Arrêtez de croire que nous n’utilisons que 10% de notre cerveau !

votre cerveau

En marge de la sortie du prochain film de Luc Besson, "Lucy", il est temps de s’attaquer à la démystification d'un fait communément acquis qui laisse entendre que nous n’utilisons que 10% de notre cerveau. C’est une hérésie. Alors quel pourcentage de nos ressources utilisons-nous réellement ?

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L’origine du mythe

La théorie actant que les êtres humains n’utilisent que 10% des ressources de leur cerveau flotte depuis l’ère victorienne, on ne peut donc pas vous en vouloir d’en être encore convaincu. A l’époque, la médecine moderne s’adonnait à de nouvelles sciences, encore un peu obscures, comme la phrénologie (science du crâne) ou la médecine ostéopathique. A un stade si expérimental, les premiers résultats des études ne se sont pas révélés probants. Cependant, et c’est certainement l’apanage des légendes urbaines, ce mythe n’a pas moins d’une demi-douzaine de sources potentielles.

Nous pouvons commencer par citer Jean-Pierre Flourens, l’un des pères fondateurs des sciences cognitives modernes, et notamment inventeur de l’anesthésie. Notre homme est reconnu pour avoir prouvé que la conscience réside dans le cerveau et non le cœur. Dans sa quête de compréhension des neurosciences, dès 1825, ses travaux portent sur les effets de lésions chirurgicales du système nerveux. Flourens veut vérifier la théorie selon laquelle le cerveau serait composé de régions distinctes impliquées chacune dans une fonction mentale spécifique.

Il a donc localisé les hémisphères cérébraux et des zones comme le « cortex silencieux ». Toutefois par manque de technologies et connaissances, il a été amené à penser que cette zone n’avait pas de fonction, or, on sait aujourd’hui que les « aires d’associations » représentent la majeure partie du cortex cérébral chez l’homme. Ses conclusions pourraient avoir influencé ses contemporains, les amenant à supposer que cette région n’était tout simplement pas exploitée.

Une autre source nous amène à la théorie plus récente de la « réserve d’énergie » des psychologues de Harvard, William James et Boris Sidis, datant des années 1890. Leur recherche consistait à élever le fils prodige de Sidis (le gamin avait un QI déclaré de 250 ou 300, soit le double Einstein qui n’atteint « que » 160) dans un environnement de développement accéléré. Les chercheurs ont conclu que chaque être humain devait contenir une sorte de réserve cachée d’énergie mentale et physique. C’est ce qui s’appelle faire d’un cas une généralité…

Dans l’ouvrage « The Energies of Me », il est déclaré que « Nous faisons usage de seulement une petite partie de nos ressources mentales et physiques potentielles. » Cette notion a été popularisée plus tardivement, par Lowell Thomas dans un avant-propos de Dale Carnegie « How to Win Friends and Influence People » (« Comment se faire des amis et influencer les gens ») : « Le professeur William James de Harvard expliquait que l’homme moyen ne développe que 10% de ses capacités mentales ». L’individu lambda a rapidement pris cette notion pour acquise, qui plus est, car cette théorie dévoilait qu’en utilisant les 90% latents,  un être humain pouvait alors dominer les autres. Au regard du comportement de l’humanité, on comprend pourquoi cette idée s’est rapidement incrustée dans la pensée commune…

Cette affabulation s’est vue gratifiée d’un regain de popularité dans les années 30, grâce au travail du psychologue américain Karl Lashley, principalement connu pour ses travaux sur l’identification de l’écho physique de la mémoire. D’expérience en expérience, Lashley a découvert que les rats pouvaient réapprendre des tâches spécifiques après avoir subi des dommages au niveau dudit cortex cérébral. Cependant, notre compréhension du fonctionnement du cerveau à cette époque était encore épouvantablement primitive, brute de décoffrage. En résumé, il estime que la trace de la mémoire n’est pas localisée mais au contraire, répartie dans l’ensemble du cortex, s’ajoute la notion d’équipotentialité où la perception sensorielle peut être réapprise par d’autres régions du cerveau, même après détérioration. Des conclusions qui ont donné encore plus de grain à moudre à notre mythe.

Nous utilisons plus de 10% de nos capacités.

Grande nouvelle, nous ne sommes pas aussi idiots que pourrait le dépeindre le film « Idiocraty ». Le domaine des neurosciences a avancé à pas de géant depuis la première moitié du siècle dernier. Les médecins sont formels, chaque cellule de notre cerveau a son utilité, une fonction, un intérêt.

La chose qui se situe dans votre ciboulot représente 1/40ème de la masse totale d’une être humain, en moyenne. Pourtant elle consomme 1/5ème des calories que nous ingurgitons. D’un point de vue évolutif, chacun de nos organes a évolué, soumis à la pression de la sélection naturelle. Bref, la nature ne jure que par l’efficacité, sans quoi, les éléments finissent par disparaître d’eux-mêmes. Par exemple, à moins de s’appeler San Goku, une queue n’a aucune utilité, portez la main à votre sien fessier et vous constaterez l’absence de feu votre queue. Vous ne vous en portez d’ailleurs pas plus mal. Aussi, ce serait un non-sens d’avoir un cerveau qui pompe 20% de nos réserves énergétiques quotidiennes pour un taux de rendement d’à peine 10%.

La recherche clinique des 80 dernières années tend vers la même conclusion. En témoigne la subtilité et la fragilité de l’organe. Même un faible degré de dommages sur le cerveau, que ce soit un accident vasculaire cérébral, une blessure ou une maladie peut entraîner des séquelles neurologiques catastrophiques. Citons le docteur Rachel C. Vreeman et le docteur Aaron E. Carroll.

« De nombreux types d’études d’imagerie cérébrale montrent qu’aucune zone du cerveau n’est complètement silencieuse ou inactive ».

A force de sonder notre cerveau, on peut acter qu’il n’est pas possible que 90% ne fonctionne pas.

A contrario, de nombreuses études et expériences à destination des stimulations électriques ont vu le jour. La pratique est prometteuse dans le cadre des traitements de l’épilepsie ou encore de la rééducation, cela n’a jamais permis de débloquer de quelconques capacités cognitives ou superpouvoirs. Barry Gordon, un neurologue de la John Hopkins School of Medicine, affirme sans équivoque que « nous utilisons pratiquement toutes les parties du cerveau, et il est actif presque tout le temps. » En fait, l’IRM et d’autres technologies d’imagerie ont démontré que la quasi-totalité du cerveau est au taquet, même pendant les tâches subalternes ou de routine.

Qu’arriverait-il si nous n’utilisions réellement que 10% de nos capacités ?

Admettons une seconde qu’arrêter d’utiliser 90% de votre cerveau ne vous tuerait pas et attardons nous sur les sages propos de l’université de Washington.

« Le cerveau humain pèse en moyenne 1 400 grammes, si 90% de celui-ci étaient retirés, cela laisserait 140 grammes de tissu cérébral. C’est à peu près la taille du cerveau d’un mouton. Il est bien connu que le moindre AVC peut causer des incapacités dévastatrices. Certains troubles neurologiques, comme la maladie de Parkinson, affectent seulement des zones spécifiques du cerveau, imaginez les dégâts inhérents avec 90% de zones touchées. »

Moralité ?

Si l’on vous retire 90% de vos capacités, vous êtes officiellement reclassé comme mouton. 100 % de nos neurones nous sont bel et bien utiles tout au long de la journée et nous ne serons pas télépathes avant qu’une technologie tierce nous le permette. Alors, lorsque vous verrez Scarlett Johansson gagner des pouvoirs de télékinésie et plus, car son potentiel cérébral est poussé à son paroxysme, expliquez à votre voisin que tout ceci n’est que fantaisie scénaristique.

Tags :Sources :britannicascientificamerican Université John Hopkinswashington
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. D’ailleurs Luc Besson l’a bien dit lors de son interview sur France 2 dimanche soir dernier : le coup des 10% de notre cerveau qu’on utiliserait c’est vraiment scénaristique, juste une façon de concevoir l’intrigue. Je pense que cette interview est encore visible sur les replay de France 2 pour quelques jours.

  2. Cependant, même si la moyenne des gens utilisent surement plus que 10% de leur cerveaux, j’en connais malheureusement certains qui ne doivent pas dépasser les 5%.
    Afin de compléter un peu l’article, concernant des personnes aveugles ou sourde, les parties du cerveaux non-utiliser sont ré-allouer aux autres sens afin de ne pas laisser de coté une partie du cerveau. La nature a horreur du vide :)

  3. C’est quoi ce raisonnement complètement con ?
    On peut utiliser une voiture, utiliser toutes ses pièces, et pour autant n’exploiter que 10% de ses possibilités… Le cerveau, c’est pareil ! Ce n’est pas parce qu’on utilise l’ensemble de notre cerveau qu’il est utilisé à 100% de ses capacités.

    1. Votre exemple en utilisant la voiture est faux dans le sens ou une voiture qui roule utilise 100% de ses capacités. Une Ferrari, que sa vitesse soit de 10Km ou de 100Km, va mettre à contribution toutes ses parties mécaniques (volant, moteur, frein, amortisseur, etc). De la à dire qu’elle est utilisée au maximum des ses performances, c’est autre chose. On peut avoir des capacités mais ne pas savoir les exploiter correctement.
      C’est malheureusement souvent le cas quand il s’agit du cerveau.

        1. perso je pense que certains n’utilise bien que 10% de leur cerveau pour pouvoir croire au fait que l’on utilise tous que 10% de notre cerveau et rêver de devenir des pseudos super héros qui peuvent se torcher sans les mains …

  4. notre cerveau analyse 6000.000 de données par secondes de façon inconsciente , la partie consciente n analyse que 40 données, la réponse est simple,nous utilisons 100 pour cents de notre cerveau mais nous n en n utilisons que 10 pourcents de facon consciente , exemple : les os grandisse via un ordre donnée par le cerveau alors que nous nous n avons rien demandé, j espere que cette vison des choses sera plus clair pour vous

    1. Idem pour l’envie d’uriner. Malgré la sensation que c’est une vessie pleine qui nous pousse vers les toilettes, c’est en fait notre cerveau qui a analyse notre niveau d’hydratation, le taux de toxines, etc, et qui nous envoie une info à la conscience pour nous dire qu’il est tant d’évacuer en nous envoyant la sensation de vessie pleine et d’envie de « pisser »… (cours de neurobio universitaire 1ère année)…. De quoi se demanderà quoi correspond un état de conscience ;-))

  5. Effectivement le raisonnement est débile, utilisé 10% de notre cerveau ne veux absolument pas dire que 10% du cerveau est utilisé.
    Il y a des génies (que l’on nomme ainsi) capable d’apprendre une langue en 7 jours, faire des symphonie a 5 ans, d’autre font des calculs plus vite qu’nue calculatrice (le temps de taper les chiffres ) etc etc…. le cerveau est pourtant le même, par contre son utilisation (ou son exploitation) est bien différents.
    C’est en ce sens que l’on dit que pour la moyenne, nous n’exploitons que 10% de notre cerveau.

    1. Effectivement le raisonnement est débile, utilisé 10% de notre cerveau ne veux absolument pas dire que 10% du cerveau est utilisé.

      Exploiter 10% de notre cerveau ne veux absolument pas dire que 10% du cerveau est utilisé.
      😉

  6. « Si l’on vous retire 90% de vos capacités, vous êtes officiellement reclassé comme mouton »
    Facile d’en déduire le QI des Apple Fan.
    Ok, je sors…

    1. oui apple est cher mais leur OS fonctionne tellement bien. alors SVP les anti apple, laissez tomber, perso je surkiffe apple et je ne suis pas un mouton. Il y a surement davantage de mouton adepte d’un univers microsoft bourré de défaut et avec une ergonomie grotesque !

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  7. [/troll on]

    « Si l’on vous retire 90% de vos capacités, vous êtes officiellement reclassé comme mouton »
    Donc, les possesseurs d’iPhones ont perdu 90% de leur capacités ?

    [/troll off]

  8. Je pense que c’est plutôt 10% à tout instant, on utilise pas toutes nos capacités cérébrales en même temps, sinon ce serait la surchauffe.

  9. En revanche nous avons certainement un potentiel de capacités qu’il suffirait d’activer comme semble le démontrer le syndrome du savant acquis.

  10. Je lis 2 choses dans cet article qui me font grincer les dents.
    * La première est une erreur scientifique :  » Bref, la nature ne jure que par l’efficacité, sans quoi, les éléments finissent par disparaître d’eux-mêmes. Par exemple, à moins de s’appeler San Goku, une queue n’a aucune utilité, portez la main à votre sien fessier et vous constaterez l’absence de feu votre queue. » Avec ce raisonnement, nous n’aurions pas d’appendice. Et à défaut de queue, il nous en reste quelques vestiges qui ne nous sont guère utiles. Un élément inutile ne disparaît pas systématiquement, il peut rester s’il n’est pas nuisible, ou évoluer vers un autre élément utile. Par contre, ce qui plaide quand même bien pour une utilisation complète du cerveau dans la théorie de l’évolution est que celui-ci nous coûte beaucoup. En effet, c’est à cause de la taille énorme de notre cerveau que nous avons un temps de gestation raccourci (le bébé humain est un prématuré par rapport aux autres espèces), et malgré une naissance avant la formation complète du crâne, la mortalité en couches est naturellement élevée dans l’espèce humaine (la station debout joue aussi, mais la taille du cerveau est un facteur non négligeable). Vu tout ce qu’on perd à avoir un gros cerveau, ça n’a pu être conservé que grâce à son avantage évolutif, qui aurait été inexistant si on n’en avait utilisé que 10%.

    * Le deuxième est une erreur de raisonnement : « ce serait un non-sens d’avoir un cerveau qui pompe 20% de nos réserves énergétiques quotidiennes pour un taux de rendement d’à peine 10% ». Si nous n’utilisions réellement que 10% de notre cerveau alors qu’il pompe 20% de nos réserves, cela expliquerait très bien pourquoi nous n’en utilisons pas plus : ça nous cramerait toute notre énergie, dont nous avons besoin pour bien d’autres choses ! Ce serait une sacrée mesure de sécurité de n’en utiliser que 10% !

    A lire aussi sur le sujet : http://www.charlatans.info/lecerveau.shtml

  11. J’aime beaucoup la conclusion de l’article sur le reclassement au niveau du mouton.
    Après tout, ne dit-on pas que beaucoup de gens sont des moutons ? Surtout pour tous aller au ciné voir des navets pareil !
    Bref, encore une bouse de Besson… Décidément, depuis Nikita, il n’a plus fait un film valable celui-là… Mais c’est hors sujet….
    Beeeeeeeehhh

  12. Avec humilité je réagis : nous n’avons que les connaissances du moment pour affirmer ces %…il est clair que dans le domaine des neurosciences, nous avons beaucoup à découvrir… 😉

  13. Cet article est ridicule. Tout comme son raisonnement. Ce qui m’a fait le plus rire, c’est cette phrase : « Si l’on vous retire 90% de vos capacités, vous êtes officiellement reclassé comme mouton » histoire de bien manipuler les gens qui vont lire ce truc.
    Ce n’est pas un pourcentage de capacité de notre cerveau qui nous donne notre intelligence, mais le pourcentage de connexion entre chaque neurone que nous pouvons utiliser en même temps.
    Ce serait sympa que certains journalistes se renseignent avant d’écrire n’importe quoi et de critiquer ainsi.

  14. « Si l’on vous retire 90% de vos capacités, vous êtes officiellement reclassé comme mouton »
    Cet argument qui renvoie simplement au poids du cerveau du mouton n’est guère convaincant, puisqu’il suppose donc que le mouton utilise 100 % des capacités de son cerveau. Si par hasard lui aussi n’en utilisait que 10 % (ou juste une fraction), cet argument tombe complètement à l’eau.

  15. Cet article est complètement bidon… Surtout lorsque on lit cela a la fin.

    « Moralité ?

    Si l’on vous retire 90% de vos capacités, vous êtes officiellement reclassé comme mouton. 100 % de nos neurones nous sont bel et bien utiles tout au long de la journée et nous ne serons pas télépathes avant qu’une technologie tierce nous le permette. Alors, lorsque vous verrez Scarlett Johansson gagner des pouvoirs de télékinésie et plus, car son potentiel cérébral est poussé à son paroxysme, expliquez à votre voisin que tout ceci n’est que fantaisie scénaristique. »

    Attendez j’ai cru mal lire là.. « nous ne serons pas télépathes avant qu’une technologie tierce nous le permette » eh beh.. c’est la que j’ai envie de citer le film « c’est l’ignorance qui apporte le Chaos, pas la connaissance.. »

    La télépathie existe bel est bien et aucunement besoin d’une technologie tierce pour le permettre..

    Aller petit renseignement « états de conscience modifié » vous dit quelque chose ? « Eveil de kundalini », « psychologie transpersonnelle », « 8 circuits de conscience » « résonance d’âme »
    faudrait se mettre au développement personnel 😉
    Bref, j’espère que la personne qui a écrit cet article n’a pas fait d’étude de management…

  16. J’aime les scientifiques qui parlent avec assurance, ils n’oublient qu »une chose : leurs certitudes d’aujourd’hui seront remise en cause demain par d’autres scientifiques parlant avec la même assurance qu’eux !
    Pour information, je viens de terminer un essai intitulé PECCATA MUNDI , par ces mots :

     » le cerveau du commun des mortels se ‘pense’ de conception divine, donc adapté parfaitement à son milieu. En dépit de ce que lui apprennent les scientifiques aucune évolution n’est possible, voire souhaitable puisqu’il s’écarterait du plan divin auquel il croit sincèrement ou confusément. Même s’il en avait la possibilité – et il en a la possibilité ! – il n’en fera rien et se limitera lui-même en s’inscrivant dans l’œuvre réputée parfaite de son dieu. Et cette idée est tellement ancrée dans sa nature, implantée dans ses gênes depuis sa prime jeunesse que, même devenu adulte et incroyant, il subira la loi que ses ancêtres ont édictée et écrite en lui. Dieu est le péché de l’humanité, son péché originel ; toutes religions confondues.

    En créant ‘Dieu’ l’homme a frappé sa descendance au cerveau ; il a annihilé 90% des connexions neuronales de son espèce qu’il a chosifiée !

    Une seule solution : sa raison doit désormais le tuer et le chasser de sa mémoire ! »

  17. J’aime les scientifiques qui parlent avec assurance, ils n’oublient qu »une chose : leurs certitudes d’aujourd’hui seront remises en cause demain par d’autres scientifiques parlant avec la même assurance qu’eux !

    Pour information, je viens de terminer un essai intitulé PECCATA MUNDI , par ces mots :

     » le cerveau du commun des mortels se ‘pense’ de conception divine, donc adapté parfaitement à son milieu. En dépit de ce que lui apprennent les scientifiques aucune évolution n’est possible, voire souhaitable puisqu’il s’écarterait du plan divin auquel il croit sincèrement ou confusément. Même s’il en avait la possibilité – et il en a la possibilité ! – il n’en fera rien et se limitera lui-même en s’inscrivant dans l’œuvre réputée parfaite de son dieu. Et cette idée est tellement ancrée dans sa nature, implantée dans ses gênes depuis sa prime jeunesse que, même devenu adulte et incroyant, il subira la loi que ses ancêtres ont édictée et écrite en lui. Dieu est le péché de l’humanité, son péché originel ; toutes religions confondues.

    En créant ‘Dieu’ l’homme a frappé sa descendance au cerveau ; il a annihilé 90% des connexions neuronales de son espèce qu’il a chosifiée !

    Une seule solution : sa raison doit désormais le tuer et le chasser de sa mémoire ! »

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