Changer sa couleur de cheveux par nano gravure !

fer à lisser

Il est bien connu que toutes les études et recherches n’ont pas vocation à changer la face du monde. Des scientifiques ont trouvé le moyen de changer la couleur des cheveux sans utiliser la moindre goutte de teinture. De quoi donner froid dans le dos de Jean Louis David ! Encore que, il est nécessaire de posséder une sonde ionique focalisée.

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L’œil humain possède des photorécepteurs sensibles à la lumière pour gérer la vision des couleurs, en fonction des longueurs d’onde et des niveaux de stimulation. Nos yeux peuvent en principe décrire une sensation de couleur.

Ainsi, en gravant des spirales microscopiques sur une mèche de cheveux grâce à une sonde ionique focalisée (que vous ne trouverez pas au Casto du coin), ces minuscules reliefs vont diffracter la lumière d’une façon différente, modifiant la perception de l’œil humain. Certaines longueurs d’onde vont disparaître et d’autres seront amplifiées, en conséquence de quoi, vous obtenez une toute nouvelle couleur. Aucun colorant capillaire n’est nécessaire.

nano gravure

Au cours de leurs expériences, les scientifiques  de Los Alamos National Labs et de l’Université du Nouveau-Mexique se sont amusés à tester plusieurs types de cheveux : brun, blond et noir. Il s’avère que la procédure est plus efficace à mesure que le cheveu s’assombrit. Une bonne nouvelle, puisque la tendance est inverse dans votre salon de coiffure.

Cependant et comme on pouvait s’y attendre, ce n’est pas demain la veille qu’un fer à lisser vous permettra de réaliser des nano-gravures sur vos cheveux et ainsi en changer la couleur. Nos émérites chercheurs ont réalisé leur étude sur un unique cheveu, en laboratoire, avec une machine coûtant les yeux de la tête. Le cliché placardé en une est un photomontage, navrée.

Néanmoins, cet exercice aux abords frivoles, nous amène à l’idée intéressante de « couleur structurelle ». Elle est produite par des surfaces microscopiques assez fines pour brouiller et perturber la lumière visible, au lieu de pigments dans le tissu vivant. Vous avez peut être entendu l’affirmation selon laquelle « il n’y a pas de bleu dans la nature ». Prenons l’exemple du paon, les plumes de sa queue sont en effet teintes en brun, mais c’est leur structure qui les rend bleues, turquoises et vertes, avec ces reflets irisés.

Citons également les célèbres fruits de la Pollia Condensata qui ne se moirent pas de cette façon pour une raison anodine, ce miroitement si puissant est dû à leur microscopique structure physique. Ces petites merveilles sont censées être dotées du bleu le plus intense de la nature, grâce à des couches de cellules qui amplifient la couleur.

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« Oui, c’est beau – Tout savoir sur la Pollia Condensata« 

Revenons à nos moutons. Il existe d’autres phénomènes similaires dans notre monde, comme les ailes d’un papillon, la carapace d’un scarabée, les plumes de pigeon ou… les écailles de dinosaures !

Concernant nos cheveux, les avantages sont logiques : il n’y a pas de produit chimique nocif à votre tête comme à l’environnement et la couleur ne va pas passer à cause des effets du soleil. Que l’on se rassure, il y a toutefois bien d’autres utilités à ces couleurs structurelles, beaucoup plus que d’altérer une simple couleur de cheveux.

Les couleurs structurelles ont de l’avenir dans des applications industrielles, commerciales et militaires, avec des surfaces biomimétiques (à la nature) qui pourraient offrir des couleurs brillantes, le camouflage adaptable, des commutateurs optiques efficaces et du verre à bas reflet.

Tags :Sources :Université de Mexicowikipedia
Dernières Questions sur UberGizmo Help
    1. Je pense que ce qu’elle veut dire, c’est qu’il n’existe pas de pigment bleu chez les êtres vivants et que les colorations que l’on voit proviennents n’ont pas d’une pigmentation, mais d’une structure particulière de la matière, ce qui vaut tout aussi bien pour le bleu du ciel.

    2. Le Bleu du ciel est une conséquence de la diffraction des rayons solaires sur les couches hautes de l’atmosphères … ce n’est pas une « pigmentation » des molécules d’air et du coup le phénomène se rapproche davantage de ce qui est décrit dans l’article.

      Et pour la mer, c’est simplement le reflet du bleu du ciel sur l’eau (c’est pourquoi l’eau en mer du nord est bien moins bleue qu’aux Caraïbes par exemple).

      Le pigment bleu qu’on trouve à létat naturel est souvent d’origine minéral (oxydes ou sulfates de cuivre ou de fer).

      Par contre on trouve bien des poissons bleus dans les mers tropicales (poisson chirurgien par exemple) …

  1. Tin Flo je tiens a dire que je trouve que ton niveau de rédaction c’est grandement amélioré. c’est bien beau de rager, mais faut aussi dire quand ça va bien, et je constate que tes derniers articles sont structuré, imagé, consistant, et ne semblent pas être passé pas google translate.
    merci

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