L’écran de la Surface Pro 3 est l’un des meilleurs du marché

Microsoft Surface Pro 3

Nous vous présentions il y a quelque temps un test complet de l'hybride selon Microsoft, la Surface Pro 3. Et force est de constater que le résultat est cette fois au rendez-vous. Aujourd'hui, le Dr. Raymond Soneira, président de DisplayMate Technologies Corporation of Amherst, spécialiste des écrans, livre son verdict sur celui de la Surface Pro 3.

L’élément clef d’une bonne tablette a toujours été son écran. La Surface Pro 3 de Microsoft a ce qu’il faut sous son châssis, offre une expérience fort intéressante en tant qu’hybride et son écran, dans les spécifications tout du moins, s’annonce sympathique. DisplayMate a reçu de la part de Microsoft un exemplaire de son hybride pour concentrer ses tests sur ledit écran.

Tout d’abord, nous avons réalisé notre batterie de tests et de mesures en laboratoire pour déterminer ce que valait cet écran par rapport aux autres tablettes du marché et selon l’évolution des écrans au fil des années. Reflets, Luminosité et contraste, couleurs et intensité, angles de vision, spectres LCD, alimentation, tout y passe.

Sa taille tout d’abord est intéressante. Parce que la Surface Pro 3 doit être utilisée comme une grande tablette et un petit ordinateur portable, l’écran offre une diagonale de 12 pouces avec une zone utile 87% plus grande que la Amazon Kindle Fire HDX 8.9, 47% plus grande que celle de l’iPad Air et 34% plus grande que celle de la Samsung Galaxy Tab S 10.5. Son ratio de 3:2 est un excellent compromis entre le 4:3 et le 16:9, convenant de fait tant aux documents qu’aux vidéos. Et avec une définition de 2160×1440 pixels, soit seulement 216 ppi – en deçà de nombreuses tablettes du marché, l’affichage reste tout à fait normal à des distances typiques. L’utilisation de la technologie ClearType améliore qui plus est encore davantage le rendu des sous-pixels, de quoi proposer des images en noir et blanc et niveaux de gris trois fois meilleures en terme de finesse.

Les couleurs sont aussi très fidèles. Avec un gamut mesuré à 100% (selon le standard sRGB/Rec.709), cela fait de l’écran de la Surface Pro 3 le plus réaliste du marché. La précision des couleurs est elle-aussi extrêmement élevée, de quoi faire de cet hybride un très bon outil de travail pour les professionnels de l’image, les vidéos et toute autre tache où les couleurs sont importantes.

L’échelle d’intensité (ou échelle de gris) contrôle non seulement le contraste mais aussi la manière dont les couleurs primaires sont mélangées. Nombreux sont les fabricants à la délaisser parce qu’elle doit être définie et mesurée algorithmiquement. Celle de la Surface Pro 3 est très bonne, sans être parfaite.

Avec une luminosité maximale de 371 cd/m2 (nits), l’écran se classe bien en-dessous de celui de l’iPad Air (449 nits) ou du Kindle Fire HDX 8.9 (527 nits). Une luminosité très élevée est surtout utile lorsque la lumière ambiante est très forte, notamment en extérieur, ce qui n’est pas le cas d’utilisation principal de la Surface Pro 3. Et sans être aussi élevée que celle de ses concurrentes, elle est tout de même très bonne.

Les reflets peuvent être une plaie sur nos appareils mobiles. Là encore, la tablette sera davantage utilisée en intérieur, et son support inclinable à loisir permettra d’en minimiser les effets. S’il fallait absolument la mesurer, la réflectivité est de 5,9% – situant la tablette dans la fourchette des concurrentes -. La note de contraste qui mesure la lisibilité en lumière ambiante atteint les 63 points, là encore dans la moyenne des tablettes les plus haut de gamme.

Son pied inclinable et son écran LCD IPS/PLS permettent de minimiser les reflets et d’augmenter les angles de vision. Si les couleurs ne bougent pas, ou si peu, selon l’angle, la luminosité, elle, en pâtit – un défaut qu’ont tous les LCD – : 50% de perte de luminosité à seulement 30°. Ceci dit, avec un rendu des couleurs très propre et une échelle d’intensité très précise, regarder cet écran est un vrai bonheur pour les yeux. Ceci dit, l’écran de la Surface Pro 3 pourrait paraître plutôt pâle aux amateurs de couleurs et contrastes exagérés.

Qui dit écran plus grand préfigure d’une consommation plus élevée. Pourtant celui de la Surface Pro 3 réclame moins d’énergie que les autres, et c’est un bon point pour l’autonomie générale de la bête.

En conclusion, Microsoft livre avec sa Surface Pro 3 un écran de haute volée, digne des professionnels les plus exigeants. Il est même meilleur que la plupart de ceux du marché, tant mobile que sur les stations fixes. Et c’est tant mieux pour tout le monde !

(l’article complet original est à lire, en anglais, sur DisplayMate.com)

Tags :Via :Gizmodo
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. « un très bon outil de travail pour les professionnels de l’image, les vidéos et toute autre tache où les couleurs sont importantes. »

    Ben voyons… C’est pratique : tu peux voir tes traitements vidéo/image qui avancent pas au chiottes yuhuu.. Plus sérieusement, si y’a bien une catégorie de logiciels qui pompent un max de ressources c’est bien celle du multimédia : vidéo, imagerie et son, je doute fort que ce soit worth de bosser là dessus, certes plus de mobilité mais combien de temps de plus passé a regarder la barre de progression verte conquérir quelques pixels blancs?

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