Ils réussissent à extraire le SIDA

sida

Les nouvelles concernant le SIDA ne sont pas toujours bonnes, en témoigne la rechute de cette petite fille que l'on croyait pourtant guérie. Cela s'arrête évidement pas les recherches, des chercheurs ont réussi à «supprimer» le VIH des cellules humaines.

Le SIDA est extrêmement délicat à cibler tant il s’imbrique profondément dans notre ADN en se soudant aux hélices sous la forme d’un brin ARN. Seul, le système immunitaire ne peut pas le détruire, car le virus transforme les cellules d’une personne qui va ainsi rester infectée. il faut donc en passer par des traitements médicamenteux lourds, toxiques, ad vitam aeternam et qui ne font qu’empêcher les cellules atteintes de se multiplier…

De nombreuses méthodes sont à l’étude, certaines paraissant parfois complexes, mais il s’agit de trouver une technique nouvelle pour supprimer le virus. Les chercheurs de l’université Temple University School of Medicine semblent être sur une piste.

L’équipe a analysé une partie de notre système immunitaire et construit un autre brin ARN. L’acide ribonucléique (ARN) est une molécule biologique très proche de l’ADN. Les cellules vivantes l’utilisent en particulier comme un support intermédiaire des gènes pour fabriquer les protéines dont elles ont besoin. Chimiquement, l’ARN est un polymère linéaire constitué d’un enchaînement de nucléotides, celui de nos chercheurs en contient 20.

Ces brins ont ensuite été injectés dans des cellules infectées par le VIH, les lymphocytes T. Grâce à une enzyme, ils ont été capables de cibler les extrémités du virus, puis de cisailler les nucléotides infectés.

En d’autres termes, cela fonctionne un peu comme le virus lui-même, qui utilise l’ARN pour reprogrammer une cellule. Ici, l’ARN est utilisé pour reprogrammer la cellule, lui ordonnant de supprimer ce que le VIH a écrit en son sein. Un peu comme un programme pourrait patcher un ordinateur vérolé ou comme un bon formatage, justement ciblé.

Pour l’heure nous sommes loin des essais cliniques, les tests sont réalisés sur des cellules de laboratoire et nous ne parlons pas des mutations et de la difficulté de mettre en oeuvre ce procédé à grande échelle… Toutefois, il est indispensable de saluer des méthodes si prometteuses.

 

Tags :Sources :motherboard
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Techniquement c’est le VIH qu’ils ont extrait, pas le SIDA effectivement.
    Cependant en lisant l’article source la méthode employée permet bien de contrer les effet d’un rétrovirus (virus qui ajoute littéralement son code générique dans l’ADN de la cellule infectée), en retirant de l’ADN de ces cellules le code implanté par le VIH.

    1. D’être partiale donc, condescendante et un rien arbitraire. Elle ne supprime pas les réponses aux messages qu’elles supprime sans laisser de trace ^^

      On ne saurai donc jamais d’où vient l’incompétence crasse de labredaction par contre on a un début d’explication sur le nimp de l’enchaînement des comm

  2. Le SIDA est extrêmement délicat à cibler tant il s’imbrique profondément dans notre ADN

    Que veut dire « s’imbrique profondément » ? Le principe de reproduction de tout virus est de substituer une séquence ADN d’une cellule saine avec de l’ADN issue du virus lui-même pour permettre sa réplication. A la différence des virus « classique », les rétro-virus comme le SIDA procèdent autrement. Ils utilisent une enzyme, la transcriptase inverse, pour générer ce brin l’ADN à partir de leurs ARN. Une autre particularité du SIDA c’est qu’il cible (essentiellement) les cellules du système immunitaire. Mais il ne « s’imbrique » pas plus profondément dans notre ADN que n’importe quel autre virus.

    il faut donc en passer par des traitements médicamenteux lourds, toxiques, ad vitam aeternam et qui ne font qu’empêcher les cellules atteintes de se multiplier

    Dire qu’un traitement médicamenteux est toxique est une lapalissade assez proche d’un « le feu ça brûle ». Tout traitement médical est plus ou moins toxique pour le corps.
    Je pense que vous faites références ici aux trithérapies à savoir un cocktail d’anti-rétroviraux (la zidovudine et la lamivudine notament). Sachez qu’ils ne sont pas plus toxique d’une chimiothérapie ou que certain autres traitement pour les psoriasis ou la gale.
    Et là encore ces traitements n’empêchent pas les cellules atteinte de se multiplier. Ces médicaments sont justement des inhibiteurs de transcriptase inverse. Ils limite la propagation du virus en rendant plus difficile son processus d’infection des cellules.
    De plus parler de multiplication des cellules atteinte est une erreur de compréhension du fonctionnement du virus. On parle de SIDA ici pas de cancert.

    Ce qui rend également difficile la lute contre le SIDA c’est sa capacité a rester en someil dans les globules blancs (notament les macrophages). C’est la différence entre la séropositivité et le stade SIDA. Cette période de someil rend donc les anti-rétroviraux innéficaces car le virus ne se reproduit pas.

    Là où la découverte mentionnée dans l’article est novatrice c’est que (si elle voit le jour) on aurait une possibilité de traitement pour 2 phases différentes de la réplication:
    – Limiter la capacité du virus à infecter la cellule (grâce aux traitements actuels)
    – et si la cellule est déjà infectée, empêcher la réplication du virus en cassant les séquences d’ADN (et non d’ARN) modifiées (recherche actuelle)

    J’éspère avoir apporté quelques précisions/rectifications.
    Nous ne sommes (moi le premier) pas expert en imunologie (s’il y en a je serai ravi qu’il complète l’article d’ailleurs). Mais bon, vous donnez accès a de l’information, faites au moins en sorte qu’elle soit correcte. Il en va de votre responsabilité/crédibilité.
    Je me passerai de commentaire quand à l’analogie entre la reprogramation de l’ADN et le formatage d’un ordinateur.

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