l’Homme. La banquise descendait même jusqu’à Londres.

        Ces idioties de changement climatique semblent ignorer la nature totalement chaotique du climat et le fait que celui-ci change sans cesse. Prétendre stabiliser la température de la Terre parce qu’on l’a décidé et parce que ça nous embêterait de déménager les grandes métropoles est une idiotie sans nom que certains prennent pour un dogme.

        J’ai pourtant voté écologiste à une époque, mais je me suis rendu compte de leur totale déconnexion de la réalité de la Nature et surtout du fait qu’ils défendent plus les lobbys énergétiques que la Planète. Soyons éco-responsables, arrêtons de construire des panneaux solaires non recyclables et au rendement énergétique catastrophique, cessons de piller des pays comme l’Afghanistan pour en extraire des milliards de tonnes de Lithium pour construire ces horreurs de batteries qui se retrouveront tôt ou tard dans nos cours d’eau.

        Quand déjà on aura f

        1. Quand déjà on aura fait ça, on aura fait bien plus pour la Terre que de se préoccuper d’un gaz inerte qui n’est qu’à 20% responsable de l’effet de serre (le principal gaz à effet de serre étant la vapeur d’eau), qui sert de comburant aux plantes et dont on n’est même pas certain qu’il soit une cause ou plutôt un effet de la hausse des températures (un océan plus chaud rejette plus de CO² qu’un océan froid)

        2. honnetement j’ai meme pas tout lu parce que tu racontes n’importe quoi, les changements dont tu parles ce sont fait sur des millénaires…. ça n’a rien a voir avec les changements qui ont lieu depuis le début de l’ére industrielle… -_-

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        3. C’est marrant parce que tu repond sur le panneaux solaires alors que ce n’est pas le sujet, mais concernant les variations sois disant brutales là tu ne dis plus rien…. ton graphique ne fait que confirmer ce que j’ai dit -_-…

          L’unité de mesure du graphique est de …. 10 000 ans… donc pour la brutalité on repassera….
          Non la vérité c’est que des changement climatiques aussi soudains sont uniques dans l’histoire et comme par hasard ils coincident avec le début de l’ére industrielle… Il faut soit être aveugle ou alors sacrément de mauvaise fois pour ne pas le reconnaitre…

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      2. Oui enfin si tu regardes le reportage tu verras qu’ils ne disent pas que la terre ne se réchauffe pas … ils disent que c pas du au CO2. « Le CO2 augmente car la terre se réchauffe » et non pas « la terre se réchauffe car le CO2 augmente » ! Il ne faut pas mélanger causes et effets 😉
        Après libre a toi de garder ton point de vue et de ne pas essayer de voir celle des autres…

    1. Faut savoir si on souhaite protéger la Terre ou protéger l’économie….Et c’est là qu’est bien le décalage entre le discours et les motivations réelles.

      Des morts, il n’y en aura pas forcément, en tout cas pas plus que par la famine ou les épidémies en Afrique, mais des déplacés climatiques, c’est un tout autre problème. Déplacer New-York, Paris et toutes les villes en bord de l’eau, ça va bien bouleverser l’équilibre mondial, mais ça n’est plus de l’écologie, c’est de la géopolitique déguisée en vert

  3. @moi-même

    J’ai aussi l’impression que tu dis pas mal de choses qui sont fausses…

    Sur ton graphe les variations que tu dis brutales, ce font sur plusieurs milliers d’années quand on y regarde de prêt… Aujourd’hui les mêmes variations sont constaté sur quelques siècles seulement…

    Le CO2 il y’en à toujours eu c’est vrai, comme l’a dit Darth, le problème et qu’on rejette a l’air libre des quantités énorme de CO2 que la planète « qui s’autorégule » avait mi plusieurs millions d’années pour y arriver… Elle se régulera de nouveaux faut pas s’inquiéter pour ça, mais peut-être qu’on ne sera plus la pour s’en rendre compte… Ou du moins dans des conditions bien plus hostiles.

    Ensuite dire que les panneaux photovoltaïques ne sont pas « écologique » est totalement faux… La grande majorité des cellules photovoltaïques sont faite de silicium qui n’est rien d’autre que du sable débarrassé de ses impureté. Ceux-ci sont parfaitement recyclable même si cela à un coût. Certains panneaux à base de Terre rare sont en effet plus compliqué à recycler, mais cela représente une très faible minorité. Au niveau du bilan énergétique les panneaux d’aujourd’hui produisent bien plus que ce qu’ils ont consommé pour leur fabrication. Des efforts reste à faire c’est sûr, mais on est loin du désastre que tu semble vouloir crier haut et fort…

    La fusion est en effet une technologie prometteuse… Mais au vu des avancée scientifiques actuelles elle ne sera surement pas industrialisé avant 50 à 100 ans… Si elle l’est un jour… S’il est déjà trop tard… Attendre 1 siècle de plus me semble me semble une mauvaise idée…

    En ce qui concerne les batteries, un énorme travail scientifique est fait actuellement pour les rendre plus propre et plus efficace… Cela commence produire ses fruits au seins des laboratoires, l’industrie suivra dans une avenir relativement proche je pense… de 10 à 20 ans…

    On à prouver aujourd’hui que le problème était bien réel… et toutes les solutions qu’elles qu’elles soient prendront du temps à se mettre en place, c’est pourquoi il est important d’agir dès maintenant. Ce qui n’empêche en rien de poursuivre les efforts de recherche.

      1. Faute aux panneaux solaire ou à la bêtise humaine ??? Le bût des chinois est de produire des panneaux au coût le plus faible possible… Forcément ça se répercute quelque pars. Les procédé pour fabriquer des panneaux de façon plus « propre » existent déjà… Couche mince, purification par torche plasma… ils ont juste fait le choix de ne pas les utiliser. Tout n’est pas parfait mais faut bien se rendre compte que ce ne sont que les prémices de cette technologies. Les process et les technologies évoluent dans le bon sens.

  4. Pour moi, il faut cramer au plus vite nos reserves de petrole et autres comme cela on sera bien obliger de passer à une autre énergie plus propre rapidement….
    si on fait trop d’économie, on va encore se trainer cela pendant des centaines d’années…..

    1. Cramer au plus vite nos reserves d’energies fossiles seraient la pire chose au monde en se qui concerne le dérèglement climatique et les milliers d’espèces qu’il menace. Il faut en consommer le moins possible en attendant qu’un jour peut être nos gouvernants arrêtent d’être obsédés par l’argent.

  5. Pfff, premièrement, si ça ne rapporte pas de pognon, ça ne se fera pas, et deuxièmement, temps que l’on ne sera pas dans la merde jusqu’au cou, on ne bougera pas. Donc…

  6. L’effet de serre, saviez vous que le CO2 représente juste 0.02%
    Une simple recherche Google vous montrera les articles de vos merdias français préférer
    « Chemtrail » dans Google renseigner vous
    C’est grave ce qu’ils fabriquent

    1. Cher train, je ne sait pas à quelle époque tu vis mais le co2 c’est 0,4 % des gaz de notre atmosphère. Il y en avait 0,2 avant que l’homme eut l’idée stupide de la révolution industrielle.

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