Ebola, à l’intérieur des quartiers d’isolement

Virus

L’Ebola a officiellement posé bagages aux Etats-Unis, sans pour autant qu’il n’y ait de raison de paniquer. Les victimes sont placées en quarantaine dans le quartier d’isolement de l’Emory University Hospital, qui est le mieux équipé pour contenir le virus. Voici un aperçu de la technologie qui maintient les médecins et infirmières en sécurité (et nous tous, par voie de fait)

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L’établissement en question est l’un des mieux armés pour faire face à un virus de cette envergure, capable d’un véritable confinement biologique. Il en existe seulement trois autres aux Etats-Unis ayant de tels niveaux de sécurité, le « National Institutes of Health » dans le  Maryland, le « Rocky Mountain Laboratories » dans le Montana, et l’« University of Nebraska Medical Center ».

Tout le personnel approchant de près les patients est suréquipé, avec des scaphandres pressurisés –soit des combinaisons de confinement biologique-, trois paires de gants, tout en ayant en plus accès à un système de ventilation spécialisé. Compte tenu de sa nature particulièrement dangereuse, le virus Ebola ne peut être manipulé qu’au sein de laboratoires P4,  conçus pour prévenir les risques de contamination par accident.

La transmission par contact direct avec les liquides organiques (sang, sperme, excrétions, salive) d’une personne infectée est la plus considérable de toutes. Les risques de propagation chez le personnel hospitalier sont très élevés d’où l’importance d’utiliser un maximum de technologies.

Pression d’air négative

gants

Au regard de la facilité de contamination, l’unité d’isolement est logiquement – hum – isolée du reste de l’hôpital. Elle est totalement hermétique et constituée de plusieurs sas de décontaminations et de portes étanches. La cellule dispose par ailleurs de son propre système de circulation d’air. L’air passe à travers un filtre à particules de haute efficacité avant d’être évacué à l’extérieur du bâtiment.

En outre, l’unité de confinement biologique profite d’une pression d’air négative, ce qui signifie que la pression à l’intérieur des chambres d’isolement est légèrement inférieure à celle de l’extérieur. Le but est de doucement aspirer l’air dans la pièce. De ce fait, les particules nichées à l’intérieur de la chambre ne peuvent pas décamper lorsque vous ouvrez une porte. Ultime ligne de protection, des lampes à ultraviolets sont capables de détecter la moindre bactérie si elle s’échappe.

Scaphandre

chambre

Ces scaphandres sont là pour se prémunir des maladies aéroportées, et pas uniquement de l’Ebola. Pour pénétrer les zones de confinement, les personnes accréditées doivent prendre une douche et revêtir un scaphandre. Le même principe s’applique pour la pression. Ainsi, en cas de déchirure, l’air sortira du scaphandre, plutôt que d’y entrer. Le renouvellement est totalement indépendant de l’atmosphère du laboratoire. Chacun doit porter 3 paires de gants, dont une paire épaisse qui protège des accrocs dus au scalpel ou aux aiguilles.

La procédure est fastidieuse, mettre et enlever tout le matériel peut prendre plus de 10 minutes pour l’entrée, comme la sortie. S’en suit des vérifications d’usage. Quand les individus sortent du laboratoire, il convient pour eux de prendre une douche décontaminante. Ils sont revêtus de scaphandres, au cas où le virus aurait trouvé le chemin de l’extérieur. Le mot d’ordre est stérilisation. Même punition pour la chambre : dans le cas de l’Ebola, une bonne dose de Javel suffit. S’il fait des dégâts sur les corps, le virus meurt facilement dans l’environnement. Bien sûr, des caméras surveillent continuellement l’activité du laboratoire.

Au final, le costume complet est jeté après chaque utilisation. Imaginez les coûts de telles démarches.

Formation. Formation. Formation.

scaphandre

C’est bien beau de disposer de tout un panel de hautes technologies, mais en quoi est-il utile si on ne sait pas s’en servir ? L’équipe de 30 personnes qui travaillent au sein de l’unité passe par une formation extrêmement vaste, il leur faut subir 80 heures avant de pouvoir ne serait-ce que commencer. Ces heures sont par ailleurs suivies de réunions mensuelles et d’exercices trimestriels.

C’est en raison de toutes ces technologies et équipements qu’il n’y a que très peu de chances de subir une épidémie aux Etats-Unis. La situation est bien différente en Afrique, où, lorsqu’équipements il y a, bien souvent, ils sont inadéquates.

Moralité ?

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Mieux vaut prévenir que guérir, mais la population américaine s’inquiète grandement de ce sujet, simplement à cause des chiffres. Il n’existe aucun traitement curatif et l’évolution de l’Ebola est fatale dans 60 % à 90 % des cas. Or, comme vous le constatez, le pays ne manque pas de ressources pour empêcher la maladie de se répandre. L’urgence, la véritable, se trouve en Afrique.

Tags :Sources :Gizmodowikipedia
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Disons le tout net, n’allez pas dans le pays ou cette saloperie sévit, bizarre que rien n’a été trouvé pour endiguer ce virus. Tout les saloperies proviennent pour la plus part d’Afrique.

  2. Disons le tout net, n’allez pas dans le pays ou cette saloperie sévit, bizarre que rien n’a été trouvé pour endiguer ce virus. Toute les saloperies proviennent pour la plus part d’Afrique.

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